Louis-Étienne Texier 45eme Abbé
  LES 49 ABBES DU MONT-SAINT-MICHEL
 

LOUIS ETIENNE TEXIER D'HAUTEFEUILLE

45eme ABBE 1670-1703

 
 
 
 

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Louis-Étienne Texier d'Hautefeuille, dit le « Bailli d'Hautefeuille », né en 1626 et mort le 3 mai 1702 à Paris

 

Ambassadeur de l'Ordre de Malte et prélat français, quarante-cinquième abbé du Mont Saint-Michel, de 1670 à 1703.

 

À la mort de Jacques de Souvré, des lettres royales du 14 août suivant lui donnèrent pour successeur, Étienne d'Hautefeuille, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, devint Grand'Croix et bailli de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, Grand-Prieur d'Aquitaine de ce même ordre, et Ambassadeur extraordinaire de son ordre à la cour de France ; Lieutenant-Général des Armées du Roi le 25 février 1677.

 

Sous sa prélature, la dignité prieurale de son monastère passa successivement, par décision du chapitre général de la congrégation de Saint-Maur, de Michel Gazon, appelé à de plus hautes fonctions en 1671, à Jean Godefroy, qui mourut dans ce monastère l’année même de son élection, à don Chevor, appelé à ces fonctions le 17 juin 1672, et à don Laurent Henault, dont la nomination par la diète de 1674 fut confirmée l’année suivante.

 

 

La Porte du Roy coté Entée

CPA collection LPM 1900

 
     
 

Michel Brion, chargé de ces fonctions le 6 juin 1676, fut obligé, par maladie, de déposer la démission de son titre, qui fut conféré l’année même à don Philippe Rousseau, et à Guillaume de Rieux le 28 mai 1681. Son successeur, don Pierre Terrien, élu le 27 mai 1684. Don Joseph Aubrée, qui fut élu en 1687, eut pour successeur don Henry Fermelys, en 1690. Le chapitre général le remplaça, en 1693, par don Jean Loisie.

 

Tels furent les religieux qui se succédèrent à la tête de ce couvent, pendant que l'abbé de Hautefeuille en porta le bâton pastoral.

 
     
 

 Aucun nuage n'altéra la bienveillance qu'il témoigna constamment à ses moines. Jamais aucune de leurs réclamations ne tomba sous l'un de ses refus. Il les affranchit des réparations et de l'entretien des bâtiments monastiques dont les frais, d'après les accords antérieurs, devaient peser sur leurs revenus. Le concordat qu'il leur consentit attribuait à la communauté tous les droits et dépendances du prieuré de Cancale et de Saint-Méloir, des baronnies de Saint-Jean-Ie-Thomas et de Brion, des fiefs de Bouillon, de Bacilly et du Pré-de-la-Haize, sous la réserve seule de la présentation aux bénéfices.

 

Saint-Simon l’a décrit comme « un vieillard qui avoit fort servi et avec valeur, qui ne ressembloit pas mal à un spectre, et qui avoit usurpé et conservé quelque familiarité avec le roi qui lui marqua toujours de la bonté. Il étoit farci d’abbayes et de commanderies, de vaisselle et de beaux meubles, surtout de beaucoup de beaux tableaux, fort riche et fort avare. Se sentant fort mal et voulant recevoir les sacremens, il envoya lui-même chercher le receveur de l’ordre (de Malte) et quelques chevaliers, à qui il fit livrer et emporter ses meubles, ses tableaux, sa vaisselle, et tout ce qui se trouva chez lui, pour que l’ordre ne fût frustré de rien après lui. »

 

 

La Porte du Roy coté Intérieur.

CPA collection LPM 1900

 
         
   

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