L' Allége

 

  QUELQUES BATEAUX
   
  L'ALLEGE 
         
 

 
 

 

 
 

Le mot allège, déverbal d'alléger au sens propre, est apparu comme terme de marine au XVe siècle

 

Bâtiment de charge plat, ouvert, autrefois sans voile ni moteur.

 

Grand chaland servant au chargement ou au déchargement des navires en différentes circonstances (chargement en l'absence de bassin ou de quai ; transbordement de marchandises ; déchargement du côté extérieur parallèlement au côté du quai ; allégement d'un navire en péril de naufrage ou échoué, etc.).

 

Dictionnaire de la marine 1889

 

Allège. C'est, sur les rivières un bateau vide, qu'on attache à la queue d'un autre plus grand pour l'alléger et prendre une partie des marchandises dont il est chargé, au cas qu'il vînt à lui arriver quelque accident dans sa route. Les coches d'eau et les bateaux de conséquence ne vont jamais sans allège, particulièrement quand ils sont beaucoup chargés.

 

Sur mer on appelle aussi allèges, certains bâtiments servant à porter les marchandises des vaisseaux qui, à cause de leur trop grande charge, ont de la difficulté à naviguer ; ou pour faciliter l'entrée de ceux qui prennent trop d'eau, dans les ports et rivières, qui n'ont pas suffisamment de fonds.


On se sert encore d'allèges pour faire le délestage des bâtiments. En quelques endroits on leur donne le nom de souleges. (Encyclopédie méthodique, Commerce, tome premier, Paris, Liège, 1783.)

 
         
   

Quelques bateaux