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 Sixième année  Mardi 03 juillet 2012 Numéro 1373
   

  LA TRINITE                     CC 35.07 de Villedieu-les-Poêles

 

 LA TRINITE et son église

 

« Histoire du diocèse de Coutances et d’Avranches »

Abbé LECANU, Coutances 1878

 

L’église de la Trinité fut donnée pour une moitié au chapitre d’Avranches par Robert Meurdrac, vers le milieu du XI° siècle. La nef est de cette époque. Cette même moitié ressortit ensuite à l’abbaye de Savigny ; puis en 1648 le seigneur du lieu avait seul le patronage. La paroisse dépendait, avant 1789, du doyenné de Tirepied.

 

Jacky Brionne, Monographie éditée par l’Association de sauvegarde

et de valorisation du patrimoine en Val de Sienne, juillet 2003

 

L’édifice est un long vaisseau oblong. Le noyau le plus ancien se situe à la croisée du transept où s’élevait encore la vieille tour traditionnelle après 1780. La maçonnerie a conservé des modillons anciens et des sablières en pierre. Les arcades est-ouest sont butées par des contreforts dont trois sont relativement plats (deux au midi et le troisième au septentrion). Une effigie de pierre est sculptée dans le contrefort sud-est. Deux fenêtres trilobées ont été crées au nord et au sud du transept. Un écu lissé est disposé au dessus de la porte latérale dont l’arc plein cintre est surmonté d’une archivolte surbaissée. L’essentiel du vaisseau est fortement marqué par le gothique finissant (XVe/XVIe) dont certaines fenêtres trilobées ont été réalisées au XXe en copie. Un cadran solaire millésimé 1767 est disposé dans l’angle sud-est du haut du chœur. La fenêtre orientale est une grande baie en arc brisé dotée d’un remplage. Il se présente sous la forme d’un réseau de trois baies trilobées, de cœurs et de flammes. Les contreforts du chevet sont caractéristiques du XVe (montés obliquement dans l’axe d’une nervure de voûte). Vous remarquerez la belle qualité d’appareil du chevet plat. Le chœur est éclairé par cinq fenêtres trilobées (certaines refaites). La partie du vaisseau située à l’occident (tour-clocher et dernière travée de la nef) sont modernes. Les sept paliers d’accès à la tour sont en grande partie composés de plates tombes. Une partie du vaisseau pourrait être du XIVe (notamment les deux colonnes monolithiques replacées à l’entrée de la sacristie malheureusement bouchardées de façon moderne). L’édifice a souffert des adaptations successives. Une très jolie petite porte latérale permet l’accès au bas de la nef. Remarquez l’arc et l’archivolte surbaissés. Un très beau vitrail signé « L. Mazuet Bayeux 1912 » est consacré à la sainte Trinité (Christ en croix, Dieu le père, colombe de l’Esprit Saint, alpha et oméga). Vous y remarquerez le bienheureux missionnaire Auguste Chapdelaine et Marie-Madeleine Postel éducatrice. Deux anges sont disposés dans les cœurs et des angelots dans les flammes. Les mouchettes contiennent des phylactères «GLORIA PATRI ET FILIO SPIRITU SANCTU ». L’autel majeur au chevet est illustré du chrisme sous la table. Une piscine aux ablutions en arc brisé mouluré et sculptures dans les talons (fleurettes et coquilles saint jacques) est enchâssée dans le mur du midi du chœur.

 

 

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La croisée du transept se compose d’arcades brisées à deux rouleaux aux angles abattus dans l’axe est-ouest et un seul rouleau dans l’axe nord-sud. Les fûts et les chapiteaux des piles ouest sont ronds (XIVe/XVe).

 

Les autels latéraux XVIIIe/XIXe sont identiques et sans caractère. Ils ont été repeints.

 

La nef est éclairée par six fenêtres. Elle est entièrement lambrissée de bois cintré.

 

Quatre entraits et quatre poinçons forment la charpente traditionnelle. L’ancienne tribune fut détruite au moment de la construction de la tour. Le pignon se crevassait en 1881 et les cloches furent interdites. Une partie de l’aiguille a été abattue. On songeait à l’idée de rallonger la nef.

