Compagnie d'Aéropostier 1874
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COMPAGNIE D'AEROSTIERS 1871

         
   
         
 

La Compagnie d'aérostiers est la première unité aérienne du monde, créée le 2 avril 1794 en France, pour utiliser des aérostats comme ballons d'observation à des fins de renseignement militaire

 

Pendant les guerres de la Révolution française, plusieurs propositions d'utilisation de ballons aériens sont faites. En 1793, le Comité de salut public demande à en évaluer les possibilités. Les premiers tests sont infructueux3, cependant des expériences menées près des Tuileries de septembre à octobre 1793, permettent de produire plus de 20 mètres cubes de l'hydrogène nécessaire. Le Comité de Salut Public décide alors d'utiliser l'hydrogène pour les ballons captifs.

 

Fin octobre 1793, le chimiste Jean-Marie-Joseph Coutelle et son assistant, l'ingénieur Nicolas Lhomond, rejoignent l'armée du Nord, avec 50 000 livres pour l'achat d'équipement. Ils sont porteurs d'une lettre de recommandation de Lazare Carnot assurant au général Jean-Baptiste Jourdan et au représentant Ernest Dominique François Joseph Duquesnoy, que le « citoyen Coutelle n'est pas un charlatan ». Mais à leur arrivée, Jourdan renvoie Coutelle à Paris, en indiquant qu'une attaque autrichienne est imminente, et qu'un bataillon est nécessaire, pas un ballon.

 
         
 

Le Comité de Salut Public ordonne des tests supplémentaires sur les ballons au château de Meudon, où est créé le centre de développement aérostatique. Nicolas-Jacques Conté dirige la recherche sur les formes et matériaux en améliorant le processus de production d'hydrogène. Le Comité est invité à assister à une série d'ascensions, suivra par la suite une loi créant la compagnie d'aérostiers adoptée le 2 avril 1794. L'unité est composée d'un capitaine, un lieutenant, un sergent-major et un sergent, deux caporaux et vingt soldats. Tous les hommes doivent avoir les compétences nécessaires, que ce soit en chimie ou en menuiserie. Coutelle est nommé capitaine et Lhomond lieutenant.

 

En mai 1794, la compagnie rejoint les troupes de Jourdan à Maubeuge, portant un ballon : L'Entreprenant. Ils commencent par la construction d'un four afin de produire l'hydrogène. Le ballon est utilisé la première fois le 2 juin, pour la reconnaissance lors d'un bombardement d'artillerie ennemi. Le 22 juin, la compagnie déplace le ballon sur la plaine de Fleurus devant les troupes autrichiennes regroupées à Charleroi. La vingtaine de soldats traînent le ballon gonflé sur près de cinquante kilomètres. Les trois jours suivants, un officier monte effectuer des observations. Le 26 juin, la bataille de Fleurus débute et le ballon est maintenu en l'air pendant neuf heures au cours desquelles Coutelle et Antoine Morlot prennent des notes sur les mouvements de l'armée autrichienne, notes qu'ils laissent tomber au sol pour être récupérées par l'armée française et envoient aussi des messages par signaux en sémaphore.

 

La bataille de Fleurus est remportée par les Français, mais les avis sur l'utilité du ballon sont divergents. Louis-Bernard Guyton-Morveau, qui est présent tout au long de la bataille, en est fortement partisan, mais Jourdan estime que l'apport est mineur. On estime que la présence de ce ballon espion a affecté le moral des coalisés.

 

Guyton a auparavant supervisé à Meudon la construction du Martial, un ballon cylindrique qui est livré peu après la bataille mais qui s'avère trop instable pour être utilisé. La compagnie suit l'armée du Nord en Belgique, elle est présente aux batailles de Liège et de Bruxelles sans prendre part aux combats. L'hiver approchant, on construit un dépôt de ballons à Borcette près d'Aix-la-Chapelle.

 

La compagnie transporte le ballon à Fleurus.

 

 
       
   

Bataille de Fleurus

 
         
   

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