A voir aussi

 Sixième année  Lundi 16 juillet 2012 Numéro 1382
   

 SAINT-GERMAIN-SUR-AY       

 CC 10.11 du canton de Lessay

 
 HISTORIQUE DE SAINT GERMAIN SUR AY

Saint Germain sur Ay, CPA collection LPM 1960

 

D’après SAINT-GERMAIN-SUR-AY, un village de la côte ouest du Cotentin et LESSAY et son canton à travers les siècles, œuvres de Michel PINEL

 

A l’époque gauloise, le Cotentin était partagé entre deux tribus : les Unelles au nord et les Abrincates au sud. Le territoire des Unelles dont faisait partie Saint Germain s’arrêtait au sud de Granville.

 

En 56 avant J.C., Sabinus, lieutenant de César, écrase l’armée de Viridovix, chef des Unelles. Bientôt le territoire unelle tout entier passa sous la domination romaine ; le Cotentin fut alors englobé dans la province lyonnaise. Pendant trois siècles, nos ancêtres allaient connaître une période de paix et de prospérité.

 

La position par rapport au réseau de voies romaines et les différentes découvertes mises à jour dans les environs très proches prouvent l’existence d’un peuplement sédentaire à l’embouchure de l’Ay.

 

A partir de la fin du 3ème siècle, des peuples germaniques abordent les côtes de la Manche, repoussent les romains au nord et au sud et s’installent au centre Manche.

 

A la fin du 5ème siècle, notre région fait partie du royaume franc de Clovis. Les noms en « ville » comme Saint Germain de Focherville (ancien nom de Saint Germain sur Ay) ont généralement pour origine un domaine mérovingien.

 

Le christianisme s'implanta chez nous assez tardivement. Certains apôtres chrétiens contribuèrent à l’évangélisation de la presqu’île : Saint Floxel, considéré comme le premier martyr du Cotentin et Saint Germain le Scot, patron de Saint Germain sur Ay.

 

Les côtes de la Manche allaient connaître, à partir du début du 9ème siècle, une nouvelle invasion : celle des normands.

 

En 930, Guillaume Longue Epée annexe le Cotentin au duché de Normandie.

 

Les noms en « ville » sont pour la plupart formés d’un préfixe désignant un Normand, associé au radical « villa » qui indique un grand domaine comme Froqueville.

 

Le nom de la paroisse, sous la forme Saint Germain de Focherville et ses variantes, se rencontre entre 1150 et 1186. Le nom actuel de Saint Germain sur Ay n’apparaît qu’en 1190.

 

Vers 1150, Richard de La Haye du Puits fonda à Saint Germain sur Ay un prieuré qu’il plaça sous l’obédience de l’Abbaye du Mont Saint Michel en lui attachant les revenus du fief de Fourqueville. Dès lors, l’histoire de la paroisse de Saint Germain sur Ay va se confondre avec celle de son prieuré pendant plusieurs siècles.

Dans la petite anse de la Gavérie, le port de Saint Germain sur Ay connaît une certaine activité depuis les temps les plus reculés jusque vers 1900 où il cessa d’exister administrativement.

 

Au début du 17ème siècle, le port était encore très fréquenté, mais pour avoir servi à l’approvisionnement des assiégés de La Rochelle protégés par les seigneurs du canton, presque tous protestants, il fut interdit vers 1630 et plus tard encore vers 1720, au profit de celui de Carteret sous prétexte que l’éloignement des bureaux de traites y facilitaient trop la contrebande.

 

Après la disparition des salines et le déclin de la tangue qui en avaient fait au moyen-âge un des centres les plus actifs du Cotentin, le havre avait un peu changé de visage, le fond s’en était exhaussé et couvert d’une herbe rase que l’on nomme ici « grapillon ». Les oies y étaient nombreuses, les moutons aussi, dits de prés-salés, qui paissaient là en toute liberté.

 

A la révolution, Michel Ernouf, laboureur de son état et fermier du prieuré, devient le premier maire de Saint Germain sur Ay. En 1843, la commune décide de vendre une portion de biens communaux pour construire une école de garçons. En 1871, une épidémie de variole fait environ 80 victimes à Saint Germain sur Ay.

 

La première guerre mondiale fait une trentaine de victimes parmi les jeunes saint germinais appelés sous les drapeaux.

 

1929 : électrification du bourg de Saint Germain sur Ay.

 

1933 : électrification du hameau la Mer (Plage).

 

1935 : installation de la 1ère boîte à lettres à la Plage.

 

A la veille de la deuxième guerre mondiale, Saint Germain sur Ay compte 492 habitants.

 

Deux soldats de Saint Germain meurent en 1940. Les premiers allemands entrent dans la commune le 18 juin 1940. Dès lors la vie va changer. Même si les soldats font preuve généralement de politesse et de courtoisie, la population supporte mal les réquisitions : paille, fourrage, chevaux, bicyclettes, voitures…

 

En 1944 Jean Goubert, chef militaire du mouvement de résistance « libération nord » qui vit sur sa modeste ferme de Saint Germain, est arrêté chez lui pour avoir caché des soldats américains. Il tente de s’échapper et est abattu par les soldats allemands.

