Alberto Santos-Dumont 1909
 CONQUÊTE DE L’AIR
 
 LA DEMOISELLE Alberto SANTOS-DUMONT 1909

 

 

Article issu du site Champagne : Berceau de l'aviation du Monde

CPA collection LPM 1900


Alberto Santos-Dumont

1873 1932 - Brésil

Pilote sur monoplan

Santos-Dumont Demoiselle n° 14 au 1er meeting mondial d’avion de 1909.

Pilote sur Demoiselle à la 2ème semaine aéronautique de Champagne 1910.

 

 

Alberto Santos-Dumont est un pionnier brésilien de l'aviation. En 1898, il se fixe à Paris et construit le plus petit ballon du monde, (le Brazil). Construit en soie du Japon et gonflé à l'hydrogène, le Bazil ne peut emporter que 30 kg de lest.

 

Alberto Santos-Dumont construit ensuite de nombreux ballons à bord desquels il vole et conçoit le premier ballon dirigeable pratique. En 1888, il participe à une course de ballons avec l'Amérique, au cours de laquelle il effectue un vol de 22 heures, de Paris à la Creuse.

 


 

 

   

La démonstration de son petit aéroplane à moteur (le 14 Bis) eut lieu dans le parc de Bagatelle près de Paris, avec un vol public, homologuant par la même occasion, le premier record du monde d'aviation, le 23 octobre 1906. Premier homme à posséder les trois brevets de pilote (ballon, dirigeable et aéroplane).

 

 
     

Il se passionne aussi pour les « machines volantes » de Clément Ader, des frères Wright et d'Otto Lilienthal, dont les machines parviennent à peine à s’arracher du sol. En 1904, il publie son livre « Dans l'air » chez Fasquelle. Ce livre ne sera tiré qu'à 50 exemplaires numérotés.

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Six mois après le premier vol de Traian Vuia, le 23 octobre 1906, dans le parc de Bagatelle, Santos-Dumont parvient à maintenir sa machine sur une distance d’une soixantaine de mètres au-dessus de l’herbe. L'histoire le retiendra comme l'un des premiers hommes à réaliser un vrai vol en Europe.

 

 

 

 

 

 

Fin 1907, il entreprend la construction des « Demoiselles », petits monoplans motorisés, ce qui augmente sa popularité auprès du public français mais aussi des vedettes des meetings, d'autant plus qu'il offre gratuitement les plans à ceux qui souhaitent les construire. Ces appareils sont d’une incroyable maniabilité, si bien qu’ils deviennent à leur tour les vedettes des exhibitions aériennes que le public réclame.

 

 
 

Devant un tel succès, en particulier lors du 1er meeting mondial d’avions de Champagne et de la 2ème semaine de champagne de 1910, sa gloire s’amplifie. Santos-Dumont modifie, pour encore les améliorer, ses aéronefs. Bientôt ce sont de véritables avions de tourisme faits de toile de chanvre et de bambous qu’il vend en kit au public.

 

 
 

Il en abandonne les droits de licence ce qui en favorise la construction par des tiers, Roland Garros, Audemars et Brindejonc des Moulinais firent leurs premiers vols sur des "Demoiselle" ; on les appelait alors les "demoisellistes"

 

 
 

Demoiselle n° 22

 

Santos-Dumont accepte de piloter pour la dernière fois un prototype en novembre 1909, avant de vendre définitivement ses ateliers de Neuilly, de licencier son équipe (Chapin recevra une pension) et d’abandonner l’aviation. A ce moment, il est le seul dans le monde à posséder les trois brevets de pilotage : ballons, dirigeables, aéroplanes.

 

 

 

On lui confie à Issy-les-Moulineaux le prototype d’une Demoiselle que l’industriel Clément- Bayard lui laisse piloter par courtoisie et par respect pour son passé glorieux, mais aussi pour le remercier de sa générosité car la machine plait et se vend bien. Les ingénieurs de chez Clément- Bayard ont tout refait, structure métallique, aile renforcée, moteur plus puissant. La machine est plus lourde (118 kg à vide) mais plus sûre pour un piloté débutant, qui ne craint plus de casser du bois.

 
   

C’est sur une machine de ce type qu’Edmond Audemars dispute toute la saison 1910 des meetings aériens internationaux, remportant de nombreuses épreuves. Sur ce prototype est monté pour essais le nouveau moteur 4-cyl Clément-Bayard de 50 ch refroidi par eau dessiné par l’ingénieur Pierre Clerget.La machine est commercialisée par le grand industriel de Levallois sous l’appellation Demoiselle n° 22. Avec ce moteur, le petit monoplan de Santos-Dumont est chronométré par les commissaires de l’Aéro-Club de France à 112,6 km/h.

 

 

 

 

Demoiselle de Santos-Dumont Musee du Bourget

   
 

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