CC 47.04 Fervaches Histoire
  FERVACHES
  CC 47.03 CA SAINT-LÔ AGGLO
   
  HISTOIRE
         
 

Fervaches CPA collection LPM 1900

 
     
 

Historique du canton de Tessy-sur-Vire

ANDRÉ HARDEL

 

D'après un Monsieur Lecanu, l'étymologie de ce nom serait " Fervidoë aquoë " ou... eaux chaudes ; cela s'expliquerait par la présence d'une source d'eau minérale et chaude dans la commune ou de quelque therme ; mais, rien n'est venu étayer cette explication ; en toute naïveté, évidemment, l'explication serait endroit où l'on ferrait les vaches de labour ou endroit où l'on fabriquait des fers à vaches... !

 

Cette petite commune, d'une superficie de 489 hectares comptait : en 1818 : 533 habitants ; en 1832 : 565 ; en 1874 : 541 ; en 1887 507 ; en 1941 : 323 et en 1952 : 291 seulement.

 

La seigneurie du lieu semble avoir appartenu au XIIIe siècle et au XIVe siècle à la famille le Campion ; en 1463 vous trouvez Jehan de Brébeuf et en 1546 Jean Lejolivet ; l'un et l'autre qualifiés du titre de seigneur de Fervaches ; en 1682, cette seigneurie avec celles de Troisgots et de St-Romphaire appartenait au marquis de Renty. Fervaches avait-elle " son " château ? on ne le sait, à moins que, par intuition de notre part, au village des Huttereaux ?

 

Anecdotes

 

Saviez-vous qu'en 1800, la chute du sommet de la tour de l'église endommagea le nef et la chapelle Saint Martin y attenant ; faute d'argent, les réparations ne furent faites que... 35 ans plus tard et s'élevèrent à 3.339 fr 50

 

Qu'en 1819 et les années subséquentes, à la suite de demandes réitérées, le conseil municipal, prétextant de difficultés pécuniaires communales, refuse de payer sa quote-part des frais de reconstruction du pont de Gourfaleur-Baudre détruit à l'époque chouanique, en l'An II ; ce conseil précise encore que les communes rurales qu'on isolait un peu plus de Saint-Lô, de ce fait, ne devaient rien verser et en fin de compte on ne sait ce qu'il est advenu ; entre temps on passait au-dessus de la Vire, à Sainte-Suzanne-surVire, au moyen de planches et de madriers

 

Que le 24 août 1823, le Conseil acceptait la donation faite par M. Chipel pour une école primaire et cela écrit sans plus de précisions

 

Que par ordonnance royale du 23 juin 1830, la commune était autorisée à acquérir pour deux mille francs une maison devant être convertie en presbytère, mais alors estimée 3.250 fr ; l'affaire est conclue à 2.732 fr

 

qu'en 1838, la mairie étant alors à : " la Héronnière ", est transférée, après décès du maire Monsieur Beaufils, au bourg, et l'inventaire du matériel et des archives est dressé par M. Loyer, maire de Tessy, délégué par M. le Préfet

 

Qu'en 1852, unanimement, le Conseil Municipal demande le rétablissement de l'Empire, ainsi du reste que toutes les autres communes du département, sauf 22 seulement ; une manifestation imposante avait eu lieu en ce sens, à Saint-Lô probablement.

 

Pour clore, il faut vous entretenir des événements de juillet 1944, en ce qu'ils intéressent spécialement la commune de Fervaches. La présence du feldmaréchal Rommel est " signalée " à la ferme des : " Hersonnières ", tout au moins on prétend que c'est lui. Toujours est-il que le 8 juillet Madame Théodore Delaunay, veuve de l'ancien maire de la commune et sa fille Renée recevaient la visite inattendue pour elles d'un imposant groupe de hauts gradés allemands ; une dizaine de bureaux d'État-Major étaient installés dans les bâtiments de la ferme ; des fils téléphoniques partent en tous sens ; des sentinelles prennent place un peu partout ; des tentes se dressent, sous les pommiers. Cet officier général ne sortait guère et jamais en grande tenue ; de la fenêtre de sa chambre, il scrutait l'horizon, vers le Nord, muni de jumelles ; personne ne prononçait son nom, pas plus que son " cuistot ", un étudiant alsacien déjà feld-webell. Un grand déjeuner allait être servi pour le 53e anniversaire de... Rommel, si toutefois c'était bien lui ; - (ce dernier était né le 15 novembre 1891 et aurait eu 53 ans quelques mois plus tard). - Le " gueuleton " (excusez ce mot) se fit autour d'une table de 40 convives et rien ne manquait en ce 14 juillet. Deux jours plus tard, vers 21 heures, une bombe tomba dans la cour de la ferme ; les Allemands, aux dires de Madame Delaunay et de sa fille, parlèrent de sabotage, car cette bombe était allemande ; c'était, en effet, assez curieux et le hasard doit être rejeté, de prime abord. Ces dames demandèrent le nom de ce général en l'honneur de qui eut lieu ce banquet ; on leur répondit " Rommel ", mais, il apparaît maintenant qu'il pourrait s'agir du général Mierndl ; la consonance est trompeuse, mais il faut conclure que le maréchal et le général étaient là et que les deux noms pouvaient donc être prononcés. Et Pourtant en ce 14 juillet personne ne riait plus de bon coeur parmi les hauts gradés et il faut préciser que le maréchal Rommel était sans doute venu de Sain t-Vigor-des-Monts, distant de 15 kilomètres de Fervaches, et où il avait séjourné à ce moment-là.

 
     
   

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