49.09 Saint-Denis-le-Vêtu Eglise
 

SAINT-DENIS-LE-VÊTU

  CC 49.09 MER ET BOCAGE
   
  EGLISE SAINT-DENIS
         
   
 

Saint-Denis-le-Vêtu, XfigpowerTravail personnel

 
     
 

SAINT-DENIS-LE-VÊTU

Saint-Denis-le-Vêtu, Sanctus Dionisius vestitus.

Article de Mr Renault 1860

 

On trouve quelquefois Sanctus Dyonisius vêtus, Saint- Denis l'ancien.

 

L'église offre un parallélogramme oblong. Le chœur et une partie delà tour sont du XIIIeme siècle. La nef est une cons truction dépourvue d'intérêt.

 

Le chœur est voûté en pierres. Ses arceaux croisés viennent tomber les uns sur des modillons, les autres sur de simples colonnes dont l'abaque est de forme octogone. Il est éclairé au nord par une fenêtre à ogive longue et étroite ; au sud par deux fenêtres dont Tune se compose de deux ouver- tures en lancettes, encadrées dans une plus grande ogive; un trèfle à feuilles arrondies garnit le centre de l'arcade.

 

Des fenêtres rondes sont ouvertes dans les murs de la nef. La voûte de celte partie de l'église est en bois et en forme de carène de navire. On remarque dans le mur méridional une crédence du xvi® siècle.

 

Le mur oriental est droit, et se termine en forme de fronton triangulaire. Il est percé d'une fenêtre à deux baies que divise un meneau et qui aujourd'hui est bouchée.

 

Les cointreforts qui tapissent les murs sont très-saillants.

 

La tour, placée entre chœur et nef, est quadrilatère, et voûtée en pierres. Sa partie inférieure appartient au XIeme siècle ; Tautre partie est d'une époque postérieure. Un toit à double égout la couronne. Ses arcades à l'intérieur sont ogivales ; leurs voussures  sont garnies de tores bien profilés et de cannelures profondes et bien évidées.

 

Le font baptismal est formé d'une cuve octogone, en pierre granitique, reposant sur un pédicule ; il porte la date de 1595.

 

Cette église est sous le vocable de saint Denis ; elle payait une décime de 40 livres, et dépendait de Tarchidiacohé de la ehrétienté et du doyenné de Cenilly. Dans les XIIeme et XIVeme siècles Tévêque de Coutances en avait le patronage : Ecclesia sùncli Dyonisii vestiti, dit le Livre noir, patronus episcopus. L'abbaye de Blanchelande avait deux gerbes, et le chapitre de Coutdtices la troisième. C'était Jean de Brucourt  qui avait donné à l'abbaye cette partie de dime.

 

Le curé avait dans le XIV eme siècle la dime du lin, du chanvre, et les menues dîmes des animaux, des arbres, des laines et des agneaux; il avait aussi une demeure; mais il devait payerchaque année au trésorier de l'église trois demeaux de froment à la me- sure de Coutances : Dictus rector percipil décimas Uni et canabi. Percipii minutas décimas animalium etarborum, lanarum et agnorum. Rector habet manerium, et inde tenetur annuatim reddere très demellos frumenti ad mensuram Constanciensem thesaurario ecclesie supradicte. Il payait dix sous pour la chape de Tévêque, et pour le saint chrême 20 deniers sur les quels l'archidiacre avait 6 deniers et le doyen.

 

Une contestation s'éleva entre l'évèque de Coutances et l'abbaye de Blanchelande pour le patronage de l'église de Saint- Denis-le-Vélu ; une sentence arbitrale termina ces débats. Elle fut homologuée aux assises tenues à Coutances le 49 mars 1492 par Jacques Josel, lieutenant-général de M. le bailli du Costentin. Ce fut sans doute à la suite de cette sentence que le patronage devint alternatif.

 

Jean de Brucourt était un des seigneurs et chevaliers normands qui portaient bannière sous Philippe-Auguste.

 

Guillaume de Brucourt portait d'or et de guetdes de six pièces à fleur de lys de l'un en l'autre à un hdton d'azur.

 

Il existait sur les confins de la paroisse une chapelle, fondée d'ancien temps, capella fundata ab antiquo, et qui n'avait aucuns revenas, ne reddilu. On acheta, afin sans doute de pourvoir à l'entretien de cette chapelle, 25 rosières de froment que perçurent d'abord les héritiers de Jean de Brucourt, et que percevait dans le XIVeme siècle Louis de Thibouville : Ei fuerunt enti mgenti quinque raserii frumenli quos perceperunt heredis Johannis de Brucourt et nunc percipit Ludovicus de Tbibouvilla. Celte chapelle, sous le vocable de saint Harc, existe encore dans le hameau de Brucourt; elle doit avoir été fondée par Jean de Brucourt, et Cassini Tindique sur sa carte. Il y avait dans le hameau de la Moricerie une chapelle sous le vocable de Notre-Dame- de-Bon-Secours. Le dernier prêtre titulaire de cette chapelle fut Tabbé Gohin ; il se fit représenter en 4789 à l'assemblée des trois ordres du grand bailliage du Cotentin par Tabbé de Mons, chanoine de la cathédrale. Depuis lors, cette chapelle a été détruite et il n'en reste plus aucun vestige.

 
         
   
         
   

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