LADOUGNE BIELOVUCIC LECAGNEUX
  HONNEUR A NOS OISEAUX DE FRANCE              2/5
   
         
 

 

 

LADOUGNE

BIELOVUCIC

LECAGNEUX


 
 
 
 
 
 
  LADOUGNE
 
     
 
 
     
 

Ladougne Emile : 6 juillet 1881 - 26 janvier 1953

Texte issu du site

Les 100 premiers aviateurs brevetés au monde et la naissance de l'aviation

Auteur : Émile J. Lassalle

 

Émile LADOUGNE né à Agen le 6 juillet 1881, féru des sports et de mécanique dès son adolescence, va demander au vélo, puis au tricycle à moteur et enfin à l'auto, l'expérience et les moyens d'aborder l'aviation.

 

En 1907, il entre en rapport avec le constructeur Goupy qui très empiriquement vient d'établir un grand triplan, peu docile à prendre son essor. Ladougne, technicien né, voit qu'il n'y a rien à tirer de cet appareil. Dans un petit coin de hangar qu'on lui a concédé, il édifie alors de toutes pièces un biplan entièrement nouveau en empruntant un fuselage et un atterrisseur à son ami Blériot. La voilure révolutionnaire pour l'époque est à ailes décalées, afin d'augmenter l'envergure relative.

 

Comme tout ce qui devait sortir des mains de cet homme habile, la machine envoyée à Buc en 1908, décolle au premier essai. L'adjonction d'ailerons de bout d'ailes et de queue conjuguée pour la stabilité longitudinale et transversale assurent à l'appareil une sécurité et une maniabilité exceptionnelles ; Ladougne en fait ce qu'il veut, jusqu'à pouvoir presque l'immobiliser en plein vol

 

À Juvisy, où vient s'installer l'école Goupy, à la Grande Semaine de Champagne de 1910 où il bat le record mondial de vitesse avec passager, au meeting de la Baie de la Seine, en Angleterre à Doncaster et en Russie à Gatchina, Ladougne fait acclamer sa maîtrise que le brevet N° 81 vient tardivement ratifier.

En 1912, Ladougne s'étant séparé de Goupy, construit tout seul une aviette qui réussit à décoller, bientôt suivie d'un monoplan étudié spécialement pour la vitesse et l'altitude « La Colombe ». Le grand concours militaire italien de 1913 vient couronner les efforts du modeste avionneur, car les deux " Colombes " engagées sont les seuls appareils classés sur un lot de 32 concurrents.

 

Puis c'est la mobilisation. Après avoir fait partie de l'escadrille du Camp Retranché de Paris, Ladougne effectue à la BI 18 puis à la BI 30, maintes reconnaissances et réglages de tir avant d'être appelé comme chef du pilotage à cette immense fabrique d'élèves que fut l'école d'Ambérieu.

 

La paix revenue, Émile Ladougne dirige à Neuilly une maison de pneumatiques, après avoir, dans une carrière admirablement remplie, accumulé près de cinq mille heures de vol.

 

Émile Ladougne est décédé le 26 janvier 1953

 
 
 
  BIELOVUCIC
 
     
 
 
     
 

Bielovucic : 30 juillet 1889 - 14 janvier 1949

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Les 100 premiers aviateurs brevetés au monde et la naissance de l'aviation

Auteur : Émile J. Lassalle

 

Né le 30 juillet 1889 à Lima (Pérou), de sang français par sa mère, Jean BIELOVUCIC fait toutes ses études au lycée Jeanson-de-Sailly à Paris. Il n'a pas terminé ses études qu'il est déjà champion cycliste universitaire.

 

À peine sorti du lycée, il s'adonne à l'aviation, passe à Mourmelon son brevet de pilote sous le N° 87, le 10 juin 1910.

 

Pilote du Voisin, il tient l'air pendant 25 minutes dès son second vol. Engagé aussitôt au meeting de Budapest puis à la Grande Semaine de Champagne et dans le Circuit de l'Est, il y figure honorablement, mais demeure encore au second plan.


Impatient de donner sa mesure, le premier il vole de Paris à Bordeaux par étapes : Orléans, Châtellerault, Angoulême et Bordeaux, parcourant les 540 km en 6 h 15 de vol, les 1er et 2 septembre 1910, s'adjugeant ainsi le record du monde de cross-country aérien avec escales.

 

Il prend part encore aux meetings de Bourges et de Milan en 1910.

 

Un peu plus tard, au début de 1911, Bielovucic exécute à Lima, sa ville natale, les premiers vols d'un avion et jette les bases de la première école d'aviation au Pérou.

