{"type":"Le petit manchot","collection":"Journal du manchot","reference":{"nom":"LPM 1403 du 14-08-2012"},"ref":"le-petit-manchot-lpm-1403-du-14-08-2012"}
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| Sixième année Mardi 14 Août 2012 | Numéro 1403 | |
| L'ETANG BERTRAND CC 40.03 de Bricquebec en Cotentin | ||
| Le village de l'Etang-Bertran | ||
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Source: Le blog de closducotentin.over-blog.fr J. Deshayes, 14/03/2004
Note de synthèse provisoire
Selon un état manuscrit de la baronnie de Bricquebec rédigé en 1786 il est indiqué que "La tradition des anciens veut qu’il y ait eu (à l'Etang Bertran) un château et des fortifications. Cela est vraisemblable, mais il n’en est resté aucun vestige".
L'abbé Lebreton mentionne pour sa part l'existence d'un camp romain. Cet ancien retranchement - dont l'origine reste en fait indéterminée - occupait un plateau dominant au sud un méandre de l'Ouve. L’abbé Lebreton affirme également "alors que la grande commune de Bricquebec n'était guère qu'une vaste forêt, la principale agglomération des habitants se trouvait à l'Etang-Bertrand". L'hypothèse d'une occupation médiévale de ce retranchement (non repéré), et celle d'une antériorité de cette agglomération sur celle de Bricquebec, ne sont étayées par aucune source écrite. En terme de "stratégie féodale", le tracé de l'Ouve ne constituait pas sur ce secteur, à l'époque ducale, une frontière territoriale, puisque les possessions des Bertan de Bricquebec s'étendait, au-delà de l'Etang, sur la paroisse de Magneville. L'intérêt stratégique du site, contrôlant un franchissement jadis majeur de l'Ouve sur la chaussée d'un axe routier connu depuis le XIVe siècle sous le nom de Carrière-Bertran, reliant, via Bricquebec, la côte Ouest du Cotentin à la baie des Veys, est cependant assez manifeste pour avoir justifié, à une époque qu'il convient de situer avant le milieu du XIe siècle, l'établissement d'une fortification à cet emplacement. | ||
| Un acte de juillet 1241 évoque la concession de moulins et de terres appartenant à Guillaume de Magneville, seigneur de Magneville, au profit de Robert Bertran de Bricquebec, son suzerain, auprès de l'Etang-Bertran. Aux moulins évoqués, dits se situer entre le moulin de l'Etang et la haie (forêt) de Robert Bertran, sont alors associées une pêcherie, ainsi que toute la terre que possédait Guillaume de Magneville sur le Mont de l'Etang (et in monte de Stagno totam terram quam ibidem habebam), et une aulnaie située entre ce mont et la rivière d'Ouve. La vente comprend aussi "la terre des fourniers" (terram fornellorum) qui se situait probablement dans la même secteur, le pré que le dénommé Richard Ruffus tenait de Guillaume de Magneville prés de la rivière, et la terram Basireis (cf. auj. le hameau Bazire) avec une vergée de pré et la terre proche du champ des moulins (una virgata prati et terra juxta campum molendini). A cette vente est encore jointe la concession de plusieurs rentes à percevoir sur des particuliers résidant sur le fief de Guillaume. Sont notamment mentionnées la rente d'un quartier de froment à percevoir de Ruffo de l'Etang et une autre rente de quatre sols, huit deniers, deux pains, deux poules et vingt œufs dus par Robert Forgeron (ou le forgeron) de l'Etang
| ![]() Plan du pont et des moulins de l'Etang Bertran vers 1780 | |
| Le Bourg
Un coutumier rédigé en 1300 et un aveu de 1456 mentionnent conjointement, les "bourgeois de Bricquebec et de l'Etang".
Un acte de juillet 1241 relatif à la concession de moulins et de terres appartenant à Guillaume de Magneville, seigneur de Magneville, au profit de Robert Bertran de Bricquebec, son suzerain, auprès de l'Etang-Bertran, évoque la rente d'un quartier de froment à percevoir de Ruffo de l'Etang et une autre rente de quatre sols, huit deniers, deux pains, deux poules et vingt œufs dus par Robert Forgeron (ou le forgeron) de l'Etang. Cet acte évoque aussi "la terre des fourniers" (terram fornellorum) qui se situait manifestement dans le même secteur. Le bourg de l'Etang-Bertran est une petite agglomération située à environ cinq kilomètres du château de Bricquebec. L’habitat s’y regroupe autour d'un moulin baronnial et d’un pont routier formant chaussée sur la route menant de Bricquebec à la baie des Veys. Bien qu’il disposât de sa propre chapelle, ce village était anciennement compris dans le très vaste ressort territorial de la paroisse de Bricquebec.
