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 Sixième année  Lundi 06 Août 2012 Numéro 1397
   

 BRICQUEVILLE LA BLOUETTE           

 CC 36.01 du canton de Coutances

 
 Eglise St Martin

 

Source Diocèse de Coutances et Avranches

Département de la Manche

PAROISSE NOTRE-DAME DE COUTANCES

 

Église (11e / 18e) Elle dépendait, sous l'ancien régime, du diocèse de Coutances, de l’archidiaconé de Coutances (ou de la Chrétienté) et du doyenné de la Chrétienté.

 

 

Architecture :


L'église a la forme d'une croix latine : elle se compose d'une nef, d'un transept et du choeur.


A l'extérieur: on remarque que les murs de la nef ont été repris en plusieurs parties dont quelques-unes présentent une maçonnerie en arêtes de poisson; dans le mur nord, une fenêtre en plein cintre aujourd'hui bouchée, atteste également une construction primitive remontant au 11è ou au 12è siècle.


La nef est précédée d'un rustique clocher-porche gothique couvert d'un toit en bâtière. Il faut remarquer le beau portail, décoré d'un linteau trilobé.

 

Le choeur, terminé par un chevet à pans coupés, et les deux chapelles latérales formant transept sont le fruit d'un remaniement du 18è siècle.

 

Dans le cimetière environnant, remarquer deux pierres tumulaires : l'une est celle de Thomas-François LEGRELE, curé de Bricqueville décédé en 1826, à l'âge de 76 ans; l'autre, celle de Pierre VILLEQUIN, prêtre décédé en 1840, à l'âge de 79 ans.

 

Toujours dans le cimetière, mais devant le mur septentrional du choeur, sur une pierre tombale, on relève cette inscription:


CY GIST LE CORPS DE Me HERVERT DUCHESNE,

CURE DE BRICQUEVILLE LA BLOUETTE,

NATIF DE COUTANCE, AGE DE 34 ANS,

DECEDE LE 9 AVRIL 1744.


A côté, une autre pierre que l'on reconnaît pour être celle d'un prêtre, aux attributs dont elle est ornée . Du cimetière, jeter un regard sur la vallée de la Soulles.  

 

L'intérieur et le mobilier :


Dans l'église, sur une pierre tumulaire, on lit l'inscription suivante :


CY GIST LE CORPS DE Me NICOLAS GAMBILLON,  

NATIF DE CE LIEU, PRETRE, AGE DE 65 ANS,

DECEDE LE 27 SEPTEMBRE 1758.
PRIEZ DIEU POUR LUI.

 

L'autel

 

L'autel, de style baroque, est orné de deux anges

 

Au-dessus, le tabernacle-ostensoir date de la fin du 18è siècle.

 

Dans la nef, remarquer le Christ du 18è siècle, et, dans le bas de l'église, la cuve baptismale.

 

Tour de l'église

 

L' Autel

 

Quatre statues des 16è et 18è siècles ornent l'église :

 

1- Saint Martin, patron de la paroisse.

2- Sainte Barbe, en bois polychrome du 18è siècle

3- Saint Jouvin, pierre polychrome du 16è siècle.

4- Sainte Marthe, pierre calcaire du 16è siècle.

 

Saint Martin

Sainte Barbe

Saint Jouvin 

Sainte Marthe

 

BRICQUEVILLE ET LE CULTE DE SAINT JOUVIN


Dans la chapelle du transept nord de l'église, on ne peut que remarquer la très belle statue de Saint Jouvin, ainsi que le vitrail qui la surmonte.


Selon la légende, le maître-maçon qui dirigeait les travaux de la cathédrale de Coutances se nommait Jouvin. Son habileté au travail était si grande qu'elle faisait l'admiration des ouvriers qu'il dirigeait. Les travaux achevés, Jouvin, du haut de la cathédrale, aurait lancé son marteau de tailleur dans la direction de la mer; et ce marteau, volant quelques kilomètres, serait tombé à quelque distance de ce qui est aujourd'hui le bourg de Bricqueville. Une chapelle y a été élevée qui est aujourd'hui transformée en grange.


Le culte de saint Jouvin est toujours très vivant dans la paroisse où il est invoqué tout particulièrement pour guérir l'eczéma. Depuis 1975, saint Jouvin est fêté, fin mai ou début juin, ce qui est tant une cérémonie religieuse qu'une fête populaire.  

