Les cahiers de vacances

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 Les cahiers du petit manchot 2011           N°16 du dimanche 21 aôut

 

     
   AURIGNY & BURHOU  
 

 

 

 
   AURIGNY  
 

 

Administration

Statut politique: Dépendance du bailliage de Guernesey

Capitale: Saint Anne

Gouvernement
Chef d'État: Élisabeth II
Chef du gouvernement: Norman Browse

Économie

Monnaie: Livre sterling

 

 

 

À 12 kilomètres des côtes françaises, Aurigny, la cousine anglo-normande de la Hague, paraît si proche qu’on pourrait presque la toucher. Mais c’est une autre paire de manche que d’y débarquer : si la mission est impossible en hiver car les liaisons sont interrompues, elle est difficile à la belle saison en raison du nombre de peu de rotations: Diélette (45 minutes). Guernesey (60 mn).


La ville de Beaumont-Hague est jumelée avec Aurigny depuis le 14 juillet 1989

 

Elle fait 5 km de long et 3 de large, ce qui en fait, par son étendue, la troisième île de l'archipel.

 

La population de l'île s'élève à 2 400 individus (les Aurignais).

La seule paroisse d'Aurigny est la paroisse de Sainte Anne.

Traditionnellement les habitants sont surnommés les lapins à cause des nombreux garennes.

Aurigny posséde un aéroport (code AITA : ACI).(en été) : Bournemouth (35 mn), Southampton (40 mn) et Brighton (1 h).

La langue aurignaise, langue normande, a disparu pendant le XXe siècle avec la mort des derniers locuteurs. On en retrouve des traces dans la toponymie.

 

Aurigny est la seule île à posséder un chemin de fer, qui tient plus aujourd’hui de l’attraction populaire que du moyen de transport, il est vrai. Le train d'Aurigny relie le port à la carrière de granit de Mannez, sur la côte nord-est. Le petit train qui la longe en période estivale est tracté par une locomotive diesel, et ses wagons ne sont autres que ceux du métro londonien, qui ont trouvé là un bon moyen de se recycler


Aurigny

 

Histoire

 

D'abord conquise par les Romains, Aurigny devient normande. Passée sous la tutelle du roi d'Angleterre en 1204, elle est reconquise par les Français pendant la Guerre de Cent Ans, puis déclarée neutre par le pape Sixte IV.

 

En 1584, Elizabeth d'Angleterre donne l'île à Jean Chamberlain. Le comte d'Essex en prend ensuite possession, puis George Carteret se la voit offrir.

 

En 1792, plusieurs prêtres de la Manche, inquiétés par la Révolution, se retirent dans l'île.

 

En 1940, pendant la Seconde Guerre mondiale, sentant l'avancée allemande inéluctable, la population d'Aurigny décide d'évacuer totalement l'île.

 

Les Allemands s'y installent effectivement et transforment Aurigny en un impitoyable camp de concentration, où s'entassent juifs, républicains espagnols, Russes et Polonais. De nombreux prisonniers trouvent la mort au cours des travaux de renforcement des défenses de l'île.

 

Le 30 septembre 1945, les Aurignais retrouvent leur île, dévastée.

 

Fichier:Alderney - Inner Harbour.jpg

Le Port du Braye


 
   Le phare de Mannez  
 

 

Le phare, construit en 1912, est situé à l'extrémité orientale de l'île à Quesnard Point.

 

Il a été construit à agir comme un guide pour avertir les navires des eaux perfides autour de l'île. La tour de phare s'élève à 32 mètres et est peinte en blanche avec une bande noire centrale pour le rendre plus visible à la navigation pendant le jour. Son faisceau de quatre flachs blancs toutes les 15 secondesest visible jusqu'à 12 milles en mer.


Automatisé en 1997, le phare est maintenant surveillé et contrôlé à partir de la Trinity House planification Unité centrale à Harwich dans l'Essex. Le directeur actuel organise des visites effectuées tout au long de l'été. La montée abrupte vers le haut de la tour est très exigeant, mais les efforts

 

Le phare de Mannez sur l'ile d'Aurigny

 

 
 

 Le  train d'Aurigny

 

 

Le seul chemin de fer dans les îles anglo-normandes est un autre rappel de l'escalade militaire à l'époque victorienne. Le chemin de fer Aurigny a été construit dans les années 1840 par le gouvernement britannique dans le but de transporter les pierres de l'extrémité orientale de l'île pour la construction de la digue et des forts.


Il a été le premier chemin de fer nationalisé gérée par l'Amirauté. La voie à été ouverte en 1847 et est l'une des plus anciennes lignes dans les îles britanniques. Les premiers passagers officiels, la Reine Victoria et Prince Albert,  eut lieu le 8 août 1854. Le chemin de fer a continué dans le transport de minéraux pour le reste du XIXe siècle.


