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 Sixième année  Mardi 17 juillet 2012 Numéro 1383
   
 HAMBYE               CC 34.04 du canton de GAVRAY
 

 Hambye, Hambeya, Hambia.

 

Jour de marché a Hambye en 1908, CPA collection LPM 1900

 

Revue monumentale et historique de l’arrondissement de Coutances

Renault, « Annuaire du département de la Manche » 1854 et additifs de 1861

 

Hambia, suivant les uns, Hambeya, suivant d'autres, aurait été la capitale de ces peuples celtiques appelés Ambivares dans les commentaires de Jules-César : le mot Hambye signifierait aussi village, demeure de Bie, du mot ham, qui, dans la langue celtique, voulait dire hameau, habitation.

 

Une rivière qui coule dans la commune porte le nom de Hambiotte, quœdam aqua quœ Hambiota nominatur.

 

L'église actuelle de Hambye en a remplacé une qui datait du XI° siècle. Elle se compose d'un chœur, d'une nef et de deux bas-côtés qui s'arrêtent au mur absidal, sans rayonner autour du chœur. Dans toutes ses parties elle est voûtée en bois.

 

La nef et les bas-côtés ne remontent pas au-delà de 50 à 60 ans. Le chœur, quoique n'offrant aucun caractère, parait être plus ancien.

 

Les arcades des fenêtres et celles qui mettent le chœur et la nef en communication avec les bas-côtés présentent un demi-cercle, ou mieux peut-être un cintre surbaissé.

 

La tour, carrée et terminée par une plate-forme, est au nord, et en dehors de l'église.

 

On remarque à l'occident de la nef un joli porche du XV° siècle, et qu'on a sans doute conservé lors de la construction de la nef et des bas-côtés. Des consoles, figurant des têtes grimaçantes, reçoivent les arceaux croisés de la voûte. Le point de jonction des arceaux offre un écusson, soutenu par deux anges, et sur lequel un calice est représenté. L'arcade s'élève en accolade, et ses rampants, garnis d'animaux, reposent sur des lions.

 

Les colonnes de l'autel sont torses, chargées de raisins et de feuilles de vigne. Elles portent un entablement chargé de médaillons.

 

 

J'ai relevé dans le chœur, sur des pierres tombales, les inscriptions suivantes:

 

SOUS CE TOMBEAU REPOSE LE CORPS DE

VENERABLE ET DISCR. PERSONNE GUILL. MARIETTE

P. CURE de HAMBYE décédé LE 30 JUIN 1676

IHS MA

 

DESSOUS CE TOMBEAU EST

LE CORPS DE VENERABLE ET DISCRETE PERSONNE

M°. HENRY ROBER MARIETTE

Ptre CURÉ DE CE LIEU

DECEDE LE 28 7bre 1720

AGÉ DE 48 ANS

PRIEZ DIEU Pr LE REPOS DE SON AME AMEN.

 

SOUS CE TOMBEAU REPOSE LE CORPS DE

M°. HENRI ROBERT MARIETTE

Ptre CURE DE CE LIEU

DECEDE LE 18 AVRIL 1701.

TOMBEAU DE VENERABLE PERSONNE

M°. ANTOINE MARIETTE

Ptre CURE DE CE LIEU ET DOYEN DE GAVRAY

DÉCÉDÉ LE 26 MARS 1752

PRIEZ DIEU POUR LUY.

 

CY GIST LE CORPS DE DISCRETE PERSONNE

M°. PIERRE GUILLAUME MARIETTE

Ptre CURÉ DE HAMBYE DÉCÉDÉ LE

15 9bre 1756

PRIEZ DIEU POUR LUY.

 

CY GIST ET REPOSE LE CORPS DE

CHARLES DE BEAUFILS

ESCUYER GOUVERNEUR ET CAPITAINE DU CHASTEAU DE HAMBYE

QUI DECEDA LE 24 DOCTOBRE 1652.

 

CY GIST LE CORPS DE MICHEL DE BAUFILS

ESC. Sr DE LATOVILLE GOUVERNEUR DU CHASTEAU DE HAMBYE LE QUEL DECEDA

LE 7e JOUR DE JUIN 1658 AGE DE 83 ANS

PRIEZ DIEU POUR LUY.