 

Les vitraux

 

Les vitraux, dons de familles bricquevillaises, retraçant la vie du Christ et de la Vierge Marie, datent du début du 20è siècle (1903 - 1929) et ont été réalisées par la maison MAZUET de Bayeux. 

     
 
     
 
     
 
     

 MAIRES ET CURES BAS NORMANDS

 
 ORATE FRATRES

 

Par Jean Des Sablons
Ancien Procureur


Un matin en allant dire sa messe, le Curé de Mesnil-Tour aperçut dans la prairie qui s’étend au pied de l’église, un veau qui gambadait au milieu de l’herbe et s’en donnait à coeur joie.

 

 

Ce veau ferait bien mon affaire, pensa le Curé, il remplacerait avantageusement la chèvre qui est dans mon étable.


Arrivé à l’église il appela son sacristain et lui montrant l’objet de sa convoitise, il lui dit :

 

« tu vas prendre ma jument et aller me chercher ce veau pendant que je vais commencer la messe. »


Le Custos exécute les ordres de son pasteur et déjà, le veau placé en travers sur le bidet, il se disposait à regagner le presbytère avec le produit de son larcin lorsque le propriétaire de la prairie arriva et, voyant ce qui se passait, courut sus au larron, lui donna une maîtresse râclée, détacha son veau et emmena chez lui la jument du Curé.


Le Custos retourna tout penaud à l’église et arriva au moment où le Curé debout à l’autel se retournait pour dire : Orate fratres.

 

 

En apercevant son messager il changea la formule et s’écria sur un tout autre ton :

 

« L’as-tu ? L’as-tu ? Ce beau veau poilu ? »


Le Custos lui répondit sur le même air :


« Battu ! Battu ! Contrebattu ! Et le hi han han perdu ! »

 LEGENDES DE SEINE MARITIME 15
 
 GRAVILLE
 

À BON ENTENDEUR

Charles NODIER

La Seine et ses bords (1836) 

 

Graville posséda longtemps les reliques de Sainte Honorine, qui ont été rendues au monastère de Conflans ; mais, malgré cette restitution, le sarcophage resté vide attira toujours la foule à Graville, où six chanoines réguliers, jouissant paisiblement d'un revenu annuel de 40.000 livres, pétrissaient encore le tranquille embonpoint du canonicat, au commencement de la Révolution Française.

 

Au dessus du sarcophage il y avait dans le mur une ouverture circulaire, dans laquelle les pèlerins achetaient le droit de plonger la tête pour se guérir de leur surdité.

 

De nos jours, un curé sage et désintéressé a paru à Graville, et, distinguant la religion de l'Évangile des ridicules superstitions du Moyen-âge, il a fait murer la miraculeuse excavation.

 

Collection CPA LPM 1900
   
   
     
 
 

SCIE EGOINE

 

La scie égoïne est le complément du sécateur pour la taille et l'élagage, car elle permet d'éliminer des branches plus importantes.

 

Préférer les modèles à lame fine qui passent partout.

     
 

Scie d´élagage pour professionnels de l´arboriculture. Elle est très performante pour les sciages de bois secs et durs. Poignée fabriquée en matériaux bicomposants permettant une prise en main parfaite. Verrou de sûreté, bloqué lorsque la scie est pliée. Longueur de lame : 190 mm

 

 

Technique pour couper une branche élevée

 

La technique, si elle est bien employée, permet de couper une branche sans provoquer de blessure (déchirure) à l'arbre lorsque la branche tombe.

 

Si elle est en hauteur, bien positionner l'échelle pour éviter une chute accidentelle.

Faire une entaille d'environ un tiers de la section, sous la branche à l'endroit de la coupe.

Finir la coupe de la branche

 

Technique d'affûtage

 

Le dévoiement, s'explique par le fait qu'une dent de la scie est dévoyée à droite et que la suivante est dévoyée à gauche par rapport à l'axe de la lame. Technique d'affûtage permettant l'évacuation de la sciure au moment de la coupe. Lorsqu'il est mal fait ou que la scie est mal affûtée on observe un encrassement et l'obligation d'appliquer une force supérieure à ce qu'elle devrait être au moment du travail.

 

L'affûtage se pratique à l'aide d'une lime qui enlève le métal avec un angle précis. Chaque dent est affûtée sur ses deux faces. On réalise l'affûtage des dents dévoyées à droite puis dévoyées à gauche, ou l'inverse.

     
 

CISAILLE À GRILLAGE

 

Une cisaille est un outil proche du ciseau, mais plus grand pour couper des matériaux comme le grillage ou une plaque de fer.