L'année 1985 voit l'arrivée du Vulcan Drewry 0-4-0 diesel locomotive Elizabeth, qui a plus de 20 ans. En 2001, le chemin de fer Aurigny a acquis deux voitures de 1959 (ancien tube de remplacement du métro de Londres).


Le chemin de fer circule les jours fériés et week-ends le tempd de la saison estivale, il parcour le long d'un itineraire panoramique côtier du port jusqu'à la côte nord-est, coupant à travers le pays vers la carrière de Mannez et le phare de Mannez à proximité.

 

 
 

Le train d'Aurigny

     
   L'église Sainte Annes  
 

 

Situé dans le centre de St. Anne et entourée d'un cimetière bien soigné, cette très belle église est souvent appelée comme "The Cathedral of the îles Anglo-Normandes".

 

L'église de St Anne, consacrée en 1850 et construite par M. George Gilbert Scott. Elle est reconnue comme l'un des plus beaux bâtiments victoriens dans les îles anglo-normandes. Scott a été un des architectes des plus prolifiques du XIXe siècle, et hormis une quantité considérable de travaux de restauration sur les constructions ecclésiastiques, y compris de l'abbaye de Westminster, il était également responsable de l'Albert Memorial à Londres (récemment restauré), le ministère des affaires étrangères et la St Pancras Station Hotel.


L'église est souvent appelée 'l'église cathédrale des îles anglo-normandes' en raison de sa taille, mais l'intention originale était qu'elle devait servir non seulement comme une église paroissiale de l'île, mais aussi comme la garnison église pour les militaires en poste ici dans le milieu du XIXe siècle ; un temps lorsque l'île était étant fortifiée contre toute menace potentielle d'invasion par la France, seulement a quelques kilomètres.



Eglise Sainte Annes

 
   Aurigny ; un camp de concentration nazi  
 

 

D’après " Résistance Unie ", le journal de l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance) en Gironde.

 

Les îles anglo-normandes ont été occupées par les armées allemandes à partir de 1940.

Dès l’invasion allemande, l’entière population d’Aurigny fut évacuée, à l’exception d’un seul paysan qui préféra rester sur place.

 

En 1943, deux membres du parti nazi, numérotés 6 et 8 dans la hiérarchie, Adam Adler et Heinrich Evers furent désignés pour commander le camp ; les ordres leur étaient transmis par celui de Neuengamme.

 

Ainsi, c’est un commando lointain d’un des premiers camps nazi, créé en 1938 en Allemagne, qui était établi dans l’île. Il était composé de plusieurs milliers de Russes, de Français (dont plusieurs centaines de juifs, maris d’ "aryennes "), de Républicains espagnols, d’Allemands, de Nord-Africains venant de Marseille (dénommés ZKZ), de trois Chinois, d’un Italien,

 

La présence de civils russes dans l’île (la plupart jeunes), semble trouver une explication dans le besoin de main-d’œuvre civile transférée à Aurigny après les conquêtes territoriales de la Wehrmacht jusqu’en 1942.

 

Les Allemands condamnés de droit commun ou "associables " portaient tous des pyjamas ; les Républicains espagnols le brassard R.S. (Rott Spanien = Rouge espagnol), les autres, en particulier les Français, une bande de peinture blanche sur les coutures du pantalon, signe qui se révéla, par la suite, lourd de conséquences ("à abattre systématiquement en cas d’insoumission ") 687 Russes moururent dans des conditions atroces : dépaysement, humiliation continuelle, nutrition à peu près inexistante, coups, travaux forcés ; ils furent enterrés sur place. D’autres, Espagnols, Arabes, Français, subirent des sorts analogues.

Il faut signaler que, par manque d’eau potable, beaucoup de déportés ont été atteints de fortes fièvres ; pour les Russes, notés par les Allemands comme atteints de typhus, la maladie n’était qu’un prétexte à de très mauvais traitements.

 

 

Tour à tour, le cheptel humain était "loué ", par une importante firme de Coblence, aux services de l’organisation Todt, à la Deutschestrasse…, d’où la diversité de commandos de travail.

 

N’ayant ni chambre à gaz, ni crématoire, ils transformèrent un tunnel où les déportés du camp seraient "murés " en cas de rébellion ou de débarquement des armées alliées.

