11ème année - jeudi 29 juin 2017 Numéro 2676   
CC 22.09 Montmartin-en-Graignes Eglise Saint-Martin.
 

MONTMARTIN EN GRAIGNES

  CC 22.09 SAINT-LÔ AGGLO
   
  EGLISE SAINT-MARTIN
         
 

Montmartin-en-Graignes. L'église Saint-Martin. Ikmo-ned — Travail personnel

 
         
 

L'église Saint-Martin de Montmartin-en-Graignes est un édifice catholique de la Manche.

 

D'origine romane, l'édifice est du 12e siècle. Elle est placée sous le patronage de saint Martin.

 

Au fil du temps, l'ensemble est gothique. Elle présente des murs en arêtes de poisson. Dans le porche au dessus du portail, le tympan présente la charité Saint-Martin.

 

Le clocher, endommagé en 1944, date de 1596.

 
         
   
 

Le narthex ou l'avant-nef est l'entrée de l'é-glise, un espace intermédiaire avant d'accéder à la nef (intérieur). Il peut être au-devant du portail, ou entre le portail et la nef

 
         
   
     
 

Guillaume-Antoine Lemonnier

 

Il est chapelain de la Sainte-Chapelle à Paris en 1743. Il obtient ensuite la cure de Montmartin-en-Graignes. Lors de la Révolution, il prête serment à la constitution civile du clergé et se montre favorable aux idées révolutionnaires. Le maire de Montmartin le fait néanmoins arrêter. Transféré à Paris pour y être jugé, il est sauvé par la chute de Robespierre le 9 thermidor an II. La même année, il est nommé par Letourneur, bibliothécaire du Panthéon (Sainte-Geneviève).

 

Ses contes et fables l'ont fait distinguer parmi les fabulistes français.

 
     
   
La légende de saint Gerbold
 

RECITS ET CONTES

DES VEILLEES NORMANDES

   
  La légende de saint Gerbold
 
     

Récits et contes des veillées normandes

Marthe MORICET

Cahier des Annales de Normandie 1963

Volume 2

 

Le taureau de Ia Bauquencée

Le bras de saint Ernier

La légende de saint Gerbold

L'assassinat de saint Godegrand

Le lac de Flers

Ganne

Gauchelin

Voeu d'un marchand

Duel de Legris et de Carrouges

La fileuse

 
 
     
 

La légende de saint Gerbold

 

Saint Gerbold vivait dans le septième siècle ; il demeurait en Angleterre , chez un riche seigneur , lorsqu'il lui arriva précisément la même aventure qu'à Joseph chez Putiphar. Son maitre irrité lui fit attacher une meule de moulin au cou et le fit jeter à la mer . Aussitôt, la pierre devint légère comme du liège ; la corde se détacha et le saint, placé sur sa meule, vogua paisiblement vers les côtes du Bessin. Il aborda à Ver, dans la saison la plus rigoureuse de l'année , et la verdure et les fleurs naquirent de tous côtés sous ses pas ; c'est depuis ce temps que ce lieu a été appelé Ver.

 

Le saint s'établit à Crépon , sur les bords du ruisseau de Provence, où il se construisit un petit ermitage.

 

Sa sainteté , et surtout ses miracles , le firent nommer à l'évêché de Bay eux . Lorsqu'il en prit possession , les rues par où il passa se trouvèrent miraculeusement jonchées des fleurs les plus rares et les plus odorantes . Malgré tout ce luxe de miracles , les Bayeusains ne tardèrent pas à se dégoûter de leur évêque et le chassèrent ignominieusement . Saint Gerbold jeta , de dépit , son anneau pastoral dans la mer en disant qu'il ne reviendrait dans son diocèse que lorsqu'il l'aurait retrouvé . Pendant son absence , les habitants de Bayeux furent affligés de lienterie et d'hémorroïdes ; ils ne tardèrent pas à reconnaitre leur faute et envoyèrent prier saint Gerbold de revenir parmi eux . Il eut pitié de leurs maux , retrouva son anneau pastoral dans le corps d'un poisson qu'on servait sur sa table, revint à Bayeux et la maladie cessa.

 

(F. Pluquet, Contes populaires..., 2ème édit. Rouen, 1834, in - 8° , pp. 18 - 20).

 
         
   
         
   

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