A voir aussi

 Sixième année  Jeudi 19 juillet 2012 Numéro 1385
   
 HAMBYE               CC 34.04 du canton de GAVRAY
 

 FAITS HISTORIQUES 1/2

 

La Place Hambye en 1908, CPA collection LPM 1900

 

Revue monumentale et historique de l’arrondissement de Coutances

Renault, « Annuaire du département de la Manche » 1854 et additifs de 1861


On a trouvé à Hambye de ces instruments en bronze qu'on désigne ordinairement sous le nom de coins ou haches, et qui sont antérieurs à l'époque gallo-romaine. Le château de Hambye a toujours été possédé par de puissants barons.

 

Sur les listes des seigneurs normands qui jouèrent un rôle important lors de la conquête de l'Angleterre, on lit les noms de Raoul et de Guillaume Paynel : ils appartenaient l'un et l'autre à l'une des plus riches et des plus grandes familles de la province. Guillaume-le-Conquérant, voulant récompenser Raoul Paynel des services qu'il en avait reçus, lui concéda en Angleterre un grand nombre de seigneuries dans divers comtés. On lit qu'il en avait jusqu'à 45 dans celui d'York.

 

Cette famille donna son nom à plusieurs paroisses, et les seigneuries qu'elle avait en Normandie étaient aussi nombreuses que les concessions qu'elle avait obtenues en Angleterre. Ainsi, elle posséda avec Hambye les seigneuries d'Agon, d'Ouville, de Regnéville, Chanteloup, Bricqueville-les-Salines, Lingreville, la Haye-Pesnel, Percy, Moyon, d'Agneaux, et plusieurs autres.

 

On trouve au nombre des seigneurs et chevaliers normands qui, sous Philippe-Auguste, avaient le droit de porter bannière , Foulques et Jean Paynel. L'un et l'autre prêtèrent serment au roi dans une grande assemblée qui eut lieu à Rouen, au mois de novembre 1205.

 

Parmi les barons normands renommés dans le XIV° siècle, et à la fin du XIII°, figurent le sire de Hambye, Jean Paynel de Marcey, Paynel de Moyon. Fouques Paynel, Raoul Paynel, Guillaume Paynel d'Agon, Guillaume Paynel de Bracqueville, et Thomas Paynel.

 

La seigneurie de Hambye, à cette époque, valait 1 200 livres de revenu; c'est ce que nous apprend un acte de l'an 1327, dans lequel on lit : « M. Fouquier Paenel chevalier tient Hambye et ses appartenances cest assavoir Bréhal Ouville Hauteville Courtil en la vicomté d'Avranches et valent les choses dessus dites autant comme il en demeure en sa main environ 1200 liv. de revenus. »

 

Ce Fouquier Paynel figure au nombre des cinquante nobles seigneurs normands qui, en 1339 , revêtus des pouvoirs et procurations des prélats et gens d'église des autres nobles des citoyens habitants des villes et de tout le commun peuple de Normandie, s'engagèrent par un traité fait devant notaire à fournir pendant dix semaines 4 000 chevaliers, hommes d'armes, et 2 000 hommes de pied, pour aider au roi de France à faire, au nom de Jean, son fils, duc de Normandie, la conquête du royaume d'Angleterre; parce que Jean en serait proclamé roi, et que ceux qui l'auraient accompagné obtiendraient des concessions dans le pays conquis. Cet acte prouve combien était grande la haine des Normands contre l'Angleterre, puisqu'ils en voulaient faire une seconde fois la conquête.

 

Après Foulques Paynel, on trouve Jehan Paynel, qui était chevalier, capitaine de la frontière des pays de Normandie; et Guillaume Paynel, chevalier, sire de Hambye, aussi capitaine commis et establi par le roi ès parties du Costentin.