 

La cuve baptismale anthracite est moderne et sans couvercle.

 

Le portail intérieur en plein cintre est surmonté d’une archivolte surbaissée. Les talons sont illustrés d’un pinacle et d’une coquille. Un écu lisse est représenté dans la clef de l’arc.

 

Il n’y a pas une seule statue ancienne. Que sont-elles devenues ? (vendues à la fin XIXe ou avant 1930 ?)

 

Celles qui sont présentées sont en plâtre moderne :

 

Saint Martin, dans la nef ; Bernadette Soubirous, Jeanne d’Arc, Christ, Antoine de Padoue, Immaculée de Lourdes, Jean Marie Vianney et Sébastien, sous le transept ; Thérèse de Lisieux et l’évêque saint Gaud, dans le chœur. L’église ne dispose pas non plus de représentation de la Sainte Trinité, protectrice du lieu, au nord de l’autel, en dehors du vitrail.

 

 

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Les cloches

 

La moyenne fut brisée par les bleus pendant la tourmente d’après le curé. Un compte de la fabrique fait apparaître une dépense extraordinaire le 11 août 1813 pour la fonte d’une cloche d’après un devis en forme (le document est perdu). Une cloche (peut être la moyenne) fut refondue en 1832 et portait les prénoms d’ « Anne Françoise ». Une nouvelle fonte eut lieu en 1874 pour la grosse et la petite cloche. Elles prirent respectivement les prénoms d’ « Augustine, Alexandrine » et de « Maria, Émilie, Pauline ». Elles pesaient respectivement : 500 kgs pour l’ancienne ; la nouvelle grosse cloche, 720 kilos et la petite, 340 kilos. Elles furent bénites en avril 1874 par monsieur Lebedel, doyen de Villedieu, délégué par Mgr Bravard.

 

Une cloche fut bénite en 1947 par Mgr Simonne, prélat de sa sainteté, vicaire général, archidiacre d’Avranches, délégué par l’évêque de Coutances et Avranches. Nommée Louise, Elvina, Marie-Thérèse, Rolande, Yvonne. Elle eut pour parrain M. Roland Lemardeley et pour marraine Mlle Marie Tétrel-Desvallées. Elle pèse 1 048 Kilos.

 

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 Préjugés et superstitions en Normandie
 
 SORTILÉGES.3


Préjugés et superstitions en Normandie
par
Louis Du Bois 1843

 

De tous les sortilèges le plus redoutable est celui qui menace les nouveaux mariés. Tout le monde a entendu parler de l’aiguillette nouée. Ce conte n’est pas nouveau. On sait que cette aiguillette n’est autre chose qu’un cordon qui tient rapprochées les deux parties des culottes anciennes ;

    Et l’on est convenu de prendre un mot honnête
            Au lieu d’un mot qui ne l’est pas.


On lit encore dans les liturgies, et les prêtres n’ont pas cessé de réciter une formule par laquelle « ils excommuniaient ceux qui, par maléfice, sortilège ou enchantement, tenteraient d’empêcher la réunion des époux. » Assurément il n’en fallait pas tant pour confirmer les paysans et même les personnes un peu crédules, dans la ridicule persuasion qu’il existe des sorciers, qu’on peut faire des maléfices, et qu’il est possible de nouer l’aiguillette.

Quand un aspirant au mariage craint que son épouse ne soit aimée de quelque malveillant, ou qu’il redoute les maléfices de quelque ennemi, pour prévenir les effets du charme, il fait placer par le cordonnier entre les semelles de la chaussure de la jeune fille qu’il épouse, un peu de sel ou une pièce d’argent, sans qu’elle s’en aperçoive : cela suffit pour empêcher de nouer l’aiguillette, et préserve les nouveaux mariés de toute entreprise malencontreuse. C’est encore une précaution prudente, lorsque on craint quelque accident conjugal, de se placer, pendant qu’on est à genoux à la messe du jour des noces, sur une partie de l’habillement de l’épousée, sans qu’elle s’en doute.

