La frégate
  QUELQUES BATEAUX
   
  LA FREGATE
         
 

 
     
 

A l'origine, au XVe siècle, la frégate est une grande barque demi-pontée, sur l'arrière de laquelle se dresse une teugue importante. Armée de six avirons de chaque bord et gréée de deux voiles latines sur antenne (un trinquet tout à l'avant et un mestre à mi-longueur), elle est de construction très légère, peu profonde, large et rapide.

 

Elle sert alors de barque d'avis (aviso)  aux escadres de galères, assure leurs liaisons avec les ports et joue ainsi un rôle identique à celui du brigantin.

 
         
 

Répandue à travers toute la Méditerranée, la frégate est également utilisée très tôt comme bâtiment corsaire par les jeunes chevaliers de Malte désireux de faire la course, mais pour qui posséder une galiote était trop onéreux.

 

On assiste alors à un phénomène identique à celui du brigantin, qui se transforme dans le Nord pour donner naissance au brick. Ce sont les corsaires d'Ostende et de Dunkerque qui, au XVIIe siècle, donnèrent à leurs bâtiments le nom de frégates, alors que les Espagnols l'utilisaient déjà pour désigner les petits voiliers qui assuraient les liaisons rapides avec l'Amérique.

 

Par tradition, elle conservait alors quelques rames, lesquelles lui servaient à manœuvrer dans un port ou à joindre une « proie » immobilisée par le calme.

 

 Frégate du Tage

 
         
 

Bâtiment de guerre très rapide, fin, à trois mâts entièrement gréés à traits carrés, comportant un gaillard à l'avant et à l'arrière. Équipage de 300 à 600 hommes, armement de 30 à 60 canons. Ce petit vaisseau ponté, fait pour la marche rapide est, avec le brigantin et la barque, le bâtiment idéal pour la course. Les plus petites frégates ne portent que 50 tonneaux et les plus grosses jusqu'à 300.

 

Au-delà, elles sont appelées simplement vaisseaux, nom qui tend d'ailleurs à se généraliser aux frégates de plus petite taille .

 

Les frégates anciennes étaient classées d'abord, selon le calibre des canons de la première batterie, exprimé par la masse du boulet en livres :

 

frégate-vaisseau de 8 ou de 12 sur la seconde batterie, la première batterie ne comportant que quelques canons de 18 ou 24 livres vers 1640 à 1756,

frégate légère de 6 comptant environ 150 hommes vers 1659 à 1744,

frégate de 8 comptant environ 200 hommes vers 1740 à 1744

   

Puis, par le nombre de canons embarqués (on parlait alors de frégate de premier ou second rang / classe dans certaines marines) :

 

frégate de 12 ou de 32 comptant environ 250 hommes vers 1748 à 1798,

frégate de 18 ou de 40 comptant environ 315 hommes vers 1781 (Guerre d'Indépendance des États-Unis) à 1813,

frégate de 24 ou de 50 comptant environ 430 hommes vers 1772 à 1843,

frégate de 30 ou de 60 comptant environ 500 hommes vers 1805 à 1846 qui sont l'aboutissement de la marine à voile avec le seul calibre de 30 livres.

   

Les différentes frégates, vers 1830, de 40, 50 ou 60 canons ont un assortiment de canons courts, moyens et longs, tous de 30 livres. Ces calibres se retrouvent aussi sur les vaisseaux et les corvettes de l'époque, le seul calibre différent concernant l’obusier de marine.

 
         
   
         
   

Quelques bateaux