338 LPF Gilles Berr les femmes de l'arriere

 

              HEBDOMADAIRE Parution le samedi                   N° 338 du 18-02-2017

 
 

 

 

 
 
   
 
Gilles BERR

Gilles Berr dit Gil Baer, né à Strasbourg le 17 février 1863 et mort à Paris le 22 avril 1931, est un dessinateur d’humour et illustrateur français.

 

Gilles Berr dit Gil Baer (écrit parfois GilBaer et Gil Baër) est le fils du lithographe Léopold Berr, originaire de Strasbourg.

 

En 1885, il est condamné par la justice allemande à payer 600 marks pour n'avoir pas effectué son service national, alors qu'il l'avait effectué en France.

 

Il connaît un certain succès à partir de 1883. En 1887, il se marie avec Marie-Thérèse Bloch. Sa femme est particulièrement bien introduite dans le monde littéraire et artistique.

 

Il illustre des livres de Michel Corday, Jean Valgorge, Charles Talbere, etc. Il dessine pour des journaux illustrés comme La Chronique parisienne, Le Petit Français illustré, Jean qui rit, Le Pèle mêle, Le Rire, Les Annales Politiques et Littéraires (voir n° du 09 novembre 1924), Paris s'amuse (par exemple, dans le no 14 du 14-01-1905), L'Assiette au beurre, la Collection des cent.

 

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1926.

   
 
 

 

 

 
     
 

LES FEMMES DE L'ARRIERE

 

Pour les soldats, les permissions dans leur famille sont rares et la vie à l’arrière est donc le plus souvent la vie à l’arrière des premières lignes du front, synonyme de moments de répit avec la possibilité de se reposer, manger, lire les journaux.

 

La vie à l’arrière c’est aussi la vie des populations civiles : femmes, enfants, hommes trop âgés pour combattre. Suite au départ des hommes jeunes et en âge de travailler, les femmes prennent en charge un nombre croissant de tâches traditionnellement assumées par les hommes : travaux agricoles les plus pénibles (labour, etc.), métiers « masculins » comme celui de conducteur dans les transports en commun, etc. Les usines d’armement (fabrication des obus, etc.) font appel aux femmes, aux travailleurs issus des colonies et même aux enfants pour satisfaire leurs besoins en main-d’œuvre. Le nombre croissant de veuves trouve un écho dans la mode avec les tenues de circonstance pour femmes et enfants. Les femmes jeunes deviennent quant à elles, marraines de guerre et soutiennent le moral des soldats par le courrier en particulier.

La Grande Guerre voit aussi s’affirmer les revendications des femmes, en particulier dans le domaine politique avec le mouvement des suffragettes au Royaume-Uni.

 

La vie des populations vivant à l’arrière est marquée par les difficultés croissantes de la vie quotidienne : rationnement des produits alimentaires ou des matériaux de chauffage (charbon), réquisitions en faveur des troupes.

 
     
   
     
   
     
   
     
   
     
   
     
   
     
   
     
   
     
 

 

 

 
 

 

 
   

Les petites femmes