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 Sixième année  Mardi 29 mai 2012 Numéro 1348
   

 CANISY

 CC 45.01 du canton de Canisy

 

 Histoire

 

Le château de Canisy  vers 1900, collection CPA LPM 1900

 

Fondation

 

En 874, Landran, évêque de Nantes, après la destruction de sa ville épiscopale par une expédition normande, demande à Charles le Chauve un asile où il fut en sûreté. Charles lui offre un séjour dans son domaine royal de Canisiacum (Canisy).


Il n'y est pas plus en sûreté car la région est dévastée et pillée par Paskwiten, un chef breton qui ravage le Cotentin et l'Avranchin.


En 1066, Hue ou Hugues de Carbonnel accompagne Guillaume le Conquérant à la conquête de l'Angleterre.

 

En 1096, cinq membres de la famille de Carbonnel prennent part à la première croisade et se trouvent à la prise de Jérusalem.


En 1145, Henri de Carbonnel prend part à la seconde croisade.


Au XIIIe siècle, Hubert de Carbonnel possède la seigneurie de Canisi. La famille de Carbonnel y est jusqu'en 1752.

 
A partir de 1286, les «de Carbonnel» sont les bienfaiteurs de l'Abbaye de la Perrine au Dézert.


Au XVe siècle, G. de Carbonnel est gouverneur de Saint-Lô. Il fait rebâtir la forteresse que les Anglais ont détruite. Mais ceux-ci faisant une nouvelle descente, il dut rendre la place au duc de Gloucester malgré une courageuse résistance. Tous ses biens sont alors confisqués au profit de Jehan Burgh et de Guillaume Foret.

 

Après l'expulsion des Anglais (1450), ses biens lui sont rendus. Après son décès, il n'y a plus de Carbonnel à Canisy et son oncle hérite, continuant à Canisy la ligne directe des Carbonnel.

 

En 1588, Hervé de Carbonnel épouse Anne de Matignon, fille du Maréchal de France. Hervé prend le parti de Henri IV et pour soutenir ses droits au trône, s'allie aux protestants contre la ligue. Henri IV en profite pour faire une visite à Canisy.

 

En 1590, Hervé de Carbonnel échoue dans une attaque contre la ville d'Avranches qui est prise en 1591 par Montpensier.

 

Le marquis de Canisy deviend alors gouverneur d'Avranches. Il s'empare du château de Theurteville et du fort de Tatihou.

 

Le bourg de Canisy  vers 1905, collection CPA LPM 1900

 

En 1592, à l'époque de la ligue, le marquis de Canisy et le comte de Torigny sont continuellement sous les armes, pour arrêter le cours des brigandages et assassinats. Jean de Gourfaleur est le chef des pillards, ligueurs de cette contrée. Il est aidé des "de Bonfossé, d'Aubigny, de Saint-Gilles, de Semilly Mathan, etc..."


En 1696, le marquis de Canisy en titre fait échouer une tentative des Anglais contre le port de Granville.


Ce seigneur n'a qu'une fille qui épouse Antoine de Faudoas (famille originaire du Tarn et Garonne). Les «de Faudoas» sont à Canisy de 1752 à 1794. Arrêtés pendant la révolution, le 15 juin 1794, à Canisy, Marie Louise Eléonore de Faudoas, son père Hervé Auguste et sa tante Catherine sont transférés à Paris, à la conciergerie et guillotinés le 14 juillet.


Justine de Faudoas épouse G. de Kergorlay (famille d'origine bretonne). Cette famille possède le château de Canisy depuis 1794.


Pendant la révolution, un «fils Osmond» est sur la liste des émigrés.


Gabriel Louis Marie de Kergorlay est député à la chambre des Pairs de 1820 à 1827 (Restauration).

Jean Florian Hervé de Kergorlay, organisateur de l'exploitation modèle de Canisy, est député de 1852 à 1863 (IIe République et Second Empire).

 

Au XVIIIe siècle, Canisy est une commune très prospère. On y trouve de nombreuses fabriques de coutils. On fabriquait aussi des toiles de crin pour mettre dans les basques et les parements des habits des hommes, ainsi que dans les vertugadins (vertu-gardiens) des dames. Après cette mode, on vit s'établir des manufactures de rubans et de fil de calendres

 

Les courtils (toiles croisées et serrées en fil et coton) étaient vendus sur l'imposant marché de la commune. En 1838, on compte tout de même 8 000 ouvriers, employés dans les arrondissements de Coutances et Saint-Lô dans ce commerce, qui fabriquent 7 000 pièces de 80 aunes, s'exportant dans les autres départements et même à l'étranger

 

Le bourg de Canisy  vers 1905, collection CPA LPM 1900
   
 LE NOM NORMAND DES OISEAUX

 

 

 

Courlis corlieu

 

= couorlis courlieu

, courieu

 

 

 

 

 
     

 


Sterne caugek

 

 = haquet


 


 

 

 
     

 

 

Goéland

 

 = mâove


 


 
     

 


Labbe,

 Grand labbe

 

 = gobe-merde,

 bèque-four


 

 

 

 
 

 DIX JEUX DE DOMINOS

 
 VIII Le matator

- 28 dominos

 

- 2 à 4 joueurs

- à 2 ou 3 joueurs, 7 dominos par joueur

- à 4 joueurs, 6 dominos par joueur

 

 

 

 

Le premier joueur pose le domino de son choix.

 

 

Les dominos "spéciaux" sont, dans ce jeu: le double blanc, le 1/6, le 2/5 et le 3/4. Ce sont eux qui seront posés perpendiculairement et non les doubles.

 

Pourquoi le 1/6, le 2/5 et le 3/4? parce que leur somme est égale à 7 et qu'au jeu du matador il ne faut pas poser les dominos à la suite lorsqu'ils ont une moitié semblable mais lorsque les deux moitiés qui vont se toucher feront un total de 7.

 

Ainsi à côté d'un 1 on pourra poser un 6, à côté d'un 5 un 2 et à côté d'un 3?

 

À côté d'un blanc, ou de tout autre domino, on posera donc un "matador", qui vaut 7 à lui tout seul, ou un double blanc.

 

On peut jouer en "boudant" ou en "piochant", selon ce qu'on aura décidé au début de la partie.

 

On compte les points comme dans la partie "classique", sauf dans le cas où il reste des dominos à tous les joueurs. Celui qui a le moins de points sur ses dominos marque tous les points qui restent sur les dominos de ses adversaires et ajoutent les siens (dans la partie "classique" il n'additionne pas les points de ses propres dominos)