CC 42.10 Yvetot-Bocage Eglise

YVETOT-BOCAGE
  CC 42.10 COEUR DU COTENTIN
   
  EGLISE SAINT-GEORGE 1/2
         
 

L'église Saint-Georges d'Yvetot-Bocage au début du siècle, Collection CPA LPM 1900

 
     
 

L'église est placée sous le vocable de saint Georges. Cet officier romain martyrisé, célébré pour avoir terrassé le dragon, est honoré dans le Cotentin où ses reliques auraient miraculeusement échouées à Portbail au VIIIe siècle et transportées jusqu'à Brix

 

Le portail du XVe siècle, précédé d'un porche dont la voûte repose sur des culots sculptés aux symboles des évangélistes, donne dans une nef unique à voûte en berceau brisé, entièrement reconstruite au XVIIIe siècle. Les quatre travées marquées par des arcs doubleaux et les ouvertures encadrées par des arcs surbaissés reposant sur des piliers cruciformes engagés, rythment l'intérieur. Les deux chapelles latérales, qui dateraient de 1645, ont une profondeur différente

Reposant sur des colonnes gothiques, l'arc triomphal refait au XVIIe ou XVIIIe siècles s'ouvre sur le chœur à chevet plat, partie la plus ancienne puisque construite durant la première moitié du XIIIe siècle, d'après celui de la cathédrale de Coutances. Il est composé de deux travées aux voûtes sexpartites et aux colonnettes à chapiteaux végétaux dont l'une a été modifiée (colonnettes coupées et fenêtres bouchées) pour l'ouverture d'arcades de style gothique flamboyant sur les chapelles latérales. Le chevet est percé de trois baies

Le clocher à toit en bâtière est collé à la seconde travée du chœur. L'accès se fait par un escalier à vis abrité dans une tourelle carrée adjacente

Endommagée par les combats de la Libération, l'église Saint-Georges est restaurée sous l'égide d'Yves-Marie Froidevaux. Dagand-Seyve réalise les travaux demaçonnerie et Adeline Hébert-Stevens crée les vitraux de la nef et de l’avant-chœur en 1964

Elle est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 27 décembre 1973

On trouve dans le cimetière des sarcophages des XVIIe et XVIIIe siècle en calcaire d'Yvetot.

Au nord se dresse un calvaire à emmarchement, fût et croisillon, du XVIIIe siècle

 
     
 

L'église Saint-Georges d'Yvetot-Bocage au début du siècle, Collection CPA LPM 1900

 
     
 

© Laurent COLASSE, clocher de France

 
     
   
CC 42.10 Yvetot-Bocage Eglise

YVETOT-BOCAGE
  CC 42.10 COEUR DU COTENTIN
   
  EGLISE SAINT-GEORGE 2/2
         
 

© Laurent COLASSE Clocher de France

 

Le Mobilier

Le chœur et la perque.Plusieurs mobiliers sont également classés au titre des monuments historiques :

     - Une Vierge à l'Enfant du 16e siècle, en bois polychrome recouvert d'un badigeon, classée le 27 février 1926
     - La chaire à prêcher du XVIIe et XIXe siècle, composée d'une cuve en calcaire sculpté et un ensemble abat-voix et couronnement en bois sculpté, peint et doré, classée le 21 janvier 1981
     - Une statue de saint Laurent (84 cm) provenant de la Cour d'Yvetot, classée le 21 janvier 1981
     - Une statue en pierre calcaire ou en terre cuite, représentant sainte Catherine d'Alexandrie. Datant de la seconde moitié du XVIe siècle, elle aurait été offerte par Catherine de Médicis à Antoine de La Luthumière, et classée le 21 janvier 1981
     - La poutre de gloire en bois sculpté, peint et doré et son Christ en bois polychrome, classée le 21 janvier 1981
     - Un coffret (9,5 cm de largueur et de hauteur, 4,5 cm de profondeur), renfermant trois ampoules aux saintes huiles, réalisé en argent en 1784 par l'orfèvre Hugues Le Forestier, et classé le 21 janvier 1981.

 

Saint Georges
D'après "Point de Repère"
Ed. FLOHIC

Selon la légende, saint Georges, officier de la légion romaine, terrassa un dragon à qui une princesse devait être sacrifiée. Converti au christianisme, il aurait été martyrisé sous l'empereur Dioclétien.

Son culte, très répandu en Orient, se développe en Occident à partir du VIe siècle. La chronique de l'abbaye carolingienne de Fontenelle rapporte, à propos de saint Georges, un curieux miracle, survenu en Cotentin vers le milieu du VIIIe siècle.

Les reliques du saint (fragments d'os le plus souvent), probablement échappées d'un navire en route vers l'Irlande ou l'Angleterre, vinrent s'échouer à Portbail. Installées sur un chariot tiré par deux vaches, elles furent ensuite transportées «sans conducteur et sans guide» jusqu'à Brix, où une église Saint-Georges fut édifiée.

La diffusion du culte de saint Georges en Cotentin fut probablement liée à ces évènements.

Au-delà de la légende, ce récit témoigne de l'action d'encadrement menée par les grandes abbayes de la vallée de la Seine pour implanter le christianisme dans notre région.

Jeune et imberbe, saint Georges est souvent représenté en armure de chevalier, à pied ou à cheval et combattant le dragon, à l'instar de l'Archange saint Michel. Figure chevaleresque, saint Georges bénéficiait d'un culte important au sein de l'aristocratie militaire du Moyen Age. Les chapelles des châteaux lui étaient souvent
consacrées. Il devint au XVe siècle le saint tutélaire de la dynastie anglaise.

Attributs:

– Le dragon vaincu agonisant à ses pieds
– Une lance brisée, une épée
– Un écu estampillé d'une croix
– Une bannière blanche à croix rouge remise par un ange

 
         
 

Saint Georges, officier de la légion romaine, terrassant un dragon

 
         
   

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