Si l’on n’avait pas eu la sagesse de prévoir cet accident, et qu’il fût arrivé, les deux époux souffriraient de fort grandes douleurs auxquelles pourtant il est un remède facile et simple. Les vêtements qu’ils portaient le jour de la célébration du mariage, mis dans l’eau bouillante, suffisent pour faire cesser le sortilège, pour contraindre le malfaiteur à venir demander grâce, et pour remettre les époux dans la jouissance de toute la plénitude de leurs droits.

Pour empêcher le diable de pénétrer dans un appartement, on se borne à poser en croix deux brins de paille à la porte. C’est un moyen aussi infaillible que de mettre son habit à l’envers pour ôter aux sorciers tout pouvoir de jouer un mauvais tour.

Quand un cheval éprouve des tranchées, il est inutile d’avoir recours au vétérinaire : on va trouver un sorcier. Cet habile homme s’informe simplement de la couleur du malade, dit tout bas quelques mots mystérieux, fait un signe de croix, et tout est fini : mais ce sortilége devra être renvoyé au lendemain, si le sorcier a déjà dans la journée fait ce signe qui n’a chez lui de valeur qu’une fois par jour.

L’écart d’un cheval, l’entorse d’une personne se guérissent radicalement, dès qu’on a, sur la partie douloureuse, fait à jeun des signes de croix avec le pouce de la main gauche, et prononcé ces efficaces paroles : Ante, Ante te, super Ante, Ante te.

Un incendie s’éteint avec quelques mots de sortilège, pourvu qu’on y joigne quelques coups de pied sur le pavé d’un des coins de l’édifice attaqué par le feu. C’est un moyen aussi sûr que prompt et économique ; et, si on n’y a pas recours la plupart du tems, c’est que, comme plusieurs autres sortilèges de ce genre, celui-là est un grand péché.

Un habitant de la commune de Bonnebosq, et il n’est pas le seul qui ait été l’objet de quelque sortilège, avait la fièvre depuis longtemps ; les remèdes n’y faisaient rien. Il est vrai qu’il n’y joignait pas la diète nécessaire, et que, au lieu de tisane, il s’abreuvait de maître-cidre (de cidre pur).

 

Un certain jour, certain pauvre se présente à la porte du malade et demande l’aumône. Celui-ci répond au mendiant que la fièvre l’empêche de travailler, et qu’il ne saurait rien donner. - « Qu’à cela ne tienne ! dit l’indigent, je vous guérirai. - Bah ! s’écria la ménagère de la maison. Mon mari guérira bien sans votre magie. - Oh ! que non ! nous verrons. » Le villageois, qui était plus crédule que sa femme, et qui voulait en finir avec sa maladie, prêta l’oreille aux insinuations du mendiant qui prononça quelques paroles mystérieuses, et appliqua sur le bras du malade un papier contenant un sort, et joignit à ces puissants moyens une pantomime qui, par malheur, excita le rire de la femme.

 

Ce rire et son incrédulité ne tardèrent pas à être punis comme ils le méritaient : car tous ces hommes surnaturels ne veulent pas qu’on rie et surtout à leurs dépens. Après avoir fait son affaire, le magicien apostropha ainsi, en se retirant, la pauvre ménagère : « Madame, vous vous moquez, mais votre mari sera bien guéri que vous serez bien malade ! » En effet, peu de jours après cet entretien, elle perdit la raison dont elle avait fait un si mauvais usage. On fut obligé de l’enfermer. Dans cet état, elle se mit à effiler sa couverture de lit, en fit des cordelettes qu’elle tendit pour se livrer à l’exercice des funambules, et sortit pour aller sur les arbres sauter de branche en branche comme un écureuil, sans faire fléchir sous le poids de son corps de faibles rameaux qui se seraient cassés sous un chat. Le mari bien et bientôt guéri, comme on s’en doute, alla consulter des sorciers pour enlever le sort qui affligeait sa femme. Ils n’en purent venir à bout. Celui qui l’avait infligé était plus fort qu’eux : c’est ce que l’on voit communément chez les fées avec lesquelles aussi il n’est pas prudent de plaisanter. Enfin l’homme de Bonnebosc se décide à se rendre dans le Pays-de-Caux, qui ne passe pourtant pas pour receler des sorciers, et qui, si on l’accusait de magie en voyant ses opulentes récoltes, pourrait dire comme ce Romain montrant ses instruments aratoires : Voilà mes sortilèges ! Toutefois, un sorcier fut trouvé, et moyennant finance il retira le sort à condition qu’on désignerait un individu sur lequel il serait reporté, et qui, en conséquence, mourrait dans le cours de l’année. Au lieu d’un être animé le villageois eut l’humanité de choisir une aubépine. La malade recouvra la santé, et l’arbre ne tarda pas à mourir.

