Robert Esnault-Pelterie 1909
  CONQUÊTE DE L’AIR
   
  ROBERT ESNAULT-PELTERIE 1909
         
 
 
     
 

Robert Esnault-Pelterie (1881-1957) Suisse

Pilote du monoplan REP n°1 au 1er meeting mondial d’avion de 1909 en Champagne

 
         
 

Robert Esnault-Pelterie, né le 8 novembre 1881 à Paris 9e et mort le 6 décembre 1957 à Nice, est un ingénieur aéronautique français, pionnier de la théorie des vols spatiaux. Il est l'inventeur du manche à balai pour le pilotage des avions.

 
 
         
 

Issu d’une famille d’industriels, Robert Esnault-Pelterie achève en 1902 des études de physique à l'Université de Paris, puis installe en 1904 un laboratoire de recherche sur les moteurs, ainsi que sur les planeurs et les avions au fond du jardin de la résidence secondaire de ses parents, 35 rue des Abondance à Boulogne sur Seine.

 

 
 
 

Carrière

 

En 1905, il invente l’aileron en modifiant un avion de sa construction conçu d'après le Flyer des frères Wright. Avec les capitaux de sa grande-mère maternelle, son père, Albert, l'associe cette même année à une nouvelle société, les établissements Esnault-Pelterie, au capital de 800 000 francs.

 

En 1906, la société acquiert 149 rue de Silly à Boulogne sur Seine un terrain et Robert invente le moteur en étoile. En décembre, il dépose le brevet du manche à balai. Le 10 octobre 1907, à Buc-Toussus-le-Noble, il teste son R.E.P. 1, monoplan à structure métallique entoilée et vernie, équipé d’un moteur en étoile. C'est le premier monoplan à voler et le premier avion construit à partir d'une armature de métal. Le métal apportait la rigidité et son surpoids était compensé par l'abandon de la structure biplane. Après un accident le 18 juin 1908, il abandonne le pilotage et la même année ouvre, sur le terrain de la rue de Silly, la deuxième usine aéronautique du monde après celle, toute proche, des frères Voisin, la société REP (qui existe toujours).

 

Il est le co-fondateur avec André Granet (1881-1974) de l'Association des Industriels de la Locomotion Aérienne (ancêtre de l'actuel Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales ou GIFAS). Avec lui, il sera à l'initiative de la première exposition de la locomotion aérienne au Grand Palais à Paris en 1909, qui deviendra l'actuel salon international de l'aéronautique et de l'espace du Bourget.

     
   
 
       
   
 
         
 

À partir de 1912, il se lance dans des études sur la propulsion par réaction et au vol spatial. Président de la Chambre Syndicale des Industries Aéronautiques, c'est lui qui reçoit sur l'aérodrome de Buc le 17 mai 1913 le roi Alphonse XIII pour la plus grande exposition d'avion jusqu'alors.

 

Le 8 juin 1927, il fait un exposé remarqué sur L'Exploration par fusées de la très haute atmosphère et la possibilité des voyages interplanétaires.

 

En 1930, il publie L'astronautique où il vulgarise le concept de vol spatial. Dès lors, il anime à travers le monde des conférences sur le sujet, comme celle de New York en 1931 en ouverture du film de Fritz Lang, La fille de la Lune. En 1931, il réalise une fusée à combustible liquide.

 
         
 
 
         
 

 Il perd l’extrémité de quatre doigts de la main gauche lors d’une explosion dans son laboratoire de Boulogne-Billancourt alors qu'il fait des expériences sur le tétranitrométhane. .

 

Il est élu membre de l'Académie des sciences en 1936

 

Une série de procès retentissants pour faire reconnaître ses brevets, notamment contre le gouvernement américain, deux arrêts de la Cour Su­prême et un vote du Congrès des États-Unis, le freinent dans ses projets spatiaux. Il finit par obtenir un financement du gouvernement français mais celui-ci est sous dimensionné: la première fusée française ne sera pas construite avant la défaite de 1940

 

C'est Wernher von Braun qui à Peenemünde, avant de continuer à la NASA, fera partir les premières fusées.

 

Fatigué et malade, Robert Esnault-Pelterie s'exile en Suisse et meurt deux mois après le vol inaugural de Spoutnik au cours duquel il lui sera rendu hommage.

 

l a également fondé en 1907 la société qui porte son nom : REP pour Robert Esnault-Pelterie).

 
 
       
   
 
       
   
 
 
 
 
   

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