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 Sixième année  Vendredi 06 juillet 2012 Numéro 1376
   
 BRECEY                                    CC 32.02 du canton de Brecey
 
 La grande Cidrerie-Distillerie de la Vallée de la Sée

 

Brecey en 1960, collection CPA LPM 1960


La Manche

Numéro spécial,Supplément au numéro du 28 août 1926 de l'Illustration économique et financière

Auteur -

Publication : Paris 1926

 

Quand on circule dans le département de la Manche, d'Avranches à Cherbourg, l'on voit partout, autour des fermes, de splendides plantations de pommiers, aussi n'est-il pas surprenant que ce pays soit un des plus gros producteurs de pommes.

 

Par l'importance de ses récoltes, le département de la Manche vient en tête de la Normandie, et immédiatement après le département de l'Ille-et-Vilaine. Pour la récolte de 1924, la production de la Manche a été de 6.649.740 quintaux, sur une récolte totale de 47 millions, soit plus du huitième. Jusqu'en 1914, il n'y avait dans le département de la Manche que des bouilleurs de cru et quelques petites distilleries fabriquant de l'eau-de-vie de cidre de consommation. Par suite de la guerre et de la modification de la législation supprimant l'alcool d'industrie pour la consommation de bouche, le principal débouché de la pomme et du cidre allait devenir la fabrication des alcools rectifiés extra neutre à 96°, destinés à remplacer l'alcool d'industrie.

 

M. Henry Leblanc, en industriel avisé, commença, fin 1917, à construire à Brécey une importante cidrerie-distillerie. Son fils, M. Jacques Leblanc, aussitôt rentré de la guerre, au début de 1919, prit entièrement la direction de cette affaire, et, rapidement, malgré les nombreuses difficultés d'approvisionnement, fit terminer la construction et le montage de l'usine, qui commença à fonctionner en septembre 1919.

 

La distillerie de Brécey est construite sur un vaste terrain, à proximité de la gare, à laquelle elle est reliée par une voie de raccordement. Cette usine peut travailler journellement 180 à 200 tonnes de pommes, et, grâce à un matériel très perfectionné et bien agencé, assure cette grosse production avec un personnel réduit.

 

Cette distillerie dispose surtout d'une cuverie qui peut être citée comme modèle. Construite entièrement en ciment armé, elle comprend 24 cuves de fermentation de 600 hectos et 16 cuves de réserve de 1.100 hectos, soit une contenance totale de plus de 30.000 hectos. Non seulement cette usine travaille beaucoup de pommes pour les transformer en alcool rectifié à 96°, mais elle distille des quantités très importantes de cidre qu'elle achète aux cultivateurs. Pour assurer son ravitaillement en pommes et en cidre, cette distillerie possède 15 wagons particuliers, 4 wagons réservoirs et 5 camions automobiles.

 

 Camions automobiles

 

 

A titre documentaire, il n'est pas inutile d'ajouter que cette distillerie est actuellement exploitée par la Société Anonyme des Distilleries Réunies, dont le siège est 34, rue de Liége, à Paris, et dont fait partie également la Cidrerie de Cormeilles, plus importante encore que l'usine de Brécey, et la Distillerie de la Madone, à Puteaux, réservée à la rectification des flegmes.

 

L'exemple de la Distillerie de Brécey a été suivi, et de nombreuses usines se sont installées dans le département de la Manche pour exploiter ses admirables ressources en pommes et en cidre. Le cidre, avant la guerre, se vendait, dans la Manche, à des prix dérisoires lors des années d'abondance, 5 francs l'hecto, et même, à certains moments, 50 à 60 francs le tonneau de 15 hectos, cependant que les pommes valaient de 10 à 20 sous la barattée de 26 kilos. Par suite des difficultés de transport, les cultivateurs devaient quelquefois faire 30 et 40 kilomètres pour porter aux distilleries leurs pommes et leur cidre.

 

Les temps sont changés maintenant ; il y a partout des distilleries, et les producteurs vendent leurs récoltes de pommes et de cidre à des prix très rémunérateurs ; aussi plante-t-on beaucoup de pommiers qui feront plus que jamais la prospérité de cet admirable département.