 

On lit encore dans le chœur, sur un carreau appliqué sur le mur de la tour, l'inscription suivante, consacrée à la mémoire d'un curé de Hambye, mort apparemment dans le premier quart du XVII° siècle :

 

HIC QUI LVSTRA DECEM SECVRO PASTOR OVILI

EXCVBVIT, PRESSUS MEMBRA SPORE JACET

EXTINCTUM FLET MOESTA DOMVS. VOX OMNIBVS VNA EST :

OCCIDIT, HEV ! QUO VIX JVSTIOR ALTER ERAT.

BAT, PIA TVRBA, DATVM LACRYMIS ; ABSISTE QVERENDO,

NON OBIIT, VIVIT, QVEM PERIISSE PVTAS.

QVIN AVDI : EX IMO VOCES TIBI MITTIT EASDEM

MARMORE, DE CELSO QVAS DABAT ANTE LOCO :

DISCE, O TVRBA, MORI ; SVMMA HÆC SIT REGVLA VITAE ;

ET MIHI, SI MEMOR ES, QVAM POTES AFFER OPEM.

HÆC PATRVO SVO POSVIT MOERENS DOM. LVD. PICQUELIN

BACCAL. THEOL. IN DEFVNCTI SACERDOTIVM SVFFECTVS.

 

Dans le cimetière, sur une table en granit:

 

ICI REPOSE LE CORPS DE HONORABLE HOMME PIERRE HUREL

VIVANT SIEUR DE LA FOURIERE VETERANT DES GARDES DU

CORPS DU ROY ET CONCIERGE DU CHASTEAU DE HAMBYE

DECEDE LE SIXIESME JOUR DAOUST EN LANNEE 1657 PRIES Pr MOY

 

Et devant une croix, sur une pierre tumulaire :

 

À LA MÉMOIRE

D'ANTOINE DAVID ROGER LETULLIER

ANCIEN PROCUREUR DU ROI EN L'ELECTION DE COUTANCES

PREMIER SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU DÉPARTEMENT DE LA MANCHE

MAIRE DE HAMBYE

SON LIEU NATAL

OÙ DANS SA 73° ANNÉE, LE 10 8bre 1822

IL EST DÉCÉDÉ

JUGE DE PAIX DE LA VILLE ET CANTON DE COUTANCES.

 

A Hambye, comme dans beaucoup d'autres paraisses, on a fait des marches avec des pierres tumulaires. L'église est sous le vocable de saint Pierre; elle était comprise dans l'archidiaconé du Val-de-Vire et dans le doyenné de Gavray. L'abbaye de Hambye en avait le patronage et nommait à la cure, qui payait une décime de 20 livres: elle dimait tout, même les novales, le lin et le chanvre : percipit omnes garbas etiam novalia, et linum et canabum. Le curé n'avait que le reste, Rector percipit residuum. Ce fut Guillaume Paynel qui donna cette église à l'abbaye le jour qu'il fonda cette maison religieuse : Donavi, dit la charte de fondation, ecclesiam de Hambeia cum pertinentiis suis in perpetuum possidendam. Cette donation fut- plusieurs fois confirmée par la famille Paynel.

 

Le château avait une chapelle sous le vocable de saint Nicolas. Chaque année, le jour de Pâques, l'abbaye de Saint-Sever était tenue d'y envoyer un moine qui célébrait la messe. Ce religieux devait d'abord se présenter à l'abbaye de Hambye, et se rendre ensuite en chasuble depuis l'abbaye jusqu'au château, accompagné d'un ermite de Saint-Gerbold, qui lui servait la messe.

 

Guillaume Paynel, chevalier, seigneur de Hambye, aumôna, en 1272, les religieux qui desserviraient la chapelle Saint-Nicolas, placée dans son château, d'une acre de terre, unam acram terrœ sitam in parochia de Hambeja. L'abbé de Hambye avait précédemment permis à Foulques Paynel de choisir, pour le service de sa chapelle, celui des religieux qui lui conviendrait, à l'exception cependant de l'abbé, du prieur et du bailli : exceptis tribus videlicet abbate, priore et ballivo .