 

Les américains entrent dans Saint Germain le 13 juillet 1944. S’en suivit alors une période de reconstruction pour arriver au Saint Germain d’aujourd’hui.

 

 Saint Germain sur Ay l'église, CPA collection LPM 1900

     

 MAIRES ET CURES BAS NORMANDS

 
 LE LIÈVRE

 

Par Jean Des Sablons
Ancien Procureur


Le Curé du Paillon était un bon vivant, gai et réjoui, amateur de bonne chère et de gros bère, au demeurant bon et charitable, aimant à rendre service et pas trop dur pour les jolies pécheresses de sa paroisse. Il était très aimé de ses paroissiens qui lui témoignaient fréquemment leur reconnaissance en lui envoyant les prémices de leur basse-cour, le produit de leur chasse ou de leur pêche et même de belles mottes de beurre quand leur vache avait fait veau.


Notre Curé ne fut donc pas surpris quand un matin du mois de décembre le petit gars à la Jeanneton vint le trouver dans la sacristie et lui dire qu’il lui avait envoyé un beau lièvre.


« Vraiment, mon ami, dit le Curé tout réjoui à l’idée d’avoir un bon civet à son dîner.
- Oui ! un bien beau lièvre, M. le Curé

- Tiens, voilà mes clefs, va au presbytère et dis à ma servante de te donner une bonne bouteille de vin pour ta récompense.


En deux sauts l’envoyeur de lièvre fut au presbytère et décampa promptement une fois la commission faite.


A quelques jours de là, notre pasteur le rencontra et du plus loin qu’il l’aperçoit :
« Ah ! te voilà petit polisson, c’est toi qui oses te moquer de ton pasteur !
- Moi ! fit effrontément le gamin, comment ça ? Ah ! Comment ça. N’es-tu pas venu l’autre jour à la sacristie me dire que tu m’avais envoyé un beau lièvre et tu ne m’avais rien envoyé du tout, méchant gringalet ?
- Vrai ! vous ne l’avez pas vu, M. le Curé.
- Bien sûr que je ne l’ai pas vu.
- Dam ! Je vas vous dire : ce jour-là je suis passé à travers l’herbage de M. Batiste ; j’ai aperçu un beau lièvre qui détalait devant mé, j’l’y ai crié : Hé là-bas ! tu sais bien où demeure M. le Curé, va le trouver de ma part. S’il n’y est pas allé ce n’est vraiment pas de ma faute.


Au revoir M. le Curé. »

 
     
 PROPHETIE DES PAPES
 
  1149 - 1181
 

Devise 6

 

Devise 7

 

.Ex tetro carcere

(D'une noire prison)


Victor IV antipape

 (7 septembre 1159 - 20 mars 1164).

 

 Ottavio de Monticelli naquit à Tivoli en 1095, et fut cardinal de Saint-Nicolas in carcere (en prison).



Via Transtiberina

 (La voie transtibérine)


Pascal III  antipape

 (26 septembre 1164 - 20 septembre 1168).

 

 Guido da Crema naquit en Lombardie et fut cardinal de Saint-Marie au Transtévère.

 

 Devise 8

 

De Pannonia Tusciae

 (De la Pannomie de Tuscie)


Calixte III antipape

 (1170 - 1177).

 

 De nationalité hongroise (pannon en latin), Jean Morson fut cardinal-évêque de Tusculum

.

 

 


Devise 9

 

Ex ansere custode

 (De l'oie gardienne)


Alexandre III

 (1159 - 3 août 1181).

 

 Né à Sienne vers 1105 en Toscane, Rolando Bandinelli était issu de la famille Paparona, nom signifiant oie. On explique le gardien par le fait qu'il est un vrai pape régnant en même temps que des antipapes.

 

 

 

   
   
     
 

 

 

PLANTOIR

 

Un plantoir est un outil individuel comportant une extrémité en forme de cône et servant à faire des trous dans le sol fraîchement bêché.

 

     
     

 

 

 

PLANTOIR A BULBES


Le plantoir à bulbes ou plantoir emporte-pièce, est un cylindre légèrement conique : en l'enfonçant, on obtient des trous de 6 à 8 cm de diamètre, parfaits pour disposer bulbes et tubercules. Il existe un modèle à long manche.

     

 

TRANSPLANTOIRS

 

Le transplantoir est une sorte de petite pelle individuelle à manche court. C’est un outil indispensable pour tout jardinier, donc indispensable dans un rayon outillage. Les prix varient en fonction de la qualité de l’outil, de plus certains fabricants se sont intéressés à son ergonomie en intégrant une poignée en caoutchouc anti-dérapant pour le confort de l’utilisateur. Le transplantoir est aussi appelé "loucheux".

 

La largeur de cet outil est variable (autour d'une dizaine de centimètres), ainsi que sa longueur (environ 20 centimètres pour la partie avant, plus la longueur du manche).