Aure et Saint Girons
 LES VACHES FRANCAISES

 AURE ET SAINT GIRONS
 
 

ORIGINE ZONE D’ELEVAGE

 

La race AURE ET SAINT GIRONS est encore appelée CASTA par les éleveurs car la couleur de son pelage rappelle la couleur de la châtaigne. C’est une très ancienne race laitière des Pyrénées Centrales qui était utilisée aussi pour le travail. La race AURE ET SAINT GIRONS compte aujourd’hui 110 vaches réparties sur une vingtaine d’exploitations du sud de l’Ariège, des Hautes Pyrénées et de la Haute-Garonne.

La Saint Gironnaise laitière fut au XIXe siècle la pourvoyeuse en lait de Toulouse. Il existait à cette époque des exploitations laitières en périphérie des villes ou même en ville, que l'on appelait des laiteries, qui assuraient une vente directe de lait. Pour cela, elles achetaient des vaches amouillantes (en tout début de lactation) qu'elles ne gardaient que pendant la durée de cette lactation. " La Saint-Gironnaise, habituée à la dure dans sa jeunesse, était appréciée des laitiers urbains non seulement pour la qualité de son lait, mais pour sa sobriété. C'était par excellence la vache des laiteries toulousaines dont les propriétaires venaient en faire l'acquisition aux foires de Tarascon".

 

Son lait transformé en fromage a fourni la fourme de "Bethmale" à croûte noire.

 

APTITUDES

 

C'est une race rustique et résistante, adaptée aux conditions rudes d'un élevage de montagne en zones difficiles, à un hivernage long et à la transhumance à pied vers les estives de haute montagne. Ses onglons durs en font une bonne marcheuse en milieu rocailleux. Elle a de bonnes facilités de vêlage et ses bonnes qualités laitières lui confèrent de grandes qualités maternelles.

 

Aujourd’hui, les vaches AURE ET SAINT GIRONS sont conduites en troupeaux allaitants. Cette race est appréciée pour sa rusticité, sa grande longévité, ses facilités de vêlages et ses qualités maternelles très développées.


SAUVETAGE DE LA RACE

 

Cette race bénéficie d’un programme de conservation. Le suivi technique est assuré par l’Institut de l’Elevage avec l’appui du Conservatoire des Races d’Aquitaine et du Conseil Régional

 

LA SAINT GIRONNAISE

 

Le Couserans est considéré comme le berceau de la Saint-Gironnaise. Selon les termes employés par le géographe Michel Chevalier en 1956, "la première description de la Saint-Gironnaise nous en est donnée en 1826. Mais c'est seulement vers 1860, sous l'impulsion d'Oscar de Bardies, maire d'Oust, que la race sera définitivement individualisée et que l'on cherchera à en conserver le type ; il faudra attendre 1902, presque le moment de sa disparition" (sic) "pour qu'on en établisse enfin le standard". Cette chronologie étalée sur la deuxième moitié du XIXe siècle et le début du XXe, (reconnaissance de la race, définition du type ethnique, début de sélection) n'est pas particulière à la Saint Gironnaise. Elle correspond à la période de reconnaissance de toutes les races animales en France. Michel Chevalier poursuit toujours à propos de la Saint-Gironnaise: " C'est par excellence l'animal des montagnes pauvres et escarpées du Couserans. Aussi rustique que la Gasconne, sa petite taille : 300 kg et 1,20 m de haut d'après le "standard" (la Saint-Gironnaise de montagne ressemble parfois à une grosse chèvre) et son agilité lui permettent d'aborder des escarpements interdits à sa voisine". "Cette petite vache à la robe sombre et unie, n'a guère d'extérieur avec son gros ventre, ses membres grêles, son poil bourru ("livrée d'ours"). Mais nerveuse et bonne marcheuse, c'est une bonne bête de travail, bien adaptée à la rudesse des pentes et aux labours en sols légers : c'est surtout une excellente laitière, la meilleure des Pyrénées avec la Lourdaise". Cette description fournie par un géographe est, physiologiquement, celle d'animaux consommant des fourrages grossiers (gros ventre) et soumis à de fortes contraintes thermiques (poil bourru).

 
 

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