10ème année - mardi 27 septembre 2016 Numéro 2478   
CC 41.08 Tollevast Eglise Saint-Martin
  TOLLEVAST
  CC 41.08 DE DIVE ET DIVETTE
   
  EGLISE SAINT-MARTIN
         
 

Église Saint-Martin

Source : dépliant paroissial

Histoire


En 1066 le Seigneur Henri de TOLLEVAST part avec le Duc Guillaume à la conquête de l'Angleterre. Il se distingue à la bataille d’Hastings et reçoit en récompense une importante propriété dans l'île de Wight. Avec les revenus de cette propriété, il fait construire sur ses terres cette église commencée à la fin du 11 ème siècle et terminée au début du 12ème siècle.


En 1217, l'un de ses descendants, Thomas de TOLLEVAST, donne cette église seigneuriale à l'Abbaye du Vœu de Cherbourg.


En 1346, les Anglais détruisent le château de Tollevast et commencent à démolir Ie mur côte ouest du clocher. Les moines du Vœu le font réparer et agrandir deux fenêtres du chevet et deux autres côté sud du chœur.


En 1716, une grande tempête détruit la toiture de la nef et, en 1757, trois grandes fenêtres sont ouvertes côté sud de la nef.


En 1862, pour faciliter la pose d'un lambris, les colonnes de pierre du cœur .sont en partie démolies, elles seront remplacées en 1937, par de la pierre reconstituée.

 

En 1944, deux obus explosent à l'intérieur de la nef et détériorent très gravement la charpente en bois et la toiture en pierres.


En 1956, l'Eglise est classée Monument Historique et subira une restauration complète les années suivantes.


En 1987, la grande tempête d'octobre détériore à nouveau les toitures qui seront refaites sur le chevet et le chœur.

De style roman presque pur. à l'exception des deux fenêtres agrandies du chevet et de celles du clocher remanié.


Le Chevet, orienté vers l’est, est la partie la plus remarquable de l'édifice, avec des contreforts plats peu saillants qui lui donnent beaucoup d'élan.

 

Église Saint-Martin de Tollevast,

 
       
   

portail à triple voussure en plein cintre

 
         
 

De petites sculptures à la base du toit aux sujets très variés, personnages, animaux, figures du zodiaque, motifs géométriques

 
     
 

 
     
 

On admirera le nombre, la finesse, et la variété des 110 modillons (pierres placées sous le rebord des toits). Certains ont un dessin géométrique, d'autres des têtes humaines, mais la plus grande majorité présente des têtes d'animaux.


On remarquera le beau portail ouest à triple voussure en plein cintre reposant sur des colonnettes engagées. Les chapiteaux côté gauche ont un dessin très simple avec spirales dans les angles. Ceux de droite sont plus décorés, avec à l'avant des lianes entrelacées, au centre un écureuil assis broutant les feuilles d'un arbre, à l'arrière un décor végétal.


Sur le haut du pignon une croix antéfixe a remplacé au 15eme siècle la croix romane d'origine.
En quittant l'Eglise il faut, de la grille du cimetière, admirer les toitures de schiste bleu dont l'étagement, différent sur le chevet, le chœur, le clocher et la nef, donne une belle harmonie des volumes de l'édifice malgré le clocher très massif. La Croix de Fer et le coq en laiton sont du 18ème siècle.

On admirera d'abord entre nef et chœur l’arc triomphal en plein cintre surhaussé, décoré de chevrons. et reposant sur des chapiteaux avec à gauche deux singes marchant à quattre pattes, à droite deux animaux qui s'affrontent.


L'arc suivant entre les deux travées du chœur est un peu moins large mais présente la même forme et le même décor, il repose sur des chapiteaux décorés de simples spirales.


Les grosses ogives supportant les voûtes du chœur imitent celles de l'abbatiale de Lessay, mais leur tracé est hésitant et elles reposent sur des culots très originaux :
1ère travée : côté gauche une grosse tête avec 2 petites jambes, plus loin 2 têtes moustachues accolées par le menton avec 2 têtes latérales. A droite un homme assis et plus loin un animal montrant ses dents avec ses pattes avant.
2ème travée : côte gauche un personnage accroupi avec barbe en collier portant deux animaux. Plus loin un homme moustachu à la tête énorme avec une petite table entre ses jambes. Côté droit une tête d'homme à la moustache tombante et des yeux très expressifs. Plus loin, un Saint à la tête entourée d'une auréole, drapé dans une grande robe, tenant par la main un homme nu avec un serpent s'enroulant autour de son corps et lui dévorant le visage.

