38 Charles III Le Simple
  LES ROIS DE FRANCE                                             38
   
  CHARLES III LE SIMPLE 898-923
     
   
     
 

Charles III, dit « le Simple », né le 17 septembre 879, mort le 7 octobre 929 à Péronne, dans la Somme, est roi de Francie occidentale de la fin du IXe et du début du Xe siècle, appartenant à la dynastie carolingienne.

 

Ce fils posthume du roi de Francie Louis II « le Bègue » († le 10 avril 879) et de sa seconde épouse Adélaïde n'est qu'un prince héritier de cinq ans après la disparition de ses frères issus du premier lit royal, Louis III mort en 882 et Carloman II en 884. Il est ainsi facilement écarté du trône par les grands de Francie occidentale. Sa jeunesse ne convient pas aux impératifs de défense en cette période troublée, sous la triple menace nordique, sarrazine et magyare. Le jeune Charles est placé en 885 sous la tutelle de l'empereur Charles III le Gros. Après la destitution et l'abdication de ce dernier, le robertien Eudes, vaillant défenseur de Paris assiégée par les Normands durant l'hiver 885-886, se fait élire roi en février 888.

 

Sacré roi des Francs occidentaux le 28 janvier 893 par l'archevêque de Reims Foulques, le jeune Charles ne peut régner sur l'ensemble du royaume qu'à partir de la mort d'Eudes survenue le 3 janvier 898. Il est aussi roi de Lotharingie de 911 à 923. Sous son règne, de puissantes principautés en Flandre, Bourgogne, Aquitaine et France robertienne, adaptées à l'époque troublée, se rendent de plus en plus incontournables et indépendantes. Le pouvoir régalien éprouve d'énormes difficultés à s'imposer en raison des multiples rivalités de pouvoir.

 

La fin du règne, qui voit la prédominance d'un conseil régalien d'origine lotharingienne, est catastrophique :

 

  • Charles est déposé par les grands du royaume le 30 juin 922.

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    La bataille de Soissons, 15 juin 923, sans vainqueur décisif, ouvre la voie à des rixes et querelles innombrables qui amènent la ruine du parti royal et valorisent le champ des ambitions des conjurés.

    La bonne volonté pacificatrice de Charles abandonné est trompée. Attiré dans une réunion de médiation en fin d'été 923, le souverain est capturé par un guet-apens organisé par Herbert II de Vermandois, qui le laisse végéter en captivité à Péronne jusqu'à sa mort en 929, même si son geôlier, un temps en conflit avec Raoul de Bourgogne, fait mine de chercher à le rétablir sur son trône, en 927.

 
     
   

 

 

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