Bisquine
  QUELQUES VOILES                                                   3/10
  BISQUINE
         
 

La bisquine est un bateau de travail bien connu pour sa stabilité et puissant sous voiles pendant les régates entre les pêcheurs de Granville et Cancale pour la gloire et la renommée de leurs villes natales.

 

Elle est caractéristique de la région du Mont Saint-Michel située entre Saint-Malo et Granville en France au XIXe siècle. Ce type de bateau pratiquait le dragage des huîtres dans la Baie du mont Saint-Michel, la pêche au chalut, et pour les plus grandes, la pêche aux lignes.

 

Née au début du XIXe siècle dans le golfe de Gascogne (ou golfe de Biscaye), la "biscayenne" des pêcheurs basques est pointue aux deux extrémités. Ce type de voilier essaime peu à peu le long de la côte Atlantique, évoluant au fil du temps et des caractéristiques locales.

 

Au milieu du XIXe siècle, la biscayenne devient bisquine et donne naissance, en Bretagne Nord et en Normandie, à une progéniture très variée, en taille comme en gréement.

 

Mais c'est dans la baie du Mont-Saint-Michel, entre 1890 et 1930, que les constructeurs vont lui donner ses lettres de noblesse. Il est vrai que, pour pêcher dans un coin aux conditions de mer si particulières, avec les plus grandes marées d’Europe entraînant des courants parfois violents, il faut un voilier fin et rapide, bon manœuvrier, gagnant bien dans le vent.

 

Les constructeurs de Granville et de Cancale s'emploient à améliorer le type initial. Les formes avant s'affinent, le tirant d'eau augmente, la voûte arrière s'allonge, rasante, magnifique. Vers 1900, la bisquine est à son apogée... 

 

Dessin de H. Kérisit.

Bisquine de Cancale "L'Hirondelle"


   

Caractéristiques :

Longueur : 30 mètres

Longueur de coque : 18 mètres

Largeur : coque large

Tirant d’eau : 2,50 mètres

Déplacement :

Jauge:  entre 17 et 20 tonneaux

Surface de voilure :  350 M2 environ

Equipage : 4 à 6 marins.

 
   

Pêche : dragage des huîtres dans la Baie du mont Saint-Michel, pêche au chalut, pêche aux lignes.

 
   

Gréement: Les bisquines portent sept à huit voiles au tiers plus un foc sur trois mâts.

  Voiles : Foc, misaine, taillevent et tape-cul occupent le premier étage. Le petit et le grand huniers, ainsi que le hunier de tape-cul, sont hissés au second. Enfin, petit et grand "perroquets"

 
 
         
 

Les plans originaux de la Rose-Marie, construite en 1897 par le constructeur Louis Julienne

 
         
   

Quelques voiles