Dundee de Groix
  QUELQUES VOILES
   
   
   
         
     
   
 

Dundee de Groix

Côtre des Sables d'Olonne

La Bisquine de Cancale

La Gabare de Paimpol

Barque de Trouville

 
         
         
   
  QUELQUES VOILES                                                   1/10
  DUNDEE DE GROIX
         
 

Dundee ou Dundée

 

Prononcer « dindé » est le nom d'un bateau  à voile, utilisé à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle en Manche est pour la pêche au hareng au filet dérivant, et de Groix à Camaret pour la pêche au thon à la traîne, et la pêche à la langouste en Mauritanie et le chalutage d'hiver.

 

Origine du Dundee


Selon Hervé Gloux (Hervé Gloux, Les Bateaux de pêche de Bretagne, Fayard ,1976, p. 27)  le dundee fut inventé en août 1883 par le patron de la chaloupe Jeune Sidonie qui chavira et démata dans le Raz de Sein.

 

« Fort de cette tragique expérience,

Baron conçut alors l'idée de transformer sa chaloupe en un bateau plus maniable et « nageant » mieux. »

 

Le nouveau gréement s'imposa rapidement dans la flottille et provoqua une évolution des coques qui passèrent d'environ 8 à 10 tonneaux à 30 ou 35 tonneaux et jusqu'à 60 tonneaux à Groix.

 

 

Dessin de H. Kérisit.

Dundee "Le Biche" dernier thonier dundée à voiles de Groix armant au thon


   

Caractéristiques :

Longueur : 21,00 mètres

Largeur : 6,30 mètres

Tirant d’eau : 3,50 mètres

Déplacement : 75 tonnes

Surface de voilure : 300 M2 environ

Equipage : 5 hommes et un mousse

 
 
 


 
 

Les dundees étaient construits aux Sables-d'Olonne qui produisait les coques les plus légère, les plus rapides et meilleur marché, et dans plusieurs ports bretons (Concarneau, Douarnenez, Pont-Lorois, Lorient, Camaret) qui produisaient des bateaux plus lourds et plus solides.

 

La coque était initialement pourvue d'une voûte longue et basse qui donnait une flottaison et donc une vitesse plus grande pour une longueur de quille et donc un prix identique. En 1930 toutefois une tempête décima la flottille : de nombreux dundee coulèrent corps et biens, submergés par l'arrière trop bas ou la voûte disloquée par les vagues. Un nouveau type d'arrière, dit en « cul de poule » ou « canoë », fut alors mis au point pour rendre le bateau plus marin et permettre l'installation des premiers moteurs, qui allaient à leur tour entraîner la réduction puis la disparition du gréement.

 

Ce bateau est gréé comme un cotre à tapecul, dont le grand-mât est toujours à pible (c’est-à-dire fait d'une seule pièce). La grand-voile est une voile à corne qui peut être surmontée par un flèche.

La caractéristique principale du dundee, qui le différencie des autres cotres à tape-cul, est la présence d'une queue de malet, héritage de la chaloupe de Pierre Baron, en lieu et place d'une bôme pivotant autour du mât, pour régler l'écoute de voile arrière.

 

Dundee harenguier

 

Le dundee harenguier a été conçu pour pêcher des harengs dans un long filet dérivant. Au milieu des années 1960, les captures ayant fortement diminué, la flotte de harenguiers disparut.

Le gréement comprend un grand mât doté d'un mât de flèche et un mât de malet. Le premier peut être couché pendant la pêche qui se fait à la dérive (d'où l'autre nom de drifter).

 
         
   

Quelques voiles