CU 15.01 Cherbourg Place Divette

CHERBOURG-OCTEVILLE
  CU 15.01 COMMUNAUTE URBAINE DE CHERBOURG
   
  PLACE DIVETTE
         
 

Cherbourg Place Divette CPA Collection LPM 1900

 
     
 

Source Wikimanche paru le 14 avril 2012

 

Avant la transformation.Anciennement place Collart, selon le patronyme du maire de Cherbourg à l'origine de son aménagement, la place Divette tient son nom du fleuve côtier sur l'ancien lit duquel elle est située.

 

Elle est délimitée par l'avenue Delaville, le boulevard Robert-Schuman et les rues Paul-Doumer, de l'Ancien-Quai, Vastel, Louis-XVI. Elle est traversée par les rues François-Ier, Vastel et Paul-Doumer.

 

Aménagement de la place    

 

« La place Divette, qui est aujourd'hui la principale place de la ville, ne formait autrefois avec la place du Château et l'emplacement où sont situés [les halles, le tribunal et la prison] qu'un marais, d'où s'échappaient dans les grandes chaleurs des miasmes qui engendraient beaucoup de maladies dans les quartiers environnants et notamment dans celui du Faubourg ». En 1739, des quais, une écluse et des jetées sont construit à cet endroit, avant d'être détruit par les Anglais lors de leur raid de 1758 et abandonné au profit du nouveau bassin commencé en 1769. L’assèchement des marais du Cauchin sous la mandat de Nicolas Collart (1815-1830) crée un vaste terrain occupé par les foires.


 
 

Suite au conseil municipal du 21 septembre 1811, des bâtiments publics l'entourent : la prison entre 1825 et 1827, la halle aux grains de 1828 à 1832, le temple protestant en 1835, le tribunal civil et de commerce (1840).

 

Le 13 février 1835, sous le mandat de Nicolas Noël-Agnès, la municipalité décide le rachat à l'hospice des parcelles formant la place. « Depuis maintes années, la Ville ayant fait à grands frais combler le cloaque pestilentiel sur lequel est maintenant une belle place nommée place de la Divette, il est nécessaire qu'elle en devienne propriétaire. »

 

En avril 1835, le conseil décide la construction d'un quartier entre la rue de la Poudrière (rue Émile-Zola) et l'avenue du Cauchin, et la création une nouvelle voie, la rue Hélain (aujourd'hui boulevard Mendès France) pour le relier au quartier de la Polle.

 

En 1839, l'hospice vend aux enchères ses terrains à l'est et à l'ouest du bassin, où des entrepreneurs élèvent des entrepôts et des maisons

 

Au début du siècle suivant, la place devient le cœur des animations de la ville, accueillant les spectacles ambulants et la foire-exposition de Cherbourg de 1926 à 1938. Autour s'ouvrent des magasins : marchands de grains et de fourrages, bourreliers, le vétérinaire Alfred Marais, futur père de Jean Marais, la forge Polidor, des coiffeurs, des bars et des maisons closes rue du Faubourg et rue Thomas-Henry largement fréquentées par les marins.

 
     
 

 

Cherbourg Place Divette Jour de fête foraine CPA Collection LPM 1900


 

Cherbourg Place Divette  .CPA Collection LPM 1900

 

Cherbourg Place Divette   Le marché aux moutons. CPA Collection LPM 1900

 
     
 

Le marché à bestiaux s'installe tous les jeudis au nord-ouest de la place près de la poste centrale édifiée en 1936, les marchands de produits laitiers et d'œufs dans la rue Louis XVI et les volailles dans les halles.

 

Mais rapidement, les problèmes de salubrité se posent, d'autant que le quartier est fréquemment soumis à des inondations du fait des grosses intempéries et du débordement du Trottebec.

 

Durant l'occupation allemande, un blockhaus occupe la place de la Poste et des abris sont creusés sous la place Divette.