 

Celui-ci existait avant la création du camp puisqu’il permettait l’accès à la mer. Un matin, tout au début d’avril 1944, une équipe fut contrainte, par les SS, de murer l’une des extrémités (côté mer) et d’obstruer les bouches d’aération qui s’y trouvaient afin de laisser sur le devant (côté camp), une ouverture permettant le passage d’un ou deux hommes à la fois. A l’intérieur de ce "tunnel ", des ballots de paille avaient été entreposés.

 

Deux essais sous forme d’alerte, ont été expérimentés pour estimer le temps de remplissage avec tous les détenus du camp. Par ailleurs, des socles en ciment armé, pour nid de mitrailleuses, avaient été placés à l’entrée, non pas contre un éventuel agresseur mais dirigés vers l’intérieur du tunnel. C’était le lieu de leur extermination !

 

Heureusement pour tous, un ordre d’évacuation précipité survint le 7 mai 1944.

 

Il s’agissait de transférer les déportés en Allemagne, sans doute à Neuengamme, via la France.

 

Entre Cherbourg, Lille et Hazebrouck, un grand nombre de déportés s’évadèrent du train, grâce aux cheminots français (certains repris ont été fusillés) : tous les autres furent internés dans le Nord de la France, à Boulogne-sur-Mer et aux environs, puis libérés à Dixmude grâce à la Résistance belge. Ce transfert avait duré 13 jours, en wagons à bestiaux et plombés.


Ce n’est que dans la nuit du 26 au 27 juin 1944, immédiatement après la libération de Cherbourg, que les derniers déportés quittèrent l’île d’Aurigny (sauf environ vingt déportés Républicains espagnols, affectés à des travaux spécialisés). Ce n’est que vers le 10 août 1944 que les 20 Républicains espagnols furent transférés à Jersey au Fort Régent, où ils prirent très vite une part active dans toutes les actions de sabotage contre les nazis. La libération ne vint pour eux que le 9 mai 1945


 
   BURHOU  
 

Burhou est une petite île Anglo-Normande,à moins de 2 km au nord-ouest d’Aurigny.

 

Le chenal séparant les deux îles est dangereux, amplifiant les effets de marée.

 

Burhou est une réserve naturelle dédiée aux macareux moines et il est interdit d’y accoster entre le 15 mars et le 27 juillet de chaque année. La colonie de macareux est en déclin, tandis qu’un vaste nombre de lapins prolifèrent sur l’île.

 

L’île est inhabitée, à part une petite baraque louée à d’éventuels visiteurs et qui fut construite en 1953 pour remplacer une cabane de pêcheurs datant de 1820, détruite lors de l’occupation allemande des îles pendant la Seconde Guerre mondiale.

 


L'histoire de Burhou comme écrit par Victor Coysh.

 

Voici les détails de la maison et de la cabane sur Burhou. Le chalet a été construit par le général Le Messurier (Le gouverneur) comme un refuge pour les pêcheurs et les marins naufragés et cela vers l'année 1820. Il tomba en ruine, mais il a été réparé en 1900 par un couple de Français pour en faire une exploitation agricole. Puis fut détruit pendant ou peut-être juste après l'occupation allemande des îles de la Manche dans la seconde guerre mondiale.

 

La cabane a été érigé à nouveau en Juillet 1953 et je suis allé avec Chubby Langlois. De la partie ont été RPWalker, CJRichards et Bert Hammond.. Les matériaux pesait une tonne et quart et ont été remorqués à Burhou sur un radeau allemand.


Une deuxième visite a été faite quelques jours plus tard par Peter Radice, Bert Hammond, CJRichards, K.Green-Wanstall . Ils ont terminé la construction de la cabane préfabriquée dans les ruines de la maison.

 

Victor Coysh continue à dire. J'ai obtenu ces détails de mon propre journal et de la presse de Guernesey. J'espère qu'ils seront d'un intérêt.

 

Les cabanes de Burhou

 
     

Located in the centre of St. Anne and surrounded by a well cared-for churchyard, this beautiful church is often referred to as "The Cathedral of the Channel Islands".

The church of St Anne, consecrated in 1850 and built to the design of Mr George Gilbert Scott, is acknowledged to be one of the finest Victorian buildings in the Channel Islands. Scott was one of the most prolific architects of the 19th century and apart from a considerable amount of restoration work on ecclesiastical buildings, including Westminster Abbey, he was also responsible for the Albert Memorial in London (recently restored), the Foreign Office and the St Pancras Station Hotel.

The church is often referred to as 'the cathedral church of the Channel Islands' because of its size but the original intention was that it should serve not only as a parish church for the island but also as the garrison church for the military stationed here in the mid 19th century; a time when the island was being heavily fortified against any potential threat of invasion by France, only a few miles away.

The Island is justly proud of its church and we very much hope that you have enjoyed your visit.

Further Information

St Annes Church Download