 

 
 LES VACHES FRANCAISES

 LA BAZARDAISE

 

La Bazadaise est une vache de taille moyenne, qui se distingue par sa robe charbonnée ou gris foncé chez le taureau et par une couleur plus claire souvent nuancée de froment chez les femelles.

 


SON LOOK


Des lunettes claires entourent des grands yeux, et le mufle est bien rose, sans taches. Les cornes sont elles aussi typiques, puisqu'elles sortent horizontalement de la tête puis s'abaissent légèrement. Elles sont de couleur jaune cire, avec les pointes brunes.

 

Comme pour toutes les races de bovins tournées vers la production de viande, la poitrine est très large et profonde, la mamelle assez discrète, et les cuisses arrondies et bien pleines (la culotte est tout de même moins rebondie que la Charolaise !).

 

Elle vêle facilement et est une excellente mère pour ses veaux.

 

HISTOIRE ET GEOGRAPHIE


La race est originaire des coteaux du Bazadais et du massif landais, où l'on remonte sa trace jusqu'au moyen-âge.

 

Le Herd Book Bazadais a été créé en 1896. Les effectifs, autrefois nombreux, ont fortement régressé

et un plan de relance a été mis en place en 1970 alors que l’on ne recensait plus que 700 animaux inscrits.

 

Aujourd’hui, la race Bazadaise compte 4 500 animaux localisés dans le grand Sud-Ouest, de la Gironde au massif Pyrénéen.


Ancienne race de travail, la Bazadaise est à présent une race allaitante spécialisée dans la production de viande d'excellente qualité. C'est elle qui aurait donné ses lettres de noblesse à "l'entrecôte à la bordelaise"...

 

   
   
     
 
 

LA PELLE

 

La pelle de jardin est de préférence ronde.

 

Elle sert principalement à extraire la terre des trous de plantation et à effectuer les mélanges de compost. C'est un outil de base.

 

Confondue bien souvent avec la bêche (parfois appelée pelle-bêche pour ne rien faciliter), la pelle est dotée d’un fer rond (pelle de terrassier) ou rectangulaire, parfois échancré à l’extrémité, et placé selon un angle ouvert de 120° environ par rapport au manche. En tôle, elle ne supporte ordinairement pas de gros efforts et sert avant tout à brasser terreau, sable, graviers… Elle sera utile, entre autres, pour recueillir le compost au fond des bacs, quand il est bien mûr et granuleux

     

 

 

LA FOURCHE BECHE

 

La fourche bêche remplace la bêche pour les terrains pierreux, durs ou compacts, dans lesquels elle pénètre plus facilement grâce à ses dents.

 

Fourche bêche ; le fer de bêche est remplacé par des dents (de 3 à 5, 4 dents étant la bêche normale). Elle est utile dans les terres argileuses collantes (terres lourdes).

 

Une fourche bêche est un outil de jardin servant à retourner et ameublir la terre dure. Il est bien plus efficace qu'une bêche sur les sols argileux, ou n'importe quel sol lourd. Il possède aussi l'avantage de ne pas sectionner les lombrics, hôte indispensable d'un sol en bonne santé. Cet outil comporte un manche d'environ 1,30 mètre, le plus souvent en bois qui possède en son extrémité (emmanché en force et bloqué à l’aide d’un coin) des dents droites ou triangulaires en acier trempé, de section carrée au nombre de quatre ou cinq. Cet outil travaille par enfoncement et poussée lente pour morceler le sol et émietter la terre épaisse.

 

Dans les régions proches de la Savoie, la fourche bêche est aussi connue sous le nom de triandine (y compris lorsqu'elle a quatre dents).

     
 

HOUETTE

 

Outil en acier forgé sans manche idéal pour sarcler des parterres de fleurs, d’une longueur de 40 centimètres