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  MILITAIRE DE JADIS
   
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Au Moyen Âge, un page était l'intendant d'un chevalier, un apprenti écuyer. Un jeune homme servait comme page durant sept années, dès l'âge de sept ans. À quatorze ans, il pouvait devenir écuyer et à vingt-et-un pouvait devenir lui-même chevalier. Des pages servaient aussi dans les châteaux et les grandes maisons allant chercher ce qu'on leur demandait ou portant des messages pour les nobles et les gentilshommes ainsi que pour la famille royale. Ces garçons étaient le plus souvent les descendants de grandes familles qui apprenaient ainsi les règles de la cour et établissaient des contacts pour leur vie d'adulte.

 

C'était le cas notamment à Versailles pour les pages de la grande et de la petite écurie du roi dont les familles devaient prouver1 une noblesse antérieure à 1550, noblesse qui devait de surcroît être militaire pour pouvoir être reçu page en la grande écurie, honneur qui venait pour une famille, juste après celui des Honneurs de la cour. De surcroît, à Versailles, les pages étaient nettement plus âgés qu'au Moyen Âge, ils n'étaient reçus pour plusieurs années au sein de l'école des pages où ils étaient élevés, qu'à partir de leurs quinze ans environ.

 
 
         
 

Lorsque le roi devait se déplacer à la nuit tombée à Versailles dans le château ou les jardins, il revenait avec six pages de sa grande écurie, portant chacun flambeau, afin de le précéder, lui ouvrant la route et lui éclairant le chemin.

 

Durant la Renaissance et après, il pouvait être à la mode, dans certaines familles de la noblesse, d'avoir un jeune noir ou de jeunes hommes costumés comme pages « décoratifs ». Cette coutume dura quelques siècles et les Pages africains demeurent un accoutrement des styles baroque et rococo.

 

Jusqu'en 1667, les pages pouvaient être armés.

 
         
   

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