Fêtes de Noël en Russie

 

 

   
 
 

 

 

   
   FETES DE NOEL EN RUSSIE
 
 

 


 
 

 Hristos Razdajetsja

 
 

 

En  Russie, on  fête Noël, la naissance de Jésus le 7 janvier. En 1582 le pape Grégoire XIII a produit la réforme du calendrier qu'on a nommé "grégorien".  Mais les orthodoxes ont refusé de l'accepter. Ainsi, en Russie on fête  Noël d'après le vieux calendrier julien, le 7 janvier et non le 25 décembre, 13 jours après la Grèce. 

 

Cette fête de Noël est précédée d'un carême qui commence le 28 novembre et se termine le jour de Noël. Le premier dimanche de ce carême, on mange du poisson: c'est le début de quarante jours maigres.

 

Pour la fête,  il y a un grand sapin décoré et on  danse en rond autour du sapin. En dehors du sapin, il n'y a dans les maisons russes, ni crèche, ni décoration spéciale.

 

Le soir du 6 janvier, on va à l'office religieux, puis on s'attable pour le réveillon (Soltchelnick). Il était interdit de manger avant l’apparition de la première étoile en hommage à celle de Bethléem qui avait annoncé la Nativité aux rois mages. On se mettait à table et partageait des petites galettes de pain azyme en échangeant des souhaits de bonheur et de joie.  Après ce repas, on se fait un devoir laisser sur la table une assiettée de polach (pain tressé) entre deux chandelles allumées en mémoire des défunts de la famille. 

 

On y mange des pâtés farcis de riz, de champignons et d'oignons, des spécialités marinées dans le vinaigre. Le plat principal est une oie farcie de pommes. On boit de la vodka et du thé tchaï. Le repas s'achève par deux desserts: la koutia (mélange de blé et de fruits confis) et l'uzvar, (compote de fruits secs).

 

On célèbre Noël moins solennellement que le Nouvel an qui est fêté à la fois le 1er janvier et le 13 janvier. Ce n'est pas à Noël que les enfants reçoivent leurs cadeaux, c'est dans la nuit du 31 décembre  au 1er janvier. Le Père Gel, dit aussi le Père Givre, descend dans les cheminées pour apporter des cadeaux aux enfants sages. Il partage sa tâche avec  Babouchka vieille femme russe. 

 

Une légende russe raconte qu'il existe un 4e Roi mage, qui conduit sur la steppe un traîneau tiré par des rennes et rempli de cadeaux pour les enfants. Depuis 2000 ans il a renoncé à trouver l'enfant Jésus, alors il comble de cadeaux les enfants qu'il rencontre en cours de route.


 
   Veillées de Noël en Russie  
 

 

La veille de Noël porte le nom de «Sotchelnik » ou encore «Sotchevnik ». Ce nom provient d’un mets rituel que l’on mangeait ce jour là : la «sotchiva » ou «poliva». C’était une kacha (bouillie) de blé ou d’orge, de seigle, de pois ou de lentilles mélangée à du miel avec des amandes et du jus de pavot. En fait c’est une «koutia» plat rituel de funérailles ou de commémoration du défunt.

 

Le nombre de plats lui aussi était rituel - 12 - comme les apôtres. La table se devait d’être abondante : blini, poissons, pieds de porc et de veau en gelée, cochon de lait farci de kacha, tête de porc au raifort, saucisson maison, rôti, pains d’épice au miel et, bien sûr l’oie rôtie.

 

Il était interdit de manger avant l’apparition de la première étoile en hommage à celle de Bethléem qui avait annoncé la Nativité aux rois mages.

 

Quand l’obscurité était tombée, à la première étoile, on se mettait à table et partageait des petites galettes de pain azyme en échangeant des souhaits de bonheur et de joie.

 
 

 

 

 
   Le sapin de Noël
 

 

Sur un oukase de Pierre le Grand on se mit à célébrer Noël en Russie le premier janvier 1700. Avant cette date il était fêté le premier septembre. Cette fête avec ce sapin (bien que sous Pierre le Grand on n’utilisât que des branches) décoré et des masques plut tout de suite au peuple russe. Avant les Russes décoraient toutes sortes d’arbres. Il y avait des cerisiers spécialement cultivés dans des caisses. Les gens croyaient que tous les arbres étaient porteurs de forces bénéfiques et qu’y vivaient de bons esprits. En accrochant aux branches des présents et des friandises on essayait de s’attirer les bonnes grâces des esprits. Bien sûr, le sapin éternellement vert, occupait une place particulière parmi les arbres. Il était le centre sacré, «l’arbre universel » qui symbolisait la vie, la sortie des ténèbres et la résurrection. On accrochait aux arbres différents fruits : des pommes symbole de la fertilité, des noix symbole de l’impénétrabilité des voies du Seigneur, des œufs symbole de la vie en gestation, de l’harmonie et de l’abondance.

 

L’habitude de décorer les habitations avec des branches de sapin commença avec Pierre le Grand. Dans les années 30 du XIXème siècle seuls les Allemands de Peterbourg employaient des sapins décorés. Et ce n’est qu’en 1852 que la pratique se généralisa. A la fin de ce siècle même les maisons des villages se mirent à l’imiter. En 1918, du fait de l’assimilation de cette pratique avec la fête religieuse de Noël les sapins furent interdits par le nouveau régime pendant 17 ans (jusqu’en 1935). En 1949 le premier janvier devint jour férié et ce jour pendant longtemps supplanta l’ancien Noël.

 

DED MOROZ : le père Noël russe.

 

 

 

 

 

Les fêtes de Noël