Il est encore question du bourg en 1786 : « Dans Bricquebec est un village de leur nom (les Bertran), l’Etang Bertrand, qui a retenu le titre de bourg, et jouit en effet du droit de bourgeoisie, et il n’y a pas un siècle qu’il y avait encore un marché, des foires, qui ont été transférées au bourg de Bricquebec » (Etat de la baronnie, 1786, p. 57).
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| LES SAINTS PATRONS | ||
| SAINT-PIERRE Fêté le 29 juin Saint Pierre et saint Paul: On ne peut les séparer. Ils sont les deux piliers de l'Église et jamais la Tradition ne les a fêtés l'un sans l'autre. L'Église romaine, c'est l'Église de Pierre et de Paul, l'Église des témoins directs qui ont partagé la vie du Seigneur. Pierre était galiléen, reconnu par son accent, pêcheur installé à Capharnaüm au bord du lac de Tibériade. Paul était un juif de la diaspora, de Tarse en Asie Mineure, mais pharisien et, ce qui est le plus original, citoyen romain.
Tous deux verront leur vie bouleversée par l'irruption d'un homme qui leur dit: "Suis-moi. Tu t'appelleras Pierre." ou "Saul, pourquoi me persécutes-tu? Simon devenu Pierre laisse ses filets et sa femme pour suivre le rabbi. Saul, devenu Paul se met à la disposition des apôtres. Pierre reçoit de l'Esprit-Saint la révélation du mystère caché depuis la fondation du monde: "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant." Paul, ravi jusqu'au ciel, entend des paroles qu'il n'est pas possible de redire avec des paroles humaines. | ![]() | |
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Pierre renie quand son maître est arrêté, mais il revient: "Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime." Paul, persécuteur des premiers chrétiens, se donne au Christ: "Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi." Pierre reçoit la charge de paître le troupeau de l'Église: "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église." Paul devient l'apôtre des païens. Pour le Maître, Pierre mourra crucifié et Paul décapité.
Martyrologe romain
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| LES ILES CHAUSEY | ||
| La Grande Ile 1 | ||
| Jacques Doris. Coutances, 1929 Le touriste descendu à la première, trouvera d'abord la confortable villa Mon Rêve, louée par la ville de Granville, au commandant Crosnier, l'un des membres dirigeants de la Société civile des Iles Chausey. Tournant à gauche, il finira de gravir la pente assez raide, où a été construit par M. Leperchois l'Hôtel BelleVue. Au haut l'Hôtel du Fort domine le Sund et l'ensemble des îles, offrant, sur ses terrasses abritées, sa cuisine appréciée et ses chambres confortables, « le gîte et le couvert » à ceux qui désirent séjourner dans les îles.
![]() Le débarcadère Collection CPA LPM
![]() Hôtel du Fort Collection CPA LPM De suite, à droite, c'est le fort moderne, avec ses fossés profonds, creusés à même le granit, ses capon-nières, ses talus gazonnés. La porte massive est pré-cédée d'un pont-levis ; à l'intérieur, une vaste cour sur laquelle s'ouvrent les casemates.
Déclassé, le fort fut loué par l'Etat en 1910, au dessinateur si parisien, Jean de Losques, originaire de Saint-Lô, aviateur, le lieutenant Thouroude (tel était son vrai nom) devait périr sur la frontière dans un combat acharné.
Une nouvelle adjudication eut lieu au profit des membres de la Société de Chausey, qui, en attendant de pouvoir réaliser ses projets (colonies de vacances pour enfants) en tira parti par des locations.
Novembre 1928 a vu un nouvel adjudicataire dont nous ignorons les projets.
Pendant la guerre, il a abrité nombre d'indésirables, allemands ou autrichiens, banquiers comme manoeuvres : de pacifiques territoriaux, casernés au-dessous de l'hôtel, le gardaient ; mais on avait installé sur les glacis mitrailleuses et canons. Déjà, en 1871, il avait logé pendant 5 mois 150 communards
![]() Le fort Collection CPA LPM
![]() La chapelle et la croix Collection CPA LPM
![]() Le château Collection CPA LPM . Le fort passé, c'est le phare (1847) qui se pré-sente ; sa portée est de 22 milles. La visite en est intéressante. Au Nord-Est, quelques pins forment, à certaines heures, un abri délicieux.
Redescendons vers la mer par les sentiers pierreux qui longent le port, à l'Ouest, près d'un lavoir : en bas, on trouvera la jolie plage de sable fin de Port-Marie, si fréquentée par les habitués du bain.
![]() Le phare de granit Collection CPA LPM | ||
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