 

Le château de Hambye était trop important pour n'être pas attaqué par les ennemis de la France. Aussi, en 1362, les Anglais et les soldats du roi de Navarre l'occupaient et y avaient une garnison. Les chefs qui les commandaient les envoyaient chevaucher de jour en jour sur la ville de Saint Lo, prenant gens d'icelle ville, emmenant plusieurs personnes tenues en leurs fors, et avec ce les marchands fréquentant la dite ville de Saint Lo ont été par eux dérobés de. leurs draps et autres biens. Aussi, par un « mandement du 17 juin 1362, des élus de par le roi en la cité de Rouen, sur le fait de l'aide ordonnée à lever pour la délivrance du roi, fut-il enjoint à ceux du diocèse et cité de Coutances, pour qu'ils aient à rabattre la somme de 200 livres tournois sur la ferme des draps de la ville de Saint Lo, dont les marchands avoient été pillés, emmenés prisonniers et même mis à mort par les Anglois et Navarrois de la garnison de Hambye.  »

 

Un Guillaume Paynel, baron de Hambye et seigneur d'Ollonde, ayant épousé, dans le cours du XIV° siècle, Jeanne Bertrand , de la puissante famille de Bricquebec, se trouva possesseur de la baronnie de Bricquebec et des domaines étendus qui en dépendaient. Ils eurent un fils du nom de Guillaume, qui posséda, après eux, les châteaux de Hambye et de Bricquebec, et les laissa à son fils, aussi nommé Guillaume.

 

Ce Guillaume épousa une de ses parentes, fille d'Olivier Paynel, seigneur de Moyon. Il ajouta, par cette alliance, la grande baronnie de Moyon à celles que déjà il possédait. Cet Olivier Paynel avait eu pour femme Isabelle de Meullan du Neufbourg, dame du Mesnil-Patry.

 

Nicolas Paynel,.fils de Foulques Paynel et d'Agnès de Chanteloup, épousa, vers l'année 1393, Jacqueline de Varenne, veuve de Raoul Tesson, seigneur du Grippon. Ce Nicolas Paynel et Foulques Paynel partagèrent, en 1413, la succession de leur frère Jean Paynel, mort sans enfants. Voici quelques passages de l'acte de partage :

 

« A tous ceux qui ces présentes lettres verront Jean Boivin clerc garde des sceaux des obligations de la vicomté de Coutances salut. Scavoir faisons que par devant Jean Lengronne tabellion juré et commis au siège de Cenilly ce sont les partyes d'héritages que fit messire Nicole Paisnel chevalier seigneur de Moyon a monsire Foulques Paisnel chevallier seigneur d’Hambye et de Bricquebec des héritages qui leurs sont eschus de la mort et succession de feu monsire Jean Paisnel chevallier sire du Mesnil Ceron leur, frère. »

 

Suit le détail de tous les biens qui composent chaque lot:

 

« On voit que le premier lot demeura par non choix à monsire de Moyon et quant à ce que dit est les dits chevalliers chacun en son fait obligèrent eux et leurs hoirs et tous leurs biens présents et à venir en témoing de ce nous gardien des sus dits à la relation du dit juré nous avons mis à ces lettres le scel dessus dit sauf autruy droit. Ce fut fait en la présence de monsire Charles de Dinan et monsire' Guillaume de la Haye chevalliers le quatrième jour d’octobre l’an de grâce mil quatre cent treize. »

 

En l'année 1421, il y eut une revue de la garnison du Mont-Saint-Michel ; on y vit paraître entre les chevaliers messire Nicolle Paisnel banneret. Ailleurs on lit: La monstre de messire Nicolas Paynel chevalier banneret et quatre chevaliers bacheliers et quatorze escuyers de sa chambre….

 


L'Abbaye de Hambye , CPA collection LPM 1960

   
 QUELQUES FROMAGES
 
 LE  VALANCAY

 

Cette petite pyramide tronquée noire au coeur blanc est fort appétissante...

 

D'origine berrichonne, ce fromage tiendrait son nom du Prince de Talleyrand, propriétaire du château de Valençay , qui lors d'un banquet lui coupa la tête...

 

Sa forme pyramidale, elle, vient à l'origine de l'utilisation de moules à gâteau pour l'égouttage.

 

Fromage au lait de chèvre, il a une saveur caractéristique liée à la flore de la région : lande, cerisiers, sainfoin... et pour cela, il bénéficie d'une Appellation d'Origine Controlée (AOC). Meilleur en fromage fermier, il est excellent de mars à octobre quand les chèvres sont de nouveau à l'extérieur. 

 

CPA collection LPM

   

 LES VIELLES PROVINCES FRANCAISES 17

 
 L'ANGOUMOIS

L'Angoumois est une ancienne province française, située entre Limousin à l'est, Périgord au sud, Saintonge à l'ouest, et Poitou au nord.

 

Il correspondà la partie centrale de l'actuel département de la Charente. Il comportait égale-ment quelques paroisses de l'ac-tuel département des Deux-Sèvres (Pioussay, Hanc et Bouin, issues du marquisat de Ruffec).