 

Le bas de la place Hambye , CPA collection LPM 1900

   
 LES VACHES ALLEMANDES
 
 Gelbvieh

 

 Maman Gelbvieh


Origine

 

Originaire de Franconie, elle est aussi appelée blonde d'Allemagne (German yellow aux États-Unis. Elle est issue de croisements dès le XVIIIe siècle entre pie rouge des plaines, (red holstein, Deuts-ches rotbunte) simmental et bru-ne. Les caractéristiques de race qu'on voulait obtenir ont été défi-nie en 1872 : couleur unie, bonne musculation et aptitude au travail. L'association des éleveurs de la race a été fondé en 1897 avec l'ouverture du livre généalogique. Au moment de la Seconde Guerre mondiale, du sang de danoise  rouge a été introduit.

 

La Gelbvieh se trouve en Franconie et en Thuringe Du fait des petites exploitations dans la région le nombre est en diminution. En 2004, il y avait 5400 vaches et 44 taureaux inscrits au herd-book 

 

Sa semence a été introduite aux États-Unis en 1971. Elle a servi à développer une race 15/16 ème de Gelbvieh et participe à des programme de croisements avec des zébus.

 

Morphologie

 

Elle porte une robe uniforme brun clair à froment et des cornes courtes en croissant. Ses muqueuses sont rosées.

 

Elle est de taille moyenne, avec une bonne musculature et un squelette robuste. Les femelles pèsent entre 650 et 800 kg, pour une taille de 1,34 à 1,40 m.

 

Aptitudes

 

Race à double fin, elle produit 4700 kg de lait par lactation, au taux butyreux de 3,9 % et au taux protéique de 3,5 %. De plus en plus remplacée pour la production laitière par des races à meilleur rendement, son lait sert à élever des veaux lourds à croissance élevée, parfois en croisement avec des pures races à viande.

 

En Amérique, ses qualités de vache allaitante sont sélectionnées. Elle n'est plus considérée comme mixte, mais comme seule race à viande.  

 

Papa Gelbvieh


Les semences importées ont été choisies sur des lignées sans cornes. Ainsi, la branche américaine se distingue de la branche européenne.

   
 UN SIECLE DE MODE FEMININE   1794/1894
 
 1803 - 1807
 
         
 
     
         
 
 

 

 

 

 

1803

 
 
     
 
 

 

 

 

 

1804 

Robes, chapeaux

et éventail


 
         
 
 

 

 

 

 

1804


 
         
 
 

 

 

 

 

1805


 
         
 
 

 

 

 

 

1805


 
         
 
 

 

 

 

 

1806


 
         
 
 

 

 

 

 

1806

     Robe et chapeau

 


 
         
 
 

 

 

 

 

1806


 
         
 
 

 

 

 

 

1807


 
         
   
   
     
 
 

LA RAMPE D’ARROSSAGE

 

La rampe d'arrosage se fixe sur un arrosoir.

 

Elle permet, grâce à ses trous bien fins, de distribuer un engrais ou un herbicide à un emplacement très précis

 


   
 

LE TOURNIQUET

 

Le tourniquet est le système le plus simple.

 

Il peut être avec ou sans pieds.

 

La pression (200g/cm²) fait tourner la rampe : il suffit d'orienter les buses en sens opposé. Il peut couvrir 200 m².


     
 

LE RÔLE DE L'EAU 

Les arrosages au potager

Adonis LÉGUME. 1952


— Nul n'ignore que l'eau est nécessaire à la vie et à la croissance des végétaux, plus particulièrement à celle des légumes feuillus, dont la teneur aqueuse atteint et dépasse 90 p. 100.

 

C'est grâce à l'eau que les principes nutritifs, captés par les poils absorbants des racines, peuvent véhiculer dans les vaisseaux capillaires à l'état de sève, laquelle apportera avec elle ses constituants, c'est-à-dire l'oxygène et l'hydrogène nécessaires à l'élaboration de tous les tissus des légumes feuillus, des légumes racines et des légumes fruits.

 

     

Si, en général, dans la grande culture, les plantes en sont réduites à la portion congrue des apports de l'atmosphère, sous la forme de pluie, de brouillard, de rosée ... souvent aléatoires, dans les jardins exploités d'une façon intensive, on supplée à leur insuffisance par des arrosages appliqués au moment opportun et en quantité raisonnée.