 

En 1912, il participe au Grand Prix de l'Aéro-Club à Angers sur Hanriot-biplace, mais il se contusionne sérieusement près de Saumur. Il est cependant l'un des lauréats du Concours Militaire Anglais de 1912 dont il termine brillamment toutes les épreuves.

 

Le 25 janvier 1913, sur Hanriot, Bielovucic accomplit la seconde traversée aérienne des Alpes, de Brigue à Domodossola, vengeant ainsi son compatriote Géo Chavez qui avait trouvé la mort à l'atterrissage lors de la première traversée des Alpes.

 

Les compétitions aériennes ont vu vingt fois en lui, dans divers pays, un des plus audacieux concurrents et le meeting de Milan son grand vainqueur.

 

Quand vient la guerre, Jean Bielovucic s'engage dans l'aviation militaire française en août 1914. Il est affecté à une escadrille de chasse, monoplans parasols Morane-Saulnier à Dunkerque. Ses reconnaissances à longue portée au-dessus de la Belgique envahie, ses bombardements de jour et de nuit notamment sur Furnes, lui valent les croix de guerre belge et française ainsi que celle de Chevalier de la Légion d'Honneur.

 

Ses qualités de pilote hors ligne le font désigner comme officier instructeur au camp d'Avord, où un soir en service commandé, il est victime d'un terrible accident d'automobile qui lui enlève à peu près complètement l'usage du bras droit.

 

Colonel de l'aviation péruvienne, officier de la Légion d'Honneur, officier de la Couronne d'Italie, commandeur du Soleil du Pérou et conseiller technicien de l'Air du Pérou à Paris, Jean Bielovucic aurait pu vivre paisiblement, fier de son glorieux passé.

 

La seconde guerre mondiale le trouve derechef aux côtés de la France dans les formations de la Résistance de l'Eure. Bielovucic meurt frappé d'une congestion cérébrale à Neuilly, le 14 janvier 1949.

 
   
 
 
     
 
  LECAGNEUX
 
     
 
 
     
 

George Lecgagneux : 24 décembre 1882 - 06 juilletr 1914

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Les 100 premiers aviateurs brevetés au monde et la naissance de l'aviation

Auteur : Émile J. Lassalle

 

GEORGES LEGAGNEUX est né à Puteaux (Seine), le 24 décembre 1882. Vrai gamin de Paris, d'une spirituelle gaieté, il allie une constante bonne humeur au sang-froid le plus imperturbable.

 

Après un sérieux apprentissage de mécanicien qui fait de lui un metteur au point hors pair, Legagneux entre à la Société des Moteurs Antoinette où il fait la connaissance du capitaine Ferber. Celui-ci, qui a remarqué ses qualités professionnelles et son enthousiasme pour l'aviation naissante, se l'attache comme auxiliaire, lui offrant bientôt la conduite de son aéroplane N° IX, suprême témoignage de confiance dont Legagneux justifie d'emblée le bien-fondé en remportant le 19 août 1908 l'un des prix de 200 francs créés par l'Aéro-Club de France pour encourager les débutants.

 

Il obtient son brevet de pilote aviateur le 19 avril 1910, sous le N° 55.

 

Entre-temps, en avril 1909, Legagneux, sur le biplan Voisin de Farman transformé en triplan, vole à Vienne et enthousiasme les Autrichiens.

 

En 1910, il se distingue au meeting de Lyon, puis à la première course de ville à ville Angers-Saumur, où il se classe second derrière son camarade Martinet.

 

Des liens indéfectibles devaient unir ces deux hommes et faire de cette équipe fameuse dans les fastes de l'aviation d'avant guerre, le prototype de « l'équipage ».

 

Arrive le Circuit de l'Est : Martinet prête son avion Farman à Legagneux qui part sans préparation aucune. Legagneux réussit néanmoins le circuit complet, moissonnant de surcroît les prix dans les meetings locaux organisés à l'occasion de cette grande épreuve.

 

Bordeaux, où il débute sur Blériot, puis Milan et Zurich l'applaudissent tour à tour. C'est au cours de ces meetings qu'il trouve sa spécialité : les vols d'altitude. Quatre records successifs vont s'inscrire à son nom de 1910 à 1913 : 2.500, 3.450, 3.670 avec passager et 6.210 mètres, cette dernière performance sur « Nieuport » réalisée le 31 décembre 1913.

 

En juillet 1914, le 6, Legagneux se retrouve dans le ciel de ses premiers succès à Saumur. La haute école lancée par Pégoud est à la mode et Legagneux y excelle. Mais soudain, les spectateurs atterrés voient le fin monoplan, sans doute engagé trop près de terre, s'abattre dans la Loire. Legagneux est tué sur le coup.

 
   
 
 
   
   

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