 

La distillerie de Brécey année 1960

     
 UN SIECLE DE MODE FEMININE   1794/1894
 
 1799 - 1803
 
         
 
     
         
 
 

 

 

 

 

1799

Robes et chapeau

 
 
     
 
 

 

 

 

 

1799


 
         
 
 

 

 

 

 

1800


 
         
 
 

 

 

 

 

1800


 
         
 
 

 

 

 

 

1801


 
         
 
 

 

 

 

 

1801

Chapeau,

robe et lorgnon


 
         
 
 

 

 

 

 

1802


 
         
 
 

 

 

 

 

1802


 
         
 
 

 

 

 

 

1803


 
         
   

 JUILLET AU JARDIN D'AGREMENT

 
 TRAVAUX D'ENTRETIEN 2/2

 

 

E. DELPLACE. Le Chasseur Français N°641 Juillet 1950 Page 421

 

Préparation des rameaux porte-écussons.

 

— Dès que l'on a coupé un rameau, il convient de supprimer la partie supérieure trop herbacée, ainsi que la base, déjà ligneuse et dont les yeux sont mal formés. On enlève ensuite les feuilles, celles-ci étant, surtout en été, le siège d'une transpiration intense et privant très vite le rameau de la plus grande partie de la sève qu'il contient. De chaque feuille, on ne laisse subsister qu'une partie du pétiole.

 

Le rameau ainsi préparé est étiqueté au nom ou au numéro de la variété, puis enveloppé dans un linge mouillé ou plongé en partie dans un vase rempli d'eau jusqu'au moment où il sera utilisé, ce qui pourra avoir lieu soit le jour même, soit le lendemain.

 

Si le rameau doit voyager, il faut prendre quelques précautions supplémentaires pour le conserver frais. On le taille en pointe vers la base et on le fiche dans un fruit ou dans un tubercule de pomme de terre (fig. 1), puis on l'entoure de mousse humide avec double enveloppe de papier. Il peut ainsi très bien être expédié par la poste.

 

S'il parvient au destinataire avec une écorce ridée, indiquant qu'il a perdu la plus grande partie de sa sève, il faudra le faire tremper dans l'eau pendant vingt-quatre heures : l'écorce redeviendra alors turgescente et les yeux se gonfleront, permettant de nouveau l'utilisation du rameau.

 

Écussonnage à œil poussant.

 

— Sous le climat de Paris, on peut opérer à la fin de juin et au début de juillet. On ne peut guère avant, les rameaux d'églantier devant être suffisamment gros et en pleine sève, et, d'autre part, les rameaux qui sont pris pour greffons devant avoir fleuri.

 

 

Pour faciliter la pose des écussons, autant que pour concentrer la sève sur l'endroit où ceux-ci doivent être posés, on peut avoir avantage à arquer les rameaux de l'églantier en en fixant l'extrémité sur la tige de celui-ci (fig. 2).

 

Une dizaine de jours après l'écussonnage, on visite les greffes. Si la soudure est effectuée, l'œil est resté bien vivant et commence à se gonfler, tandis que le pétiole de la feuille jaunit et se détache. On supprime alors une partie des pousses de l'églantier et on desserre la ligature de l'écusson.

 

Dix jours plus tard, on passe à nouveau, et, si l'écusson a commencé à pousser, on supprime encore des pousses d'églantier pour n'en laisser qu'une  ou deux ; elles sont pincées à trois ou quatre feuilles.

 

Ceci a pour effet de refouler à nouveau la sève sur le greffon, qui s'allonge rapidement. Lorsqu'il dépasse 20 centimètres, on retranche complètement toutes les pousses de l'églantier. On peut ainsi avoir des roses dans le courant de l'été et à l'automne. Aussi la préférence des amateurs va-t-elle généralement à l'écussonnage à œil poussant, dont le résultat est plus prompt.

 

Écussonnage à œil dormant.