Historique


Cette province s'est établie sur le territoire des Agésinates, peuple gaulois faisant partie de l'Aquitaine seconde qui avait Iculisma pour capitale, l'actuelle Angoulême. Elle comprenait les pays suivants : Ruffécois, Horte et Tardoire et une partie du Confolentais, et faisait partie, avec le Cognaçais, des possessions de la maison des Valois-Angoulême lorsqu'ils accédèrent au trône de France.

 

Ses frontières sont irrégulières, comme la plupart des autres provinces, selon que l'on considère ses différentes administrations :

 

Le diocèse d'Angoulême, érigé dès le IIIe siècle, limité par ceux de Limoges, de Périgueux, de Saintes et de Poitiers. Il s'étend sur quelques paroisses et hameaux de ces derniers. Il ne semble pas avoir été remanié, depuis son premier établissement, jusqu'à la fin du XVIII siècle.

 

Son gouvernement militaire : après avoir fait partie du gouvernement d'Orléans, il est joint à la Saintonge pour ne faire qu'un seul et même gouvernement, comprenant un seul gouverneur, un lieutenant général de province, et un lieutenant du Roi. Son rôle est de faire observer la discipline militaire et faire exécuter les ordres du Roi.

 

Son gouvernement civil, communément appelé province, qui s'étend sur tout le territoire sujet à la coutume du pays; il s'agit de la sénéchaussée, inventée au regard des coutumes observées dans un même territoire. La coutume du pays a été rédigée par autorité royale, sur l'invitation de Louis XII, et publiée le 10 octobre 1514, sous 10 titres contenant 121 articles.

 

Son administration des finances : elle comprend 2 élections, celle d'Angoulême, qui dépend de la généralité de Limoges, et celle de Cognac, qui dépend de la généralité de La Rochelle. L'une et l'autre s'étendent même sur des paroisses ou des hameaux qui ne sont pas de cette sénéchaussée.

 

 

CPA Collection LPM

 

17 L'Angoumois

 

Blason de l’Angoumois

 

Ce sont les armes de la première dynastie comtale qui régna sur l'Angoumois et dont l'assise était le château d'Angoulême. Il s'agit de la famille des Taillefer, dont le premier représentant, Vulgrin, ou Wulgrin, voire Bougrin (selon les auteurs), est dit parent de Charles Le Chauve, roi de France. Il fut envoyé dans cette province, en 868, pour s'opposer aux envahisseurs Normands.

 

C'est son petit-fils, Guillaume, qui donnera le nom de Taillefer à la dynastie, car il aurait tué un chef normand d'un coup de sabre qui, malgré l'armure, le fendit de haut en bas !. C'est en souvenir de cette glorieuse bataille que ces armes (et leur nom) ont été attribuées par la suite aux Taillefer. En effet, on peut parler d'allusion au nom (ce ne sont pas des armes parlantes), car il s'agit de taillés et de tranchés (et non un losangé), répétés plusieurs fois pour rappeler la violence du combat, le tout au couleur des Plantagenêts, pour légitimer leur filiation.

 

 

Blason de l’Angoumois

 

  • Source Wikipedia.org
   
   
     
 

 


LA RATISSOIRE

 

Elle sert à détruire les herbes parasites qui infestent les allées des jardins en arrachant ou coupant les racines au dessous du collet. Il y a deux espèces : la ratissoire à pousser, a le tranchant de sa lame en avant, et la lame de la ratissoire à tirer, est placée dans le sens opposé. On se sert donc de celle ci en marchant à reculons. Les meilleures ratissoires à tirer sont fabriquées avec des portions de lames de faux

 

La ratissoire, aussi appelée grattoir, est une binette à long manche dont la lame frontale demande moins d'efforts à l'utilisateur : Il suffit de pousser pour obtenir un bon résultat.

 

     
 

 

LA SCIE EMMANCHEE

 

La scie emmanchée à l'aide d'une douille est très utile pour l'élagage des arbres de taille moyenne.

 

La forme arrondie de la lame permet une pénétration plus aisée au milieu des branches.

 

 

LES FORCES A TONDRE

 

Les forces à tondre sont un coupe-bordure manuel efficace mais fatiguant.

 

La poignée est munie d'un ressort qui actionne les lames.

 

     

 

EXTIRPATEUR

 

Pour extirper les mauvaises herbes. Couteau concave galvanisé. Poignée de forme spéciale