La Lourdaise
 LES VACHES FRANCAISES

 LA LOURDAISE
 

 

ORIGINE ZONE D’ELEVAGE

 

La race LOURDAISE, originaire des Pyrénées Centrale, était autrefois reconnue comme une des races les plus laitières du Sud-Ouest.

 

La race Lourdaise avait son berceau dans l'arrondissement d'Argeles-Gazost, en particulier dans les cantons de Lourdes et du Lavedan, tandis que son aire d'élevage s'étendait sur une bonne partie du département des Hautes-Pyrénées sur toute la vallée et la plaine de l'Adour, du Haut-Adour en particulier où elle côtoyait la Casta vers le col d'Aspin jusque dans la plaine au nord de Tarbes, dans la région de Maubourguet, anciennement. Hors de cette zone on pouvait la trouver comme animal laitier et non d'élevage, c'est-à-dire achetée amouillante pour l'exploitation laitière sans mise à la reproduction comme cela se faisait parfois. Elle était surtout limitée à l'est par l'aire de la Gasconne sans aptitudes laitières exploitables mais plus performante pour la traction animale.

 

L'effectif n'a jamais été important car son aire d'extension a toujours été limitée. Paul Diffloth cite un effectif de 28000 vaches en 1920

 

APTITUDES


La principale aptitude mentionnée de la Lourdaise était la production laitière, soit pour l'approvisionnement urbain, soit pour la fabrication fermière de beurre ou de fromage mixte (avec le lait de son homologue ovin, la brebis Lourdaise), soit pour l'alimentation des veaux. E. Gaye mentionne l'existence « de nombreuses étables proches des villes d'Argeles et Lourdes peuplées d'animaux dont la production laitière est abondante,(...), donnant des productions journalières, en début de lactation, au-dessus de 15 litres avec une durée de lactation qui peut atteindre ou dépasser 300 jours. » Ceci peut correspondre à une lactation de 3500 à 3800 litres. E. Gaye retient « en moyenne une lactation de 240 jours et une production totale de 2000 litres. »

 

SELECTION

 

La sélection de la race bovine lourdaise paraît avoir commencé vers 1892 par la création de concours cantonaux à l'occasion desquels étaient allouées des primes aux bons reproducteurs mâles, souvent exploités ensuite en monte publique. Ils furent suivis de concours spéciaux qui contribuèrent à fixer le type morphologique sur la base d'un standard. Un livre généalogique fut institué vers 1900 mais il avait cessé de fonctionner dès avant la guerre de 1914-1918. Les concours cantonaux de taureaux ont perduré sans qu'il y ait de syndicat d'élevage ou de contrôle laitier. Avaient lieu notamment le concours cantonal d'Argeles-Gazost, à l'initiative de la Société Fruitière d'Argelès-Gazost, des concours agricoles itinérants organisés par l'Office agricole départemental (ancêtre de la Direction départementale de l'Agriculture) et un concours annuel spécial.

 

 

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