 

— Il se pratique d'ordinaire, aux environs de Paris, du 15 août à la fin de septembre. Il est nécessaire qu'il y ait encore assez de sève pour que la soudure de l'écusson s'opère, mais il n'en faut pas trop, car celui-ci se développerait en bourgeon.

 

Au moins un mois avant l'écussonnage, on a visité les églantiers et supprimé tous les rameaux inutiles, n'en laissant que deux ou trois vers le sommet de la tige. Si cette opération n'a pas été faite à temps, il ne faut pas la faire immédiatement avant de greffer, car, la sève se perdant en partie par les plaies des rameaux retranchés, il n'y en aurait plus assez pour assurer la soudure des écussons et il n'en faudrait pas davantage pour manquer les greffes. Il vaut donc mieux différer cette suppression pour ne l'effectuer que lorsque la reprise des greffes sera assurée ou même à la fin de l'hiver.

 

Sur chaque rameau, l'écusson se pose le plus près possible du corps du sujet. On évitera ainsi, pour plus tard, le développement au-dessous des greffes de pousses d'églantier vigoureuses qui, se développant au milieu des têtes de rosiers, les concurrenceraient plus ou moins et seraient parfois difficiles à supprimer complètement.

 

L'œil de l'écusson devant dormir pendant tout l'hiver, on laisse le sujet intact jusqu'en février. À cette époque, on rabat chaque rameau écussonné à 5 ou 6 centimètres au-dessus de l'écusson. Celui-ci se développe alors, et, en même temps que lui, quelques pousses d'églantier que l'on supprime.

 

Tuteurage.

 

— Pour éviter, à la suite d'une bourrasque par exemple, le décollement des pousses d'écusson, il convient de tuteurer celles-ci. Pour cela, on applique le long du corps du sujet une baguette que l'on y fixe par des ligatures d'osier ou de raphia et qui dépasse de 30 à 40 centimètres le niveau du dernier écusson. À mesure que les bourgeons se développeront, on les attachera au tuteur et, grâce à cette précaution, on évitera de perdre en un instant le fruit des soins attentifs de plusieurs semaines (fig. 3).

 

     
   
     
 
 

LA FOURCHE

 

Une fourche est un outil utilisé par les agriculteurs, les jardiniers et les cantonniers

 

Une fourche a un long manche et des dents longues, fines ou plates, largement séparées, avec des extrémités pointues ou tranchantes (fourche à bêcher). Elle est utilisée parfois pour bêcher et émietter la terre mais plus généralement quand elle est pointue pour soulever et jeter des matières en vrac comme du foin, des feuilles mortes, des graviers... Il y a de 2 à 8 tiges appelées dents, avec des longueurs variables suivant les besoins : fourche à faner, fourche à fumier, fourche de jardinier, fourche de cantonnier, fourche à bêcher...

La fourche fut autrefois aussi fréquemment utilisée comme arme par ceux qui ne pouvaient avoir accès aux épées ou plus tard aux fusils.

 

On parle aussi de fourche pour toute entité où un élément se divise en deux directions divergentes : un chemin qui fait une fourche, une fourche de bicyclette.

     

 

 

HISTOIRE

 

À l'origine, les fourches étaient confectionnées en bois avec une fourche naturelle de la branche d'un arbre, d'où leur nom. Les fourches à trois dents étaient très recherchées. Le cornouiller fournissait les meilleures fourches. Mais les renommées fourches de Sauve sont fournies par des micocouliers.

     

Historiquement, les premier gibets étaient confectionnés avec des bois fourchus, ils étaient appelés fourches patibulaires.

 

L'expression passer sous les fourches caudines a pour origine un défilé, de plus en plus étroit, en forme de fourche, près de Caudium, où les Romains, qui s'étaient laissés enfermer par les Samnites, furent contraints de passer et furent vaincus. Par extension, passer sous les fourches caudines signifie capituler et accepter les conditions du plus fort.

 


 

 

LA GRIFFE A FLEUR

 

La griffe à fleurs, outil intermédiaire entre le râteau et la griffe à trois dents, s'utilise pour émietter en surface le sol d'une jardinière. Il existe des modèles tout en acier ou avec un manche en bois.