 
     
   
     
 

Le pavage de l'allée du chœur et de la nef est celui d'origine, avec sous la perque du crucifix le tombeau du Seigneur qui a fait construire l'église. Le pavage des côtés a été réalisé avec des pierres de schiste bleu récupérées dans les fermes de la commune lors de la restauration de l'église.

Dans le chœur : deux statues classées du 15ème siècle en albâtre : à gauche l'Education de la Vierge, à droite St-Christophe portant l’Enfant-Jésus (celle-ci cachée en 1793 sous un petit autel de la nef ne fut retrouvée qu'en 1867).


Dans la nef toutes les statues sont inscrites à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. A gauche : Vierge à l'Enfant du 18ème. St Martin du 15ème, St Gilles à la biche du 17ème (volée en 1976 retrouvée à Paris en 1989), St Acaire du 16ème provenant de l'ancien ermitage du même nom sis sur la paroisse.


A droite : St Sébastien du 16ème et St Hubert du 17ème (provenant de l'ancienne chapelle St Jean du Château).

Le Maître-autel et le retable en bois dore datent de1723. Les 3 toiles peintes de ce retable ont disparu en 1793.


Le Crucifix suspendu à l'arc triomphal est du 16cme et la perque qui le supporte du 18ème.


Sur le mur droit de la nef, dalle funéraire de la famille DEMONTZ et des deux côtés un discret chemin de croix en bois.


Dans le fond de la nef, cuve baptismale de forme ovoïde reposant sur des galets de la mer avec un couvercle en cuivre martelé en forme d'éteignoir.

 
     
 

 
     
 

La paroisse


A partir de 1217, l'Eglise est desservie par les Chanoines réguliers de l'Abbaye Ste Marie du Vœu de Cherbourg.


Un premier curé est nommé en 1421 et la paroisse prend le nom de St Martin de Tollevast, en souvenir de St Martin, qui fut un des évangélisateurs de la région, et de la famille de TOLLEVAST présente sur la paroisse pendant plus de 300 ans.


Le premier registre de catholicité date de 1670 et, à partir de cette année et jusqu'en 1791, il y aura toujours un vicaire pour aider le curé.


En 1793, la révolution ferme l'église au culte, qui continuera à être célébré en cachette par Pierre Herman, prêtre réfractaire, dans les fermes de la paroisse, en particulier à la Fosse Demont.
Le 24 juin 1800, l’église de Tollevast fut l'une des premières de la région réouverte au culte.
Actuellement, l'ancienne paroisse de Tollevast a été regroupée avec celles de Couville, Hardinvast, Martinvast, Sideville, Saint Martin le Gréard, Teurthéville-Hague et Virandeville pour former la paroisse Sainte Bernadette.

 
         
   
         
   
Oiseaux de jardin et de leur nourriture
  A PROPOS DES OISEAUX
  OISEAUX DE JARDIN ET LEUR NOURITURE
         
 

 
     
 

Article issu des magazins Tom&Co

L’essentiel à propos des oiseaux de jardin et de leur nourriture

 

L’hiver est le moment idéal pour attirer les oiseaux : en cette saison froide, ils se mettent assidûment à la recherche de nourriture. Ils veulent surtout des graines, et vous pouvez aisément leur en proposer. Une porte ouverte ? Votre mission consiste naturellement à leur proposer une nourriture appropriée, offerte au bon endroit.


La principale différence entre tous ces aliments est la suivante : vous avez des graines « normales » et des graines mélangées avec d’autres produits, comme des noix et de la graisse (pensez par exemple aux boules pour mésanges). Plus la teneur en graisse est élevée dans les graines, plus les oiseaux les mangeront volontiers – c’est la raison pour laquelle les graines de tournesol ou les mélanges aux graines de tournesol remportent un tel succès pendant la saison froide. Il existe d’ailleurs beaucoup d’aliments prêts à l’emploi en magasin (allant des boules pour mésanges aux mélanges spéciaux pour troglodytes d’Europe, en passant par les aliments pour moineaux). En plus d’être pratiques, ce sont aussi les aliments les plus recommandés. Vous pouvez également donner aux oiseaux du fromage, des miettes de pain et des morceaux de fruits ou de la noix de coco, mais plutôt comme complément, et n’en donnez pas trop : cela peut attirer des nuisibles, comme les rats. Tenez également compte de la manière et de l’endroit où vous nourrissez les oiseaux

 

Approche et accessoires

 

Certains oiseaux en particulier les merles et les grives aiment picorer à même le sol. Faites en sorte que la nourriture reste aussi sèche que possible, protégez-la donc bien de la pluie et de la neige, sinon elle risque de moisir, ce qui pourrait rendre les oiseaux malades. En utilisant une mangeoire plateau au sol vous jouerez la carte de la sécurité.


Il existe également des mangeoires à suspendre dans le jardin ou au balcon. En fonction du modèle, vous pouvez y déposer vous-même des boules pour mésanges ou des graines et/ou des blocs de graisse. Ce genre d’accessoires suspendus vous permettra d’attirer essentiellement des oiseaux de la famille des mésanges. Il va de soi que les traditionnelles mangeoires en forme de maisonnettes, munies d’un toit, sont le paradis des oiseaux, mais l’endroit où vous les placez est très important.

 

Mieux vaut les fixer dans un endroit assez ouvert, mais pas trop loin d’un arbre. De cette façon, les oiseaux iront d’abord dans l’arbre, d’où ils exploreront les environs, et ils voleront ensuite vers la mangeoire. Cela leur permet de garder à tout moment un oeil sur le jardin afin de détecter à temps les éventuels dangers (comme les chats et les oiseaux de proie).


En conclusion, pour réussir à attirer des oiseaux, vous devez tenir compte de leur comportement et de leurs instincts naturels. Les oiseaux procéderont en fait à chaque fois à une « analyse coûts-bénéfices ». Si vous leur offrez un maximum de nourriture en prenant le moins de risques possibles, vous attirerez beaucoup d’oiseaux pendant les mois les plus froids de l’année. Et l’interaction entre tous ces oiseaux est vraiment très agréable à observer, surtout si vous possédez des jumelles! 


Pour finir, encore une règle d’or à propos de l’eau : rafraîchissez-la régulièrement lorsque vous en proposez afin qu’elle ne gèle pas. N’y ajoutez pas de sucre ou d’eau chaude, car ce n’est pas bon pour les oiseaux. Sachez également que lorsqu’il neige, il n’est pas absolument nécessaire de donner de l’eau : les oiseaux picorent la neige pour s’hydrater.

 
         
   
         
   
         
   
Avril au jardin d’agrément
  AU JARDIN
   
  AVRIL AU JARDIN D'AGREMENT
         
 

Avril au jardin d’agrément

E. DELPLACE.1950

Le Chasseur Français

 

Pour le jardin d'agrément comme pour le potager, avril est un mois important. On peut, en effet, faire en plein air beaucoup de semis. Mais il est prudent, même s'il survient une période particulièrement clémente, de ne pas en déduire aussitôt que l'on peut risquer au dehors toutes sortes de semis, et de continuer plutôt à se servir, pour effectuer ceux-ci, sinon de couches, du moins de châssis froids afin de préserver les jeunes plantes des gelées blanches qui pourraient leur être nuisibles.


Semis.

 

— En plein air, on sèmera les clarkias, godetias, coréopsis, cosmos, le lavatera, le lin à grande fleur, l'œillet de Chine, le réséda odorant, le souci à fleur double, le chrysanthème à carène, l'adonis goutte de sang, la campanule miroir de Vénus, l'eschcholtzia de Californie, etc., toutes plantes susceptibles de fleurir au cours de la belle saison.

 
 
         
 

On sèmera aussi un grand nombre de plantes vivaces dont la floraison peut être escomptée seulement pour l'année suivante : asters, benoîte écarlate, calendrinie en ombelle, chrysanthème des lacs, digitale pourpre, galega officinal, pieds-d'alouette vivaces, potentilles, saponaire officinale double, etc.

 

Divisions de touffes.

 

— La première quinzaine d'avril se prête encore à la multiplication des plantes vivaces fleurissant à la fin de l'été et à l'automne : soleils vivaces, asters, héléniums, chrysanthèmes vivaces, solidagos, anémone du Japon, etc. Celles-ci sont éclatées en un certain nombre de quartiers, immédiatement plantés à part, dont chacun formera une nouvelle touffe.

 

Bouturage des plantes d'été.

 

— Dans les serres et sous châssis sur couche, on poursuit activement la multiplication et l'élevage des plantes molles qui seront plantées, dans la deuxième quinzaine de mai, dans les plates-bandes et les corbeilles. Il est encore possible de bouturer, en avril, quelques-unes de ces plantes dont le développement est particulièrement rapide : coleus, ageratums, salvias, tandis qu'on place sur couche les bégonias gracilis et semperflorens de semis, ainsi que les fuchsias, gnaphaliums, héliotropes, achyranthes bouturés en février-mars dans la serre à multiplication et rempotés en godets de 7 à 8 centimètres.

 

À partir du 15 avril, les géraniums et les anthémis peuvent fort bien être sortis de la serre et placés dans un endroit bien exposé où l'on enterre les pots. Comme les gelées et la grêle sont, à cette époque, encore à redouter, on fera bien d'établir, au-dessus des plantes, un léger bâti qui permettra de les abriter, si le besoin s'en fait sentir, avec des claies ou des paillassons.

 

Dans les derniers jours du mois, on aère de plus en plus les plantes sous châssis pour les endurcir progressivement et pouvoir les laisser complètement à l'air du 15 au 20 mai, c'est-à-dire quelques jours avant de les planter en pleine terre.

 

Pour l'amateur modeste désireux de décorer son jardin de façon un peu coquette et ne disposant, pour cela, d'aucune serre, ni d'aucun moyen de chauffage, mais seulement de quelques cloches et de quelques châssis vitrés quand ce n'est pas, tout simplement, d'une des pièces de son habitation, un problème assez ardu se pose, celui de l'obtention des plantes nécessaires !

 

Une solution favorable pourra cependant intervenir s'il veut bien s'imposer un choix parmi les végétaux à cultiver, mais il lui faudra le limiter strictement à celles de ces plantes qui, possédant des qualités incontestables au point de vue décoratif, ont, en outre, le mérite de pouvoir se conserver aisément pendant l'hiver et se multiplier avec facilité.

 

Les géraniums à corbeille comptent, très certainement, parmi les plus remarquables. Il en existe de nombreuses variétés, dérivant de deux espèces principales et possédant des coloris très riches en même temps que fort divers : blanc, rose, saumon, rouge vif, rouge violacé, etc., les unes à fleurs simples, d'autres semi-doubles, d'autres encore à fleurs doubles, à feuillage coloré, etc.

 

Leur culture est des plus facile. On en fait vers la fin de la belle saison, c'est-à-dire dans la dernière semaine d'août ou la première semaine de septembre, des boutures, soit directement dans les pots où elles seront conservées l'hiver, soit dans une planche bien ameublie et bien exposée du jardin, en plein air, où elles sont piquées à 10 centimètres d'intervalle. Ces boutures s'enracinent vite si on les bassine de temps à autre par temps sec et, dès le début d'octobre, quand elles ont été faites en pleine terre, on les empote dans des godets de 8 à 9 centimètres de diamètre et on les laisse encore quelques jours à l'air libre dans un endroit demi-ombragé.

 

Vers le 10 octobre, on les rentrera dans un local aussi éclairé que possible, à température plutôt basse, mais ne descendant jamais au-dessous de +2 ou +3°. Les arrosages seront extrêmement modérés et très rares pendant la période hivernale. Ils deviendront un peu plus nombreux et copieux à l'approche du printemps.

 

C'est surtout dans les corbeilles bien ensoleillées que les géraniums donneront d'excellents résultats.

 

Si le jardin est assez ombragé, les géraniums seront moins indiqués. D'autres plantes le seront davantage ; au nombre de celles-ci, se trouvent les fuchsias. Il en existe aussi beaucoup de variétés dont plusieurs, fort jolies, dérivent du Fuchsia globosa. Dans un certain nombre de ces variétés, le calice présente une coloration nettement différente de celle de la corolle. Les fleurs sont tantôt simples, tantôt doubles et même parfois pleines, par suite de la transformation des étamines en pétales.

 

Si, dans le Midi de la France, où le fuchsia retrouve le climat de son pays d'origine, ce petit arbuste passe l'hiver sans aucun abri, il n'en va pas de même sous le climat parisien et sous celui du Nord, où presque toutes les variétés doivent être abritées en octobre, soit en orangerie, soit dans une cave saine ou simplement un cellier.

 

Les fuchsias se multiplient par boutures, faites à l'étouffée sous cloche en juin ou juillet. Dès qu'elles ont quelques racines, les boutures sont empotées dans des godets et conservées ainsi, sous châssis, jusqu'au printemps suivant. Mais, en général, et en raison de leur extrême facilité de conservation, on n'emploie guère que des fuchsias déjà un peu âgés pour garnir les milieux de corbeilles et les rangs intérieurs des plates-bandes.

 

Vers le 10 octobre, on déplante les pieds qui viennent de passer en plein air la belle saison ; on supprime la partie extrême des pousses herbacées et presque toutes les feuilles, on raccourcit aussi quelque peu les racines et on empote les plantes dans des pots plutôt étroits que l'on rentre dans un local à l'abri de la gelée. Parfois, on réunit un certain nombre de pieds, serrés les uns contre les autres, dans des caissettes plates de faibles dimensions qui peuvent être facilement et rapidement déplacées. On les met dans l’endroit le plus convenable à leur conservation : au cellier ou au sous-sol en période de froid, au dehors pendant une période de temps doux et pluvieux, mais on a soin de les tenir plutôt au sec. Lorsque le printemps arrive, de petites pousses naissent sûr les branches. Peu à peu, ces pousses s'allongent. Les arrosages sont alors augmentés progressivement et les plantes peuvent, sans inconvénient, être replantées en plein air dès la fin d'avril ou le début de mai. Elles refleuriront peu de temps après leur mise en place a mi-ombre

 

Dans les pentstémons hybrides à grandes fleurs, l'amateur a encore d'excellentes plantes pour les corbeilles et, surtout, pour les plates-bandes, où elles fleurissent pendant toute la belle saison. Hauts de 50 centimètres environ, ils présentent plusieurs hampes florales portant de jolies fleurs en clochettes, de coloris très divers.

 

On peut fort bien semer les pentstémons en mars, sous châssis, mais il est beaucoup plus recommandable de les multiplier par boutures faites sous châssis à froid, dans un emplacement bien exposé, dès les premiers jours d'octobre. Ces boutures s'enracinent pendant l'hiver et peuvent rester sous les châssis jusque vers le début de mars. Elles sont alors enlevées en petites mottes, puis plantées en planches bien ameublies, où on leur fait subir deux ou trois pincements pour en faire de belles plantes bien étoffées qui seront mises en place en mai, reprendront promptement et commenceront à fleurir dès le mois de juin.

 

On reproduira de la même manière les calcéolaires rugueuses, jolies plantes de 40 à 50 centimètres de hauteur, aux nombreuses petites fleurs jaunes, brunes, parfois même rouges, ponctuées ou tigrées de couleurs diverses et ressemblant à de petites bourses. Cependant, on a intérêt à ne pas pratiquer avant le 20 octobre, au moins, le bouturage des calcéolaires et on peut même le faire bien après cette date et jusqu'au 10 novembre sous châssis à froid. La terre dans laquelle on pique les boutures comportera une certaine proportion de sable, qui la rendra aussi saine et perméable que possible.

 

L'enracinement se fera, tout doucement, pendant la période hivernale. On couvrira les châssis par temps de gelée et on mettra des réchauds de feuilles sèches le long du coffre. Vers fin février, les plantes enracinées seront mises en pots de 9 centimètres de diamètre et laissées encore quelques jours sous les châssis fermés et ombrés pour en faciliter la reprise, puis on commencera a donner de l'air pour laisser les plantes en plein air à partir de la mi-avril en couvrant seulement de claies ou de paillassons pendant quelques jours encore.

 
         
 

La plantation dans les corbeilles s'effectuera, aussitôt qu'on le voudra, à partir du commencement de mai.

 

C'est également par bouturage de rameaux semi-herbacés, vers la fin de l'automne, que se multiplie la santoline petit-cyprès, plante intéressante par son feuillage argenté, léger, et par la facilité avec laquelle on peut la maintenir basse par des pincements répétés, ce qui permet de l'utiliser en mosaïculture, ainsi que pour faire des cordons et des bordures.

 

Les boutures sont faites, soit sous cloches, soit sous châssis à froid, en novembre, dans un sol rendu léger et perméable par adjonction de sable. Elles s'enracinent au cours de l'hiver et, dès mars, les jeunes plantes peuvent être plantées en pépinière à l'air libre pour y rester jusqu'en mai, époque où l’on s'en servira pour la plantation des corbeilles et des plates-bandes, concurremment avec les autres plantes de garniture estivale.

   
         
   

Paru cette semaine