 

De l'îlot n°1 au nouveau quartier de la Divette  

 

Après la Libération, le « baby-boom » (7 400 naissances en 15 ans) et les projets industriels (usine de retraitement de la Hague, Compélec...) engendrent une crise du logement. Grâce à des fonds de l'État, un plan de rénovation profonde est lancé sur le quartier de la Divette à partir de 1956 par l'équipe de René Schmitt. Les îlots insalubres sont identifiés en vue d'une rénovation et de nouveaux logements sont projetés à la périphérie de la ville (Amont-Quentin, quartier des Provinces).

La municipalité, menée par le gaulliste Jacques Hébert depuis les élections de mars 1959, poursuit ce travail, en préconisant cette fois l'arasement total de l'îlot n°1. Dernier vestige du Cherbourg populaire, ce quartier de 8,8 hectares abrite près de 1 300 Cherbourgeois entre les rues de l'Alma, Gambetta, Sébastopol, de l'Ancien-Quai, Delaville, Groult, Hélain, des Tanneries et le quai Alexandre III. Les 276 immeubles et maisons, 103 commerces et entrepôts, deux écoles, un cinéma, le temple protestant doivent laisser place, sous le contrôle d'une nouvelle société d'économie mixte détenue à 65 % par la ville, à 1 174 appartements dans des bâtiments de 5 à 9 étages, 75 commerces, 170 garages, 180 places de parking et à un nouvel aménagement de l'espace public privilégiant des voies de circulation larges pour l'automobile.

 

Entre mai 1961 et avril 1966, les délogés, soutenus par une allocation municipale couvrant jusqu'à 90 % de leur nouveau loyer, s'installent dans les nouvelles cités du Haut-Marais, de Charcot-Spanel, de l'Amont-Quentin, des Fourches. La démolition de l'îlot n° 1 s'étale sur plusieurs mois : en novembre 1961, les maisons des rues du Vieux-Pont et Thomas-Henry, en décembre le temple protestant, fin août 1962 la maison des syndicats, rue du Faubourg. Sous l'égide de l'architecte Paul Vimond, son renouveau s'amorce en 1962 par l'élévation des immeubles 1 et 2 des rue Vastel et François-Ier, et les fondations des immeubles 3 et 4 place Divette et rue du Vieux-Pont. Les intempéries de l'hiver suspendent les travaux.

 

Le premier appartement est livré en avril 1963, et reçoit la visite du préfet. Le 1er juillet 1964, c'est au tour de l'immeuble 4 d'accueillir ses premiers locataires et la circulation est partiellement rouverte

 

Le marché aux bestiaux est transféré en février 1965 au Pont-de-Carreau. En septembre, les bâtiments entre la maison d'arrêt et la rue Albert-Mahieu sont rasés. Deschateaux, marchand de tissu, ouvre le premier commerce de la place en novembre, un parking est aménagé en lieu et place du blockhaus situé devant la poste, dynamité en décembre par l'entreprise Vastel, 800 logements sont livrés.

 

Le 30 avril 1966 est démoli le dernier bâtiment, perpendiculaire au futur boulevard Robert-Schuman, qui est inauguré le 13 février 1967. Une tour s'élève à l'entrée méridionale du boulevard, et une barre longe le quai Alexandre-III.

 

La rue Hélain disparaît en 1975 au profit du boulevard Mendès-France, plus large. Puis, les halles sont démolies pour construire le centre culturel qui abrite la bibliothèque municipale (1981) et le musée Thomas-Henry (1983) .

 

Dans les prochaines années, le centre culturel sera totalement remanié. Vétuste et surpeuplée, la prison doit également fermer au profit d'un établissement départemental à Saint-Lô.

 
     
 

Cherbourg Place Divette  .CPA Collection LPM 1900

 
     
 

Cherbourg Place Divette  .CPA Collection LPM 1900

 
     
 

Cherbourg Place Divette  .CPA Collection LPM 1900

 
     
 

Cherbourg Place Divette  .CPA Collection LPM 1900

 
     
 

Cherbourg Place Divette  .CPA Collection LPM 1900

 
     
 

Cherbourg Place Divette  .CPA Collection LPM 